Accueil Les billets du mulot



ParisDepeches héberge un mulot véhément et vous propose les billets d'humeur, les coups de gueule et les états d'âme du rongeur masqué.




Quarteron



Selon la formule historique du général de Gaulle, un quarteron de généraux en retraite dénonce dans Valeurs actuelles le "délitement" de la France. Si rien n'est entrepris, affirment-ils, "le laxisme continuera à se répandre… provoquant au final une explosion et l'intervention de nos camarades d'active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes…".
Un appel au putsch ? Comme au bon vieux temps de la guerre d'Algérie ?
Je suis tenté de le croire puisque dans le texte je trouve les mots "intervention", "camarades d'active" et "mission". Ou alors, les mots n'ont plus de sens !
C'est extrêmement grave. Je comprends l'émoi de plusieurs responsables de gauche et la réaction (un peu tardive quand même) de Florence Parly, la ministre des Armées.
Plus grave encore : Marine Le Pen est tout de suite montée dans la jeep, en invitant ces fiers combattants à se joindre à elle "pour prendre part à la bataille qui s'ouvre, qui est une bataille certes politique et pacifique (ah, bon ?), mais qui est avant tout la bataille de la France". Bataille de la France ou guerre civile ? Je ne sais plus très bien.
Mais ce que je perçois, hélas, c'est le danger que représente le Rassemblement national, capable, selon les termes mêmes employés par sa présidente, de s'engager dans une aventure qui menacerait les fondements de la République.

Le mulot

publié le  26/04/2021

Vaccins : Tous prioritaires !



On avait commencé par les personnes les plus âgées, les plus fragiles, et l'ensemble du personnel médical : l'échelonnement de la vaccination contre le coronavirus apparaissait logique. Puis, l'exécutif, en liaison avec les autorités de santé et en essayant de s'adapter aux connaissances scientifiques les plus récentes sur l'épidémie, a commencé à établir d'autres priorités.
Des créneaux "dédiés" viennent d'être réservés aux enseignants et policiers de plus de 55 ans. Mais ce n'est sans doute qu'un début. Ce lundi matin, Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, n'a pas hésité à dire sur France Inter : "C'est important de donner un accès prioritaire à la vaccination aux professions les plus exposées. Ca peut être les éboueurs, les conducteurs de bus, les agents d'entretien ou les assistantes maternelles. On travaille depuis des mois sur la liste des travailleurs de la deuxième ligne"…
Entre les tranches d'âge, la première, la deuxième ligne (à quand la troisième ?), les restrictions imposées ou recommandées en fonction des vaccins et de leurs effets, on est totalement perdus !
La seule priorité qui compte, c'est l'arrivée en flux important et continu de vaccins, avec une vaccination de masse. Autrement dit, vivement que tous les Français soient prioritaires !

Le mulot

publié le  19/04/2021

Rêves brisés



La maire écolo de Poitiers, Léonore Moncond'huy, veut supprimer à terme les subventions allouées aux aéroclubs de sa ville. "Nous considérons que l'argent public ne doit plus financer les sports basés sur la consommation de ressources épuisables", a-t-elle justifié, en ajoutant que "l'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfant"…
Rêves brisés par ailes brisées !
Une nouvelle fois, par pure idéologie, une mairie "verte" s'attaque à des symboles. Après le sapin de Noël de Bordeaux, le Tour de France devenu "machiste" et "polluant" à Lyon et d'autres interdits, les écologistes créent des polémiques aussi ridicules qu'inutiles. Pendant ce temps-là, ils ne voient pas les graves répercussions de décisions locales sur la vie nationale, comme l'affaire de la mosquée de Strasbourg, dont la construction est soutenue par une fédération liée à la… Turquie.
Léonore Moncond'huy tente maintenant d'élever le débat. Trop tard. Elle s'est crashée !
Et gageons que le Petit Prince de Saint-Exupéry reprendra vite son envol dans nos rêves de gosse.

Le mulot

publié le  04/04/2021

Chants de sirènes

La Mafia napolitaine est très en colère.
Il y a, Covid-19 oblige, de très nombreux véhicules de secours qui circulent dans les rues situées dans les territoires où elle opère. Or, les sirènes des ambulances se confondent avec celles des voitures de police. Du coup, le trafic de drogue en souffre, revendeurs et consommateurs craignant, ici ou là, une descente de la police.
La Mafia a trouvé le remède : elle interdit aux ambulanciers d'activer leurs sirènes. Les pauvres auxiliaires de santé sont menacés ! Ils pourraient se retrouver allongés sur des civières dans des véhicules interdits d'alarme routière...
Evidemment, si les habitants de là et d'ailleurs avaient le courage de résister aux sirènes de la drogue, le problème ne se poserait plus.
Je sais : je rêve...

Le mulot


publié le  15/03/2021

Héros salauds !


Il fut un temps, pas très lointain, où, du haut de leurs balcons, les Français applaudissaient les professionnels de la santé en les considérant comme des héros.
Va-t-on assister à des réactions totalement opposées ?
Partant du fait que seul un tiers des soignants sont actuellement vaccinés dans notre pays, l'opprobre est soudainement jetée sur eux. Seront-ils insultés demain du haut de nos balcons ?
Les responsables gouvernementaux et les sept ordres des professions de santé n'hésitent pas à les rappeler à... l'ordre. "Un devoir déontologique", disent les uns, "un devoir d'exemplarité", affirment les autres, "la sécurité collective", invoquent d'autres encore.
C'est vraiment injuste de les traiter de la sorte, presque comme des salauds, alors qu'ils se dévouent toujours autant malgré leur grande fatigue. Alors aussi que des informations contradictoires ont circulé sur le vaccin qui leur est destiné et sur ses effets secondaires.
Du calme, s'il vous plaît ! Et surtout, un peu plus de psychologie et de pédagogie.

Le mulot





publié le  07/03/2021

Maître des horloges

Les blouses blanches vont se succéder sur les plateaux de télé pour pousser des cris d'orfraie !
Le président de la République ose défier tous les pronostics d'aggravation de l'épidémie de coronavirus en dépit des nouvelles alarmantes sur les variants (bientôt de tous pays...) qui exigeraient, paraît-il, un reconfinement "très serré".
Autrement dit, c'est un coup d'arrêt à l'impératif sanitaire, pour ne pas dire, à la dictature sanitaire. Les nombres de contaminations ou d'hospitalisations ou de réanimations ou de morts ne sont pas les seuls à prendre en compte, semble dire le chef de l'Etat. Il lui faut aussi ausculter le corps profond du pays et analyser les données économiques, sociales, psychologiques, qui lui permettent de se mouvoir.
Je suis heureux de voir qu'Emmanuel Macron reprend son rôle de maître des horloges. Bien sûr, s'il voit que la pendule s'affole, il saura laisser la clé aux experts et spécialistes de la chose médicale, mais il faut parfois donner du temps au temps et il convient de ne pas oublier que la prise de risque fait partie de la chose politique.

