France Culture

La plage de Marie Nimier : des souvenirs d’hier

Publié le  Par Pascal Hébert

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Catherine Hélie

Avec son dernier roman, "La Plage", Marie Nimier s’embarque dans un monologue qui s’étire comme la mer juste avant de se retirer. C’est une petite plage, pleine de soleil et de mer. Il y a une enfant qui s’émerveille sous un soleil d’été. Est-ce une plage heureuse ? Là est toute la question.

Marie Nimier est avare sur les états d’âme des quelques personnages qui peuplent cette histoire perdue sur cette plage aux airs de paradis artificiels. Comme dans un film, nous suivons pas à pas celle que Marie Nimier appelle l’inconnue. Qui est-elle ? Que va-t-elle chercher au bout du monde ? Animée par une envie folle de solitude, cette inconnue s’échappe sur une île à la recherche du jardin d’Eden qu’elle a connue avec un amour de passage. Fuyant le monde, la jeune femme retrouve l’endroit perdu. Cette plage d’or avec son sable fin et sa grotte nichée au milieu de nulle part. Là où elle a vécu l’amour.
 

Un grain de sable viendra contrarier son retour vers les souvenirs d’hier. Des cris jaillissent. Un homme et sa fille ont pris possession des lieux. L’inconnue ne pourra pas concrétiser ses rêves. Décidée à rester malgré tout, elle observe de loin la vie de ces étranges visiteurs. Qui sont-ils et que font-ils si loin de la vie laborieuse ?


Au fil du temps, un contact s’établit entre l’inconnue, la fille et le père. Une relation étrange se noue et réunit dans un bal une paix bruyante et profonde des rires de l’été. Une paix qui ira jusqu’à faire naître l’amour entre le père et l’inconnue. Marie Nimier se plaît à décrire les relations entre ces trois personnages tous surprenants.


On retiendra celle que noue l’inconnue avec la fille lorsque le père décide de se rendre au village. Les balades autour cette plage sentent bon le bel été. Mais la réalité prend elle aussi fin : l'été s’achève. Le père et la fille sont partis. Il ne reste que, comme témoin, la plage. Cette plage qui a tant vu d’amants se promettre l’éternité devant la mer. Mais la mer a aussi cette force d’effacer toutes les traces sur le sable. Même les déchirures les plus profondes. L’inconnue, cachée et blottie contre les rochers, n’aura plus qu’à s’élancer vers la vie. La mer est là, le miracle peut recommencer !

Pascal Hébert

 

 


La plage de Marie Nimier. Editions Gallimard. 150 pages. 14 €.







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