France Société

Education nationale : le rapport choc de la Cour des comptes

Publié le  Par Gaspar S.

image article

BiblioArchivesLibraryArchives - flickr

Selon la Cour des comptes, la gestion du personnel enseignant souffre de ''multiples dysfonctionnements''. Dans un rapport remis ce 22 mai, la juridiction financière pointe ''une utilisation défaillante des moyens existants'' dans l'Education nationale.

Le rapport de la Cour des comptes sur la gestion de l'Education nationale risque de faire grand bruit. Des défaillances graves dans l'organisation des moyens budgétaires ou d'enseignants sont pointés du doigt. Selon la Cour des comptes son organisation «ne permet pas au système éducatif de s’adapter pour répondre aux besoins des élèves sur le terrain».

 

Premier constat de la juridiction : «L’éducation nationale ne parvient pas à répondre aux besoins des élèves (…). Le système français est un de ceux où le poids des origines socio-économiques des élèves pèse le plus sur les résultats scolaires, et cette situation s’aggrave», affirme le rapport.

 

En outre, «La France connaît une inquiétante crise d’attractivité du métier» d'enseignant. Or, «la France consacre à l’éducation des moyens globaux comparables, voire supérieurs, à ceux de pays qui assurent mieux la réussite de leurs élèves», rappelle la Cour des comptes.

 

Un besoin des élèves qui n'est pas satisfait

 

En somme, le Palais Cambon estime que les défaillances du système français provient d'une mauvaise utilisation des moyens existants. C'est ainsi «un décalage croissant entre les règles de gestion et la réalité du métier des enseignants» qui est dénoncé.

 

Par exemple, la Cour des comptes estime que «les heures de cours entrent dans un cadre hebdomadaire fixe, sans que cela corresponde nécessairement aux besoins des élèves, et alors que cela rend les remplacements plus coûteux et plus complexes à assurer.»

 

Selon le rapport, la gestion des enseignants «demeure fragmentée entre corps de fonctionnaires, ainsi qu’entre premier degré – où les enseignants sont polyvalents – et second degré – où ils sont spécialisés dans une seule discipline». Ce qui ne prend pas en compte «les objectifs que constituent l’acquisition par les élèves d’un socle commun de connaissances et de compétences à l’issue de leur scolarité obligatoire».

 

Toujours selon le rapport, «la dimension collective du métier d’enseignant n’est pas suffisamment reconnue et encouragée».

 

Une rémunération trop faible pour les enseignants

 

Sur l'affectation du personnel, les sages du Palais Cambon, estiment que «les postes d’enseignants sont répartis sur le territoire selon des critères qui ne caractérisent que partiellement et indirectement les difficultés des élèves» et que «la prise en compte du mérite dans la rémunération des enseignants est particulièrement faible pour des cadres de la fonction publique».

 

En outre, la Cour rappelle que «les enseignants appartiennent aux cadres de la fonction publique de l’État, c’est-à-dire aux catégories A et A+ », et que «dans ce contexte, leur rémunération apparaît faible à plusieurs égards».

 

Les sages font plusieurs recommandations destinées aux pouvoir publics. Ces derniers se voient proposer une redéfinition du métier d'enseignant en adaptant en particulier les obligations réglementaires de service ainsi qu'une meilleur valorisation des ressources humaines, au niveau individuel et des équipes. La Cour souhaiterait également une affectation des enseignants en fonction de la réalité des postes et des projets d’établissement et une gestion de proximité de l'éducation.







Réagir

Si vous souhaitez voir votre commentaire apparaître directement sur le site sans attendre la validation du modérateur, veuillez vous identifier ou créer un compte sur le site Paris Dépêches.


Publier le commentaire

Me prevenir des réponses




Commande de vin

Vêtements bio

retour menuRetour au menu

© 2013 AMLCF - Réalisation : NokéWeb