Le mulot

publié le  30/01/2021

Médecine de plateau

Je n'en peux plus !
J'ai beau changer de chaînes sur mon poste de télé, je tombe à chaque fois sur des médecins, des épidémiologistes, des scientifiques patentés, qui délivrent leurs ordonnances, leurs conseils, leurs avis, sur ce qu'il faudrait faire pour combattre le coronavirus. Au point que leurs têtes vont nous devenir plus familières que celles des responsables politiques.
Le problème est qu'ils ne sont pas d'accord entre eux ! J'entends tout et son contraire dans un défilé ininterrompu de chiffres, de pourcentages, de comparatifs entre les régions et avec les pays voisins. L'arrivée des vaccins (celui d'AstraZeneca est-il dénué d'efficacité chez les plus de 65 ans ?, etc.), les offensives du déjà célèbre "variant anglais" et du "variant sud-africain" donnent chaque jour davantage d'occasions à ces grands spécialistes de croiser le fer devant des téléspectateurs médusés, impuissants.
Cette médecine de plateau télé a des effets ravageurs et ne peut que compliquer la tâche d'un exécutif lui-même en proie au doute.
Alors, mesdames, messieurs les experts de notre santé, reprenez vos blouses et résistez à l'envie d' apparaître dans nos lucarnes !

Le mulot

publié le  27/01/2021

Leçons de démocratie

L'assaut contre le Capitole a mis en émoi un certain nombre de pays bien connus pour leur vie démocratique exemplaire.
Les Chinois s'inquiètent de voir le déclin de "la démocratie à l'occidentale", rappelant au passage que "le modèle autoritaire chinois" a, au moins, le mérite d'être "plus efficace" (je n'en doute pas !).
La Russie se désole :"La fête de la démocratie est terminée"... "Elle boîte des deux pieds"... Plus fort encore : "Le système électoral américain est archaïque" (ce qui, selon moi, n'est pas tout à fait faux), car il ne répond pas aux "normes démocratiques modernes" (sic).
Quant au pouvoir iranien, il s'angoisse de constater à quel point la démocratie occidentale est "fragile et vulnérable".
Je suis heureux de voir tant de sollicitude, voire de pitié, et attend avec impatience les remèdes que ces trois-là vont apporter à nos souffrances de piteux démocrates.

Le mulot, soudain prêt à prendre le premier avion pour Pékin, Moscou ou Téhéran...




publié le  08/01/2021

Politique contaminée

A l'annonce de la contamination d'Emmanuel Macron par la Covid-19, on aurait pu s'attendre à un consensus du monde politique et des médias, souhaitant un prompt rétablissement au chef de l'Etat et marquant leur inquiétude quant aux suites possibles de cette terrible infection.
Or, je constate que, pour plusieurs commentateurs et certains leaders politiques (les Insoumis en tête), c'est d'abord un sujet de polémique. Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il mis plus de 6 personnes autour d'une table ; pourquoi n'a-t-il pas respecté les gestes-barrières qu'il exige des Français, etc.
On voit qu'ils ignorent tout des contraintes propres à l'exercice du pouvoir. Aurait-il fallu qu'Emmanuel Macron se calfeutre dans un coin de l'Elysée en attendant que passe enfin l'orage épidémique ?
Décidément, ce pays, où l'on déteste les élites et où l'on vit dans l'obsession égalitaire, est victime d'un terrible virus politicien.

Le mulot

publié le  21/12/2020

Vau et veau

Le "Beauvau de la sécurité" lancé par le président Macron a été pour Ségolène Royal l'occasion de lui faire une vacherie.
Interviewée par Sud Radio, elle a plaisanté (?) : "Vous pensez que les gens connaissent Beauvau ? Ils savent ce que c'est qu'un veau, oui. Un veau qui est beau, oui. Même dans la formulation des choses, les gens ne comprennent pas... au fin fond de nos campagnes" qu'il s'agit du ministère de l'Intérieur.
Autrement dit, les ruraux sont des veaux. Et l'ex-Poitevine de conclure sur "une élite complètement déconnectée du peuple"...
Je me demande si ce n'est pas elle qui est complètement déconnectée de la réalité.
Dans nos campagnes, on sait lire et écrire, Madame Royal ! Et quand on a un doute, quand on ne comprend pas, on cherche, on se renseigne.

Le mulot

publié le  09/12/2020

Neige en "soupe"

On entre dans le grand royaume d'Absurdie !
Les Français auront le droit, pendant les fêtes, d'aller à la montagne, mais pour seulement "prendre l'air" (dixit Jean Castex). Ils ne pourront pas skier puisque les remontées mécaniques resteront fermées. C'est pourtant au grand air que le virus a le moins de chances d'atteindre nez et poumons.
En fait, ce sont les soirées raclettes et fondues savoyardes qui sont les plus dangereuses. Mais comment les éviter de toute façon !
Le gouvernement patauge dans la "soupe" et Emmanuel Macron ne sait plus comment slalomer entre toutes ces contradictions.
C'est sans doute Angela Merkel qui donnera la piste à suivre. Elle veut imposer aux 27 la fermeture des stations de ski, car elle n'oublie pas les contaminations au Covid-19 liées à l'hiver précédent. La partie est loin d'être gagnée. L'Autriche ne veut pas ranger les skis. Quant à la Suisse, qui ne fait pas partie de l'U.E., elle a déjà ouvert dix stations. Vous voyez, vous, un Suisse résister à l'attrait de l'or, même s'il est blanc ?

Le mulot

publié le  27/11/2020

Le "peuple" de Mélenchon

Il ne veut pas être en retard.
Dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon a "proposé" sa candidature pour l'élection présidentielle de 2022. "Il faut allumer une lumière pour qu'on (qui "on" ?) se dise qu'il y a un bout du tunnel", a expliqué le chef des Insoumis.
Je suis rassuré : il y a un éclaireur. Les autres, à gauche et chez les écolos, doivent sans doute désespérément chercher une lampe.
Mais ce qui m'inquiète, c'est que Jean-Luc Mélenchon, en indiquant qu'il lui faudrait pour confirmer sa candidature 150 000 signatures de parrainage, a assuré qu'il se sentirait dès lors "investi par le peuple"...
Ah bon, le peuple français se réduit à 150 000 personnes ! Ne faudrait-il pas y ajouter quelques millions pour en avoir une authentique photographie ?
Suis-je bête ! Bien sûr qu'il obtiendra beaucoup plus de signatures l'ex-candidat de 2017. Je m'attends même à un triomphe. Le compteur va exploser. Comme ça, Jean-Luc Mélenchon pourra gaillardement repartir au combat.
Rusé, hypocrite... Je vous laisse choisir le qualificatif.

