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Snowden, espionnage : le Quai d'Orsay répond... sans répondre

Publié le  Par Gaspar S.

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Steve Rhodes - flickr

Alors que l'actualité diplomatique s'emballe après les révélations du journal ''Der Spiegel'', le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a assuré que la France n'avait pas reçu de demande d'asile de la part d'Edward Snowden.

«La France n'a pas été saisie d'une demande d'asile de la part de M. Snowden. S'agissant des procédures, je vous renvoie aux dispositions de la convention de Genève». Voilà l'unique réponse apportée, ce 2 juillet, par la diplomatie française aux interrogations posées par une éventuelle demande d'asile d'Edward Snowden, «lanceur d'alerte» en fuite en Russie, inculpé pour espionnage par le gouvernement américain.

 

Le Front de gauche, Europe Ecologie-Les Verts et Marine Le Pen s'étaient dits favorables à l'accueil d'Edward Snowden, qui a révélé différentes affaires d'espionnage – pratiqué par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) dans le cadre du programme Prism – auprès de médias européens et américains. Le 29 juin, l'hebdomadaire allemand ''Der Spiegel'', informé par Snowden, révélait même que le renseignement américain espionnait plusieurs bureaux de l'Union européenne ainsi que l'ambassade de France à Washington.

 

À lire également : Espionnage de l'UE : la réponse molle de Barroso.

 

À propos de cette affaire d'espionnage qui a fait réagir la plupart des dirigeants européens, le Quai d'Orsay rappelle que «la France souhaite disposer dès que possible d'éclaircissements sur les informations particulièrement préoccupantes relayées par la presse, selon lesquelles l'administration américaine aurait espionné les institutions européennes ainsi que nos missions diplomatiques à Washington et à New York.» Il faut donc comprendre que Washington fait pour l'heure profil bas.

 

«Comme l'ont indiqué le président de la République et le ministre des affaires étrangères, l'espionnage des diplomates et des représentations de pays amis ne saurait être justifié», explique le porte-parole. Le ministère des Affaires étrangères rappelle que «le ministre [Laurent Fabius] s'en est entretenu avec son homologue américain hier après-midi. M. John Kerry l'a assuré qu'il répondrait à ses préoccupations dans les plus brefs délais».







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