Le mulot

publié le  09/11/2020

Maires populistes et hypocrites

Je comprends le désarroi, la colère, des artisans et commerçants obligés de baisser le rideau à cause du reconfinement. Qu'ils protestent, pétitionnent, interpellent le gouvernement, c'est normal ! On est dans une démocratie.
Mais l'attitude de certains maires est inadmissible. Au prétexte de soutenir leurs administrés (en réalité, pour se donner bonne conscience et faire bonne contenance !), ils pondent des arrêtés municipaux autorisant la réouverture des commerces non alimentaires, alors qu'ils savent très bien que les préfets devront intervenir et que, s'ils persistent, ils se retrouveront devant le tribunal administratif. Résultat : des commerçants vont s'imaginer pouvoir ouvrir et s'exposeront à des amendes.
C'est du populisme et de l'hypocrisie. Un mélange nauséabond.

Le mulot

publié le  01/11/2020

Covid-19 : vite, les armes lourdes !

Aujourd'hui, pratiquement tous les experts et praticiens tirent le signal d'alarme :
il ne faut pas attendre d'hypothétiques résultats dans les quinze jours qui viennent !
C'est presque la panique à bord. Les chiffres de contamination deviennent affolants. Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, affirme qu'on en est désormais à environ 100 000 cas par jour, soit l'équivalent de la population d'une grande ville française. C'est dire !
Les couvre-feux actuels ne suffiront pas. Le virus galope alors que les mesures contraignantes avancent cahin-caha.
Que le gouvernement décide et vite ! Pas de demi-mesures ! Des armes lourdes !
le seul temps qui reste est celui d'une nécessaire et rapide concertation entre les spécialistes de l'épidémie, l'Etat, les responsables politiques et les collectivités territoriales. Pour que la panique se mue en une réaction franche, puissante, durable, qui puisse rencontrer l'adhésion des Français.
Une véritable contre-attaque !
Nous sommes bien en guerre.

Le mulot

publié le  26/10/2020

Dindes et dindons


La covid-19 pourrait faire une mauvaise farce aux Britanniques. Ils sont menacés, à Noël, de ne pas trouver leur traditionnelle dinde dans l’assiette.
Les professionnels de la volaille glougloutent de colère : ils font face à « une pénurie d’ouvriers ayant les qualifications nécessaires pour l’abattage et le traitement » de ces sacrifiées de la fin de l’année. Il leur faut au moins 1 000 travailleurs venant d’Europe de l’Est pour fournir les 9 millions de dindes capables de satisfaire l’appétit des « rosbifs ». Or, les Polonais et leurs voisins slaves se sentent très mal accueillis (c’est un euphémisme !) en Grande-Bretagne, depuis l’affaire du Brexit, et prennent plus volontiers la voie de la sortie plutôt que celle de l’entrée. Le British Poultry Council, dans une manœuvre désespérée, réclame donc une exemption des mesures de quarantaine pour ces travailleurs. Il faut réagir et vite.
C’est donc la double peine !
Mais j’y pense ! Les Britanniques, vu les restrictions actuelles pour les réunions privées, auront-ils le droit de se réunir en famille pour se partager un gros volatile ? Pourront-ils faire de grandes tablées ? La dinde ne serait-elle pas, dès lors, un vecteur indirect du coronavirus ?
La triple peine ? ! Les Britanniques totalement dindons ? Je n’ose y penser.
Le mulot

publié le  22/10/2020

Le rire jaune


On rit jaune pour dissimuler une gêne ou un malaise. Telle est la signification de cette expression française. Mais il va falloir lui donner le sens… opposé quand on parlera de la Chine.
Oui, la Chine rit jaune en dissimulant sa joie profonde devant la situation internationale créée par le coronavirus, cette sale bestiole qu’elle a nourrie en son sein, qu’elle est parvenue, elle, à maîtriser et qui, depuis des mois, ravage des continents entiers.
Quel spectacle hilarant ! Les Etats-Unis, assommés par la Covid-19 (plus de 200 000 morts !), au bord de la guerre civile, avec une campagne électorale devenue folle et un président atteint par le « virus chinois » (dixit Trump lui-même), ce qui ne pourra qu’affaiblir l’Amérique dans son bras de fer commercial avec la grande puissance asiatique ; une Europe qui se débat dans la pandémie, navigue à vue, ne sait plus quoi faire, quoi imaginer, pour combattre l’ennemi invisible surgi d’un marché de Wuhan, et qui, affaiblie elle aussi, aura du mal à résister aux avances et infiltrations chinoises ; des pays entiers, en Amérique latine notamment, qui sont en pleine panique ; l’Inde frappée de plein fouet alors qu’elle amorçait son décollage économique…
Les démocraties et l’Occident, d’une manière plus générale, se font damer le pion par un régime dictatorial où aucune tête ne doit dépasser, où les contraintes sanitaires sont absolues et où l’industrie redémarre à coups de pied dans le...
Avez-vous vu tous ces Chinois qui se rassemblent pour faire la fête alors que pour nous elle prend le visage de l’interdit ?

Le mulot

publié le  05/10/2020

Le Lion et le Virus

Une fable de La Fontaine me revient en mémoire : Le Lion et le Moucheron !
Je trouve qu'elle s'applique parfaitement à Donald Trump qui vient d'être atteint par le coronavirus alors qu'il n'a pas cessé, au fil des mois et malgré une mortalité catastrophique aux Etats-Unis, de le mépriser.
Cela commence ainsi :
"Va-t'en, chétif insecte, excrément de la terre !
C'est en ces mots que le Lion" (Voyez la crinière !)
Parlait un jour au Moucheron.
L'autre lui déclara la guerre."
C'est l'avorton qui remporta la victoire et notre célèbre fabuliste dut, comme à son habitude, mettre un peu de morale en conclusion :
"Quelle chose par là nous peut être enseignée ?
J'en vois deux, dont l'une est qu'entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
L'autre, qu'aux grands périls tel a pu se soustraire
Qui périt pour la moindre affaire."
Le président américain n'est pas (ou pas encore ?) à l'article de la mort, mais il aurait dû se méfier davantage de "l'invisible ennemi" (vers 23)...

Le mulot








publié le  03/10/2020

Le droit international bafoué

On ne s'étonne plus guère, hélas, des violations du droit international perpétrées par les autocrates. Poutine a montré le chemin en dépeçant l'Ukraine d'une partie de son territoire. Erdogan entreprend des manoeuvres navales en Méditerranée orientale pour un accès au pétrole et au gaz, en réalité, pour redonner de l'espace à sa... "patrie bleue".
Mais il est tout aussi inquiétant de voir de grandes démocraties fouler aux pieds le droit international. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, tente de revenir partiellement sur l'accord signé avec l'Union européenne sur le Brexit en jouant avec la frontière irlandaise. De son côté, Donald Trump, comme si l'extraterritorialité du droit américain s'appliquait en toutes circonstances et à toute la planète, proclame unilatéralement un retour des sanctions de... l'ONU contre Téhéran.
Avec de telles violations, je me demande combien de temps encore des signatures au bas d'un traité ou d'un accord commercial auront une valeur juridique.
Sale temps pour les diplomates et les négociateurs de tous pays !

Le mulot


publié le  21/09/2020

Le Tour et le sapin

On pouvait penser que les nouveaux maires écolos allaient faire entrer un peu d'air pur et frais dans les grandes villes qu'ils avaient conquises et que l'on oublierait (un peu) les velléités punitives qui étaient attachées à ce mouvement (taxes sur les carburants, etc.).
Au lieu de cela, ils prétendent nous donner des leçons et veulent nous punir.
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, affirme que le Tour de France est "macho et polluant" et qu'il faut le remiser comme un vieux clou. Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, s'en prend lui aux sapins de Noël, "arbres coupés et morts", qui, au-delà d'un contexte religieux très édulcoré, font briller les yeux des petits et des grands.
Pour résumer, ces nouveaux édiles veulent nous priver de toute joie, nous écarter de toute tradition, au nom de principes tordus sortis de leur fausse bible.
Les Français ne supporteront pas longtemps les comportements de ces pseudo-prophètes. Qu'ils profitent bien de leurs mandats. Ce seront à coup sûr les premiers et les derniers.

Le mulot

publié le  12/09/2020

Que vive la caricature !

En republiant les caricatures du prophète Mahomet, à l'ouverture du procès historique des attentats de janvier 2015, Charlie Hebdo ne se laisse pas aller à la provocation ou n'étanche pas une soif de vengeance, comme le suggèrent certains commentateurs.
Riss, le directeur de l'hebdomadaire satirique, rappelle à point nommé l'importance de la liberté de conscience, de la liberté de la presse. "Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais", écrit-il.
C'est un rappel salutaire, c'est un appel à garder "l'esprit Charlie" dans un monde où l'intolérance et la violence en tous domaines, religieux ou non, menacent les démocraties.
Merci, chers confrères !

Le mulot

publié le  02/09/2020

Le Puy rend Fou

En permettant à Philippe de Villiers de rassembler 9.000 personnes pour sa "Cinéscénie" du 15 août, le préfet de Vendée a commis une grave erreur.
Les conditions sanitaires instaurées par le fameux parc étaient peut-être irréprochables, mais la règle reste la règle : la limitation, fixée à 5.000 personnes, qui vient d'être prolongée jusqu'au 30 octobre, ne saurait connaître de dérogation, sauf à en annuler la portée nationale. Pourquoi d'autres préfets, s'appuyant sur cet exemple, n'accorderaient-ils pas de telles exceptions dans leurs départements si des rassemblements apportaient soi-disant les mêmes garanties anti-Covid ?
Ce faisant, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui a déjà les plus grandes difficultés à tenir en laisse le monde du spectacle, se trouve dans une position intenable. Quant à Emmanuel Macron, accusé a priori de faiblesse vis-à-vis du Vicomte, il se serait bien passé de cette "surprise".
Il va rester longtemps en place le préfet de Vendée ? Je serais lui, je demanderais déjà à Philippe de Villiers un rôle de Chouan dans le prochain spectacle.

Le mulot


publié le  17/08/2020

La Nation coronavirée ?




Pendant le confinement, les Français ont fait bloc. Ils se sont unis face à un ennemi aussi terrible qu'invisible : le coronavirus.
En ce début de mois d'août, j'ai la douloureuse vision d'une nation qui se divise sous la menace d'une "deuxième vague", d'un "rebond"… On ne sait plus très bien. Le port du masque est prôné ici, contesté là… On ne sait plus quoi penser. Les spécialistes de l'épidémie courent les plateaux de télé en se contredisant, en minimisant, en dramatisant… On ne sait plus qui croire.
Le résultat : les faits divers et les agressions directement imputables à l'épidémie sont en forte hausse. Certains de nos concitoyens, craignant d'être rejetés ou privés de vacances, changent les plaques d'immatriculation de leurs véhicules. Les citoyens se regardent avec méfiance, le bas du visage dissimulé (ou pas) par un masque. On voit surgir un conflit intergénérationnel : les "jeunes" qui en ont marre des recommandations et des interdictions, contre les "vieux" qui veulent être protégés et respectés. L'Etat patine, hésite. Les collectivités territoriales patinent, hésitent. Et pendant ce temps-là, les fake news débordent sur les réseaux sociaux…
Allons-nous tous devenir fous ?
Le coronavirus est-il en train de gagner la bataille en superposant à la crise sanitaire une crise psychologique et sociale ? Comme si la crise économique, qui fait déjà des ravages, ne suffisait pas ?
Il est temps pour les Français de retrouver calme et discipline, de retrouver l'unité qui leur a permis au printemps de contre-attaquer avec succès face à l'ennemi.

Le mulot

publié le  06/08/2020

La terre a soif

Météo-France nous l'annonce : le mois de juillet a été le plus sec depuis 1959. Et 68 départements ont déjà pris des mesures de restriction d'eau. Avec le réchauffement climatique, le phénomène ne peut que s'aggraver.
Pointés du doigt, les agriculteurs affirment qu'ils font beaucoup d'efforts pour réduire le gaspillage. Ils veulent surtout des retenues afin de stocker l'eau en hiver pour en trouver l'été. Mais il est reconnu que ces aménagements artificiels augmentent la sécheresse des milieux naturels en aval. De fausses solutions donc.
Quand, enfin, l'agriculture française comprendra-t-elle qu'on entre, bon gré mal gré, dans une nouvelle ère, qu'il lui faut changer ses méthodes, ses cultures.
Sinon, en France, comme ailleurs sans doute, seront livrées de vraies batailles de l'eau. Déjà les contentieux se multiplient. En Deux-Sèvres, par exemple, on parle carrément de "guerre des bassines".

Le mulot, inquiet.

publié le  03/08/2020

Armée mexicaine

Avec la nomination, dimanche, des secrétaires d'Etat, le gouvernement Castex compte désormais 43 membres. C'est pléthorique !
Il s'agissait de récompenser des députés "méritants", nous fait-on savoir. Je crois plutôt qu'il fallait calmer une majorité de plus en plus turbulente et s'assurer la fidélité des élus du Modem.
L'autre argument invoqué : envoyer des signaux forts sur le social, l'éducation, l'écologie, les territoires... Mais quand on envoie trop de signaux en même temps, ils se perdent ou s'annulent les uns les autres.
Je constate simplement que les pratiques du "nouveau monde" ressemblent fortement à celles de "l'ancien".

Le mulot

publié le  27/07/2020

Ségo résurrection

Est-ce l'incendie de la cathédrale de Nantes qui lui a donné l'idée de renaître de ses propres cendres ?
Ségolène Royal a cru bon de reprocher à Roselyne Bachelot son "bilan carbone", la ministre de la Culture ayant sauté dans un avion pour se rendre au chevet de l'infortuné édifice.
Ségolène Royal n'a pas réussi à entrer dans le gouvernement Castex et ne sait plus comment attirer sur elle la lumière avant l'échéance présidentielle de 2022. Pitoyable !
Quant aux bilans, on peut lui demander quel a été le sien comme ambassadrice des Pôles ou comme présidente de la Région Poitou-Charentes...

Le mulot, agacé.

publié le  19/07/2020

Des bulldozers arrivent !

La composition du nouveau gouvernement a été jugée par nombre de commentateurs comme une équipe penchant encore davantage à droite, mais finalement assez peu différente de l'ancienne, en dehors de quelques nominations surprenantes.
Je pense qu'il convient de s'attacher davantage aux personnalités des uns et des autres, car on voit arriver de véritables bulldozers.
Eric Dupond-Moretti effraye déjà le marécage de la Justice alors qu'il n'a pas encore avancé d'un mètre. Roselyne Bachelot, qui n'a jamais eu sa langue dans sa poche, nous promet de sérieuses empoignades dans sa "défense des artistes". Gérald Darmanin, qui rêve d'un parcours à la Sarkozy et qui piaffait d'impatience après avoir réglé son Budget, va attaquer l'Intérieur bille en tête.
Ca va remuer !
A moins que le sage Castex n'enlève assez rapidement les chenilles de ces bulldozers et qu'on n'aboutisse à un invraisemblable chantier.

Le mulot


publié le  07/07/2020

La vie en vert




Le deuxième tour des élections municipales, dimanche, a soulevé une vague verte. Dans des villes grandes ou moyennes, faut-il préciser. Dans le monde rural, on en est resté souvent au rose pâle ou au bleu pâle. Sans doute parce que, là, on est déjà dans le vert…
Emmanuel Macron, dès le lendemain, a repeint la France en vert en surfant sur les propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Les 150 ont reçu l'assurance qu'ils seraient écoutés, encore consultés et que de nouvelles étapes pour un monde plus écologique, plus "humaniste", seraient bientôt franchies.
Soit !
Je suis heureux de voir du vert partout.
Mais je me pose des questions. Comment la France pourra-t-elle opérer une si profonde (et durable !) transformation de notre économie et de notre vie sociale si les autres nations ne nous suivent pas ? Si elles restent dans les schémas traditionnels de la production et de la consommation ? Comment pourrons-nous survivre dans notre île paradisiaque, entourés de prédateurs (États-Unis, Chine…) qui chercheront à profiter des faiblesses provisoires qu'entraîne forcément un changement de système en pratiquant un capitalisme sauvage, purement mercantile et financier ?
Je pense depuis longtemps que la planète ne pourra être sauvée que si tous les pays se mettent au vert. C'est loin d'être gagné !

Le mulot

publié le  29/06/2020

Démocratie schizophrénique

Les travaux de la Convention citoyenne pour le climat sont juste achevés et, déjà, sans que l'on sache quel sort leur sera réservé, une pluie de critiques s'abat sur le courageux et fort studieux groupe des "Cent cinquante".
La droite et l'extrême droite s'insurgent, les constitutionnalistes se raidissent, le patronat s'angoisse. Emmanuel Macron est même accusé de "populisme"...
Je ne comprends pas. Depuis des mois, dans ce pays, on réclame un renouvellement de la démocratie, on demande la possibilité pour les citoyens de s'exprimer, d'imaginer des solutions pour résoudre les grands problèmes qui se posent à la France et, après un simulacre de procès, on les envoie à la guillotine !
Il est plutôt temps d'examiner avec sérieux et ouverture d'esprit les mesures proposées. Sinon, il n'y a qu'à laisser les groupes de pression agir et laisser les politiciens de tout bord reprendre les bonnes vieilles habitudes du monde d'avant.

Le mulot

publié le  23/06/2020

Marins et Marine

Quelle honte !
Voilà que Madame Le Pen, bercée dans le pétainisme, nourrie au sein de l'extrême droite, fille de l'ennemi irréductible du Général de Gaulle, se fait gaulliste et ose donner des leçons en la matière au président Macron ! J'espère que les Sénans et que les descendant(e)s des marins qui ont rallié très tôt le Grand Charles, sauront renvoyer au large cette sirène prête à tous les chants pour ensorceler l'électorat.

Le mulot, très en colère.

publié le  15/06/2020

Gestes sans "barrière"

Je ne comprends pas.
Les Français ont bien intégré les gestes "barrière" pour freiner l'épidémie, mais nombre d'entre eux n'ont plus de barrière quand il s'agit de se débarrasser des masques et des gants chargés de les protéger. Ils les jettent à la rue ou à la mer !
Ils applaudissent les éboueurs, mais méprisent leur travail en les exposant à des ramassages potentiellement dangereux.
Ils veulent un "nouveau monde" respectueux de l'environnement, mais laissent derrière eux des déchets qui mettront 450 ans à se dégrader.
Est-il donc si difficile de glisser les masques et gants qu'on a utilisés dans des sacs dédiés, fermés, avant de les mettre dans une poubelle ?
Le mulot, effaré !

publié le  28/05/2020

Bol d'air

Bizarre !
Les Parisiens ont du mal à comprendre : le centre commercial géant de Beaugrenelle vient d'obtenir l'autorisation de rouvrir alors que les parcs et jardins de la capitale sont toujours fermés en dépit des demandes réitérées d'Anne Hidalgo. On nous assure que la jauge maximale sera de 4200 personnes et que toutes les règles de sécurité seront respectées dans la surface commerciale. Soit !
Mais ne peuvent-elles pas l'être dans une surface naturelle sous les regards vigilants de la force publique ? Y aurait-il fatalement 4200 Parisiens entassés sur un carré de pelouse ?
Avec cette température presque estivale, doit-on priver les soi-disant déconfinés d'oxygène ?
Je crois qu'en cette période, un bon bol d'air a davantage de prix qu'un panier de ménagère.
Le mulot

publié le  21/05/2020

L'homme augmenté ?



Souvenons-nous !
Depuis plusieurs années, des têtes bien pleines nous promettaient l'arrivée de "l'homme augmenté". Grâce aux nouvelles technologies, à l'Intelligence Artificielle et aux découvertes scientifiques les plus récentes, on pourrait rendre bientôt l'homme immortel et lui offrir, en prime, la jeunesse éternelle. Ce n'était pas de la science fiction, assuraient ces grands esprits en se gargarisant, devant nos yeux étonnés, des résultats obtenus grâce à un "gène de l'immortalité". Un mouvement parti, doit-on rappeler, de Google et de l'Université de la singularité.
En attendant ce jour béni (?), un malheureux virus, présenté au départ comme une "grippette", met par terre la moitié de l'humanité en lui imposant le supplice du confinement-déconfinement-reconfinement. Une énorme claque infligée par la Nature à l'Homme qui croyait l'avoir dominée ! Pas de traitement, pas de vaccin. La science patauge, en regardant les hommes soudain diminués, effrayés par cette mort qui approche sournoisement pour leur sauter à la gorge.
Je pense, au fond, que c'est l'idée même de la mort qui devient un problème en ce monde… civilisé. Contrairement aux générations précédentes, on ne veut plus aujourd'hui l'accepter comme la fin normale de la vie. On veut la repousser comme une pestiférée, l'expulser comme une criminelle. La mort est même vécue (j'ai le droit aux paradoxes, non ?) par certains de nos contemporains comme un scandale.
Moi, je ne m'intéresse pas à "l'homme augmenté". Je m'en tiens à cette parole d'un philosophe grec : "Prends la vie comme un merveilleux cadeau que la Nature doit tôt ou tard reprendre".
Le mulot

publié le  13/05/2020

Cours de code

Pour avoir le droit de circuler sur les routes, on doit prendre des cours de code et savoir quelle conduite adopter devant des feux tricolores.
Voilà que le gouvernement nous impose d'apprendre le code du déconfinement (j'ai failli écrire : de la déroute !) en regardant chaque soir la couleur de notre département. Une différence notable : c'est principalement la vitesse de circulation du coronavirus qui la déterminera. Pas celle de notre véhicule.
Que les départements qui s'afficheront en vert ne relâchent pas leurs efforts. Le lendemain, ils pourraient prendre une autre couleur et se retrouver punis dans leur déconfinement (il n'y a pas encore d'amendes, mais en toute logique ça ne devrait pas tarder !). Ceux qui sont dans le rouge resteront longtemps sous la surveillance des gendarmes de la santé. Ils se demanderont simplement, avec angoisse, quand ils auront le droit de repasser le permis. Reste le cas le plus moteur : sortir de l'orange pour accéder au vert. Alors, que les autorités et les habitants de ces départements se montrent bons élèves et se déconfinent comme s'ils étaient encore confinés !
La situation n'était pas assez anxiogène. Il fallait qu'on nous en rajoute...

Le mulot, qui révise sa dernière leçon...

publié le  01/05/2020

L'heureuse mondialisation



Elle se trouve, une nouvelle fois, sur le banc des accusés : la pandémie que nous vivons aujourd'hui est l'affreux et terrifiant rejeton de la mondialisation. C'est à cause d'elle que le coronavirus a si facilement traversé les frontières. L'occasion rêvée pour les nationalistes de tous bords de s'en prendre aux internationalistes, aux partisans du libre échange et de rejeter, plus généralement, la notion même de "village mondial" !
Si la mondialisation économique et surtout financière pose d'énormes problèmes, en créant beaucoup d'inégalités et d'injustices, il ne faut pas oublier son heureuse conséquence : elle a réduit la famine sur terre ! Et le Covid-19 nous le rappelle cruellement : la déstabilisation des chaînes d'approvisionnement, la fermeture des frontières et l'effondrement du commerce mondial relancent la machine infernale. "Le nombre de personnes souffrant sévèrement de la faim pourrait doubler (…) atteignant alors plus de 250 millions d'ici la fin de 2020", avertissent, dans un rapport commun, la FAO et le PAM (Programme alimentaire mondial).
Quand il s'agit de nourrir la planète, l'accusée est en réalité la bienfaitrice !

Le mulot

publié le  24/04/2020

"Je ne sais pas"



Combien de fois n'avons-nous pas entendu le professeur Jean-François Delfraissy dire, devant la commission du Sénat : "Je ne sais pas" ?
Combien de fois, lors de sa conférence de presse de dimanche, n'avons-nous pas entendu le Premier ministre dire :
"Je ne sais pas" ?
Combien de fois, sur les plateaux de télé, n'avons-nous pas entendu les épidémiologistes, chercheurs, médecins et autres spécialistes scientifiques, nous dire : "Nous ne savons pas" ?
Privé de traitements efficaces et de vaccin devant le coronavirus, l'Homme est submergé par la vague des incertitudes. Dans sa détresse, il est devenu pathétique, presque pitoyable. Il devrait s'astreindre au doute philosophique, seule porte de la sagesse.
Plus facile à dire qu'à faire !

Le mulot, qui creuse son trou et ses idées.






publié le  20/04/2020

Hache de guerre



La première alerte est venue de la présidente de la Commission européenne. Ursula von der Leyen proposait le confinement des seniors jusqu'à Noël.
La seconde, plus angoissante encore et scientifiquement étayée, a été lancée par le professeur Jean-François Delfraissy devant le Sénat : 18 millions de Français, les plus à risque de développer une forme grave du coronavirus, c'est-à-dire les personnes d'un certain âge, "au-dessus de 65 ou de 70 ans", devaient rester confinés après la fameuse date du 11 mai.
Dire ça devant les plus vieux élus de la République !
Aussitôt, on a vu les tempes grisonnantes (peut-être est-on vieux dès l'âge de 60 ans…) devenir peaux rouges et déterrer la hache de guerre. On n'allait pas les parquer dans des réserves d'indiens entre la Creuse, la Corrèze, le Cantal et la Lozère !
Le Shérif de l'Élysée a heureusement senti le danger. Après les gilets jaunes sur les ronds-points et les gilets rouges dans les rues pour les retraites, il n'avait pas envie d'affronter des tribus prêtes à le scalper à la prochaine présidentielle.

Le mulot

publié le  19/04/2020

Assez de chinoiseries !



Alors que la Chine est à l'origine, encore une fois, d'une épidémie provoquée par un virus se transmettant d'animaux exotiques à l'espèce humaine, j'apprends que les marchés de rue de Wuhan viennent de rouvrir !
Ils sont incorrigibles ces Asiatiques. Que ne mangeraient-ils pas pour accroître leur longévité ou leur virilité !
En prime, ils veulent nous donner des leçons, affirment que nous avons envers eux toutes sortes de préjugés. Pire : l'ambassadeur de Chine à Paris s'est permis d'accuser les pays occidentaux d'avoir injustement dénigré son pays dans la gestion de la crise du coronavirus et a montré du doigt le personnel soignant des Ehpad français pour dénoncer des… abandons de poste. Il est vrai que la Chine a été totalement transparente dans cette affaire, qu'elle a réagi à temps (oublions le sort tragique du médecin Li Wenliang qui avait donné l'alerte en décembre 2019…), qu'elle a dit la vérité vraie à l'OMS, qu'elle a donné le nombre exact de décès enregistrés sur son sol, etc.
L'Empire du… Milieu est celui de toutes les contrevérités et de tous les excès.

Le mulot, qui confirme qu'en le mettant dans leurs assiettes, les bimanes et bipèdes ne pourront accroître ni leur longévité, ni leur virilité.


publié le  16/04/2020

Coronaghetto




Pour certains économistes, le "monde d'après" doit surtout ressembler au "monde d'avant" !
Ces pro-business s'inquiètent beaucoup plus des conséquences de l'épidémie sur la production industrielle et les profits que sur la santé de la population. "Au boulot !", lancent-ils, en assurant que le confinement, s'il est prolongé, engendrera un chômage plus dramatique que la maladie elle-même, en multipliant les situations de pauvreté, les états dépressifs, les suicides, etc. Bref : ils habillent leur impatience économique d'une angoisse sociale. C'est plutôt habile.
Un discours qui, au début, était celui de Donald Trump et de plusieurs élus républicains outre-Atlantique. Depuis, ils ont rétropédalé en voyant le désastre sanitaire qui affectait les États-Unis. Apparemment, plusieurs têtes pensantes du Vieux Continent n'ont pas vu le basculement opéré par le Nouveau.
Pendant qu'ils y sont, pourquoi ne proposent-ils pas de créer des ghettos pour vieux - population non productive - où on laisserait le coronavirus faire ses ravages, tandis que les jeunes iraient allégrement au travail pour relancer au plus vite la machine et effacer la parenthèse de cette vilaine "grippette" ?

Le mulot, effrayé !


publié le  12/04/2020

Pic et pic et colégram...



Pendant combien de temps encore les autorités sanitaires de ce pays et nos responsables politiques nous chanteront-ils la célèbre comptine en repoussant toujours plus loin le fameux "pic" de l'épidémie de coronavirus ? Confinement, déconfinement… Pendant combien de temps encore devrons-nous faire la ronde dans nos appartements ou nos maisons ?
Quand on ne connaît pas les paroles, mieux vaut ne pas chanter ! Si on ne sait pas quand arrivera le fameux "pic", que certains interprètes ont déjà transformé en "bosse" ou en "plateau", on arrête d'importuner les oreilles du pauvre clampin. On le laisse tourner dans son salon (s'il en a un) sans lui donner de faux espoirs. La bonne nouvelle, assumée, vérifiée, arrivera bien un jour.
Si on ajoute à cela les courbes et statistiques de toutes sortes sur les morts, les cas confirmés, les hospitalisations, et maintenant, les masques, qui nous sont envoyées chaque jour comme si on avait des devoirs d'algèbre, sans parler des milliers de milliards d'euros ou de dollars qu'on fait circuler au dessus de nos têtes, on comprend pourquoi nous sommes au bord de la crise de nerfs et pourquoi certains d'entre nous entrent carrément en dépression.
Arrêtez !

… Bour(re) et bour(re) et ratatam !

Le mulot

publié le  08/04/2020

Poison d'avril


J'ai eu beau chercher. Je n'ai vu cette année aucun poisson d'avril.

La tradition de ces petites farces amicales permettant au voisin ou au collègue de bureau de vous accrocher un poisson de papier dans le dos avant de rire (avec vous) du bon tour qu'il vous a joué, serait-elle en train de se perdre définitivement ?
Depuis pas mal de temps déjà, les poissons d'avril s'étaient mués en grosses tanches : certains médias annonçaient le démontage de la Tour Eiffel, traçaient des autoroutes au cœur des villages ou annonçaient que désormais on raserait gratis (ce qui n'empêche pas certains partis politiques de vous le promettre encore !). Mais, cette année, rien !
J'essaye de comprendre, a posteriori, ce qu'il a pu se passer.
Pour accrocher un poisson d'avril sur un dos normal - je veux dire, pas bossu -, il faut s'approcher à moins d'un mètre, ce qu'interdit la nouvelle règle de la "distanciation sociale". À moins d'avoir des membres d'atèle (Non, non, surtout pas, nous avertit le corps médical, persuadé que les singes peuvent transmettre toute sortes de virus !).
Imaginons le problème résolu. Il faut quand même découper le poisson dans une feuille de papier d'un bon grammage (s'il est trop fin, le poisson risque de s'envoler et un poisson d'avril ne peut pas, par définition, être un poisson volant, car alors il n'y aurait plus de farce !). Pour ce faire, il faut des ciseaux ! Mais qui a saisi cet outil tranchant avant vous ? Qui vous dit que l'infâme virus ne s'est pas déposé sur son acier pour vous attraper les doigts !
Passons cette nouvelle frayeur ! Il faut colorier le poisson maintenant, lui faire au moins des yeux et dessiner une queue. Ah ! la boîte de crayons de la cadette !… Mais, à cause du confinement, ça fait deux semaines qu'elle la tripote, l'ouvre, la referme, la rouvre, la referme, pour colorier ses albums ! Et si elle était un "porteur asymptomatique" ?
C'est beaucoup de dangers pour une simple plaisanterie. De toute façon, on ne voit plus ses collègues, ni ses amis, ni ses cousins. Alors, accrocher le poisson au dos de qui ?
J'ai compris pourquoi les Français, pris à l'hameçon du coronavirus, ont renoncé à une tradition pratiquement déjà tombée en désuétude.

Le mulot


publié le  06/04/2020

Voleurs de poules... britanniques




Dans les campagnes, autrefois, on se méfiait des "voleurs de poules", en l'occurrence, des "romanichels", terme générique incluant gitans, bohémiens et gens du voyage. Bref : de tous ceux qui, sous prétexte d'aller à la rencontre des villageois pour vendre des paniers d'osier, repéraient les cours de ferme pour s'emparer, la nuit venue, de précieuses pondeuses.
En lisant dans Le Nouvel Observateur le témoignage d'une Franco-Britannique confinée à Londres, je découvre que des sujets de Sa Gracieuse Majesté, voyant que les œufs deviennent plus rares dans les supermarchés et "se mettant à rêver d'élever des poules dans les jardinets et de ramasser des œufs frais tous les matins" (sic), se transforment en "romanichels" sans roulottes ni paniers. Les vols de poules explosent au point d'inquiéter les éleveurs de volailles et les autorités !
Ceux qui ne parviendront pas à leurs fins, faute de savoir attraper un volatile de bassecour, pourront toujours se consoler en achetant des œufs en chocolat. Il s'en pond énormément en ce moment. Pâques oblige !

Le mulot, rigolard.

publié le  01/04/2020

Virus antibashing



Près de 150 000 volontaires ont répondu à l'appel lancé par le ministre de l'Agriculture et la FNSEA pour aider les agriculteurs.
C'est bien plus qu'il n'en faut, mais c'est la preuve que les Français ont compris qu'en cette période difficile il fallait sauvegarder la production et l'activité de celles et ceux qui, à longueur d'année, s'efforcent de nourrir la population avec un souci de qualité que l'on ne trouve pas forcément en dehors de l'Hexagone. La page de la plate-forme WiziFarm, "Desbraspourtonassiette", résume parfaitement la situation.
Le coronavirus aura donc cette vertu de contaminer gravement l'agribashing qui, depuis des mois, affaiblit le monde agricole. Les citadins pourront ainsi, je l'espère, retrouver une relation saine avec leurs agriculteurs et leurs maraîchers.
En prime, les circuits courts d'approvisionnement vont pouvoir sûrement se développer à travers tout le pays. L'occasion de renforcer encore la confiance entre les rats des villes et les rats des champs.

Le mulot, heureux pour une fois.

publié le  31/03/2020

Fusées d'Asie



Il s'en passe des choses dans le ciel !
Tandis que les fusées Covid-19 parties de Chine n'en finissent pas de retomber sur tous les continents, provoquant une multitude de contaminations et de morts, la Corée du Nord lance des missiles balistiques en espérant démontrer, une nouvelle fois, tant son invincibilité que sa capacité de nuisance. Il y a eu quatre tirs de projectiles dans le seul mois de mars !
Bien entendu, c'est une façon, résolument guerrière, de nous prouver que le coronavirus s'est arrêté aux frontières de ce pays qu'un micro-organisme ne saurait envahir malgré des voisinages suspects. Comme, autrefois, le nuage de Tchernobyl, qui avait été bloqué par les hautes cimes des Alpes et des vents salvateurs et n'avait donc pu entrer en France…
Je me demande si je ne vais pas prendre un billet d'avion pour Pyongyang car là, au moins, je serai en totale sécurité.
Comment cela, il n'y a plus d'avion ? !

Le mulot, désespéré.

publié le  30/03/2020

Poitrines américaines

Plusieurs personnalités du camp Républicain s'insurgent contre le confinement aux Etats-Unis. Pour eux, la vie économique du pays passe avant la vie humaine. Bref : ils proposent que les personnes âgées et fragiles se sacrifient au profit des plus jeunes et prétendent être prêts, eux-mêmes, à offrir leurs (vieilles) poitrines nues aux rafales du coronavirus.
Je doute de leur sincérité. En réalité, ils veulent préserver leurs propres investissements ou entreprises ! Et ils se garderont bien de monter à l'assaut car ce serait trop bête de mourir sur son propre tas de fric !

Le mulot

publié le  26/03/2020

Bas les masques !

L'opposition met la pénurie de masques sur le dos de l'actuel président et de son gouvernement.
Trop facile !
Une enquête, précise et bien documentée, parue dans latribune.fr, signée d'Arnaud Mercier et intitulée "La France en pénurie de masques : aux origines des décisions d'Etat", montre que les vrais responsables de la situation ne sont pas ceux qu'on croit.
Suite au prétendu gâchis qui a fait suite à la campagne contre le H1N1, le personnel politique de droite et de gauche a basculé, en 2013, dans "la gestion des deniers publics" et, à ce titre, a déshabillé la France des protections qui lui seraient nécessaires en cas de nouvelle pandémie.
Marisol Touraine était alors ministre de la Santé.

Le mulot, qui s'étonne de voir François Hollande, pourfendeur attitré d'Emmanuel Macron, soudain silencieux...

publié le  25/03/2020

Précocité

Les arbres, les fleurs, les insectes, les oiseaux, chantent un printemps précoce. Les hommes pleurent des morts précoces.
La Nature, que nous avons négligée, maltraitée, nous fait un énorme pied de nez.

Le mulot, qui sort de son terrier

publié le  23/03/2020

Le buzz... Buzyn

Quelle mouche l'a piquée ! ?
Agnès Buzyn a fait dans Le Monde des confessions qui viennent démolir le consensus national sur la nécessité de mener une guerre sanitaire totale contre le coronavirus. Un comble pour une ex-Ministre de la Santé ! Et une mine antipersonnel placée sur le passage d'Edouard Philippe qui doit entraîner derrière lui tout le gouvernement dans ce long et redoutable combat.
Voilà qui va redonner de la voix aux principaux leaders de l'opposition qui, jusque là, ne commentaient que mezza-voce les dispositions prises.
Agnès Buzyn pensait avoir le virus de la politique et prétendait, de ce fait, être en droit de solliciter les suffrages des Parisiens. C'est raté, comme on l'a vu après le premier tour des municipales. Elle n'a pas ce virus-là, mais celui de la querelle intestine, et ferait bien de retirer sa candidature avant de contaminer toute la Macronie.

Le mulot, très surpris.

publié le  18/03/2020

Il éternue... L'avion se pose

Un vol d'United Airlines devait relier dimanche le Colorado à la côte Est des Etats-Unis quand plusieurs passagers, alarmés par les éternuements et la toux d'un de leurs voisins et craignant qu'il ne soit porteur du coronavirus, ont tellement protesté que l'avion a dû se poser pour les laisser sortir.
Ce voyageur, qui a été examiné lors de l'escale de Denver, souffrait simplement d'allergies. Il a donc pu reprendre l'avion sans problème.
Mais trois de ceux qui avaient manifesté ont préféré débarquer et poursuivre leur trajet par d'autres moyens.
Un bel exemple de "panique à bord" et de "sauve-qui-peut"...

Le mulot, qui n'en finit pas de découvrir la noblesse de l'espèce humaine.

publié le  10/03/2020

Corona... virtus !

Pour affronter l'épidémie de Covid-19 qui se répand sur leur territoire, les Français devront faire preuve de "virtus".
Pas au sens viril du terme, mais à son sens global et proprement moral : la force d'âme, le respect de l'autre. La vertu, en somme !
Nous verrons alors si la France est encore une Nation, nous verrons si les comportements individuels s'inscrivent tout naturellement dans la solidarité citoyenne et sociale et nous verrons si nos concitoyens peuvent phagocyter les virus de haine, de jalousie, qui envahissent depuis trop longtemps leurs vies, leurs pensées, en passant par les multiples vecteurs de l'Internet et des réseaux dits sociaux.

Le mulot, qui reste au fond de son trou par crainte d'être accusé, comme d'autres animaux, d'infecter les hommes de toutes les maladies du monde.

publié le  09/03/2020

Coronavirus : la faute au gouvernement

Que le gouvernement d'Edouard Philippe agisse avec fermeté en stoppant l'activité culturelle et commerciale ou qu'il ne fasse rien, qu'il laisse l'épidémie courir ou qu'il l'enraye, au final, comme pour les gilets jaunes, il sera tenu pour responsable des morts et des dégâts...
Le mulot, qui n'est pas sur la passerelle

publié le  09/03/2020




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