Accueil Les billets du mulot



ParisDepeches héberge un mulot véhément et vous propose les billets d'humeur, les coups de gueule et les états d'âme du rongeur masqué.




Macron "profondément"

Je n'ai pas compté le nombre de fois où, lors de sa conférence de presse hier soir à l'Elysée, le président de la République a employé le mot "profondément", mais j'ai eu l'impression de l'entendre tout le temps !
Parfois, il aurait pu dire "sincèrement". C'est un terme plus adapté pour un mea culpa. De plus, la "profondeur", à force d'être invoquée, sonne creux. Elle devient même suspecte. Fallait-il attendre l'acte II du quinquennat pour être assuré qu'Emmanuel Macron n'était pas dans le superficiel ?
Pour être honnête, pendant ces deux heures et demie, je me suis profondément ennuyé. Aucun sourire, sauf crispé, aucun humour. J'ai regretté les saillies d'un de Gaulle ou d'un Pompidou. J'ai même eu la nostalgie des "petites blagues" de Monsieur François. C'est une France triste qui était là, à la tribune comme dans les rangs des journalistes.
Peut-être suis-je profondément injuste.

Le mulot

publié le  26/04/2019

Ukraine : Fini de rire !



Un comédien de 41 ans à la tête de l'Ukraine ! Avec, s'il vous plaît, 73% des suffrages au second tour de la présidentielle !
Le sortant, Petro Porochenko, paye au prix fort la corruption de la classe politique qu'il est censé incarner et son inefficacité. Mais Volodymyr Zelensky n'est plus dans la farce. Gouverner est un art dramatique qui exige d'autres talents, la diplomatie, ce n'est pas du cinéma et, très vite, les Ukrainiens oublieront qu'ils ont été séduits par un spectacle pour ne regarder que la réalité de leur vie.
Coluche, lui, avait su s'arrêter à temps.
Je ne vois pas comment ce comique, dont le programme est totalement flou et qui, par définition, n'a aucune expérience du pouvoir, pourra sortir de l'ornière un des pays les plus pauvres d'Europe.
Les Ukrainiens, en voulant radicalement changer d'ère, s'en préparent une autre, plus dangereuse encore.

Le mulot

publié le  22/04/2019

Les "emmerdes" d'Edouard

Edouard Philippe vient de décrocher le Grand Prix de l'humour politique qu'attribue chaque année le Press Club de France.
A un journaliste qui lui demandait : "Tout remonte-t-il à Matignon ?", il avait répondu :"Non, seulement les emmerdes"...
Au delà du rire, c'est un terrible constat que le Premier ministre nous rappelle : la France est un pays ingouvernable et irréformable, un pays d'éternels mécontents incapable de comparer sa situation à celles des autres, un pays qui broie du noir au point d'être plus pessimiste sur son avenir que le Vietnam ou l'Ouganda.
Un pays aussi où l'opposition s'est enfermée dans le dénigrement systématique de l'action gouvernementale car même ce qui peut paraître, de prime abord, utile ou bon est forcément illusoire ou mauvais. La manière dont les partis ont accueilli le Grand Débat et ses conclusions nous en fournit une nouvelle démonstration.
De quoi rire jaune !
Il paraît que c'est la couleur à la mode.

Le mulot

publié le  10/04/2019

Une sortie sans issue ?



Ils ont un côté shakespearien les élus britanniques !
Theresa May voulait soumettre à un nouveau vote l'accord sur la sortie de l'UE qui avait déjà été rejeté à l'Acte I, puis à l'Acte II, en espérant que les députés finiraient par reculer devant le risque de plonger la Grande-Bretagne dans un dramatique Acte IV.
Coup de théâtre ! John Bercow, le "speaker" de le Chambre des communes, invoque la coutume constitutionnelle pour lui refuser l'Acte III. Il se réfère à un précédent datant du… 2 avril 1604 ! En l'occurrence, il s'agit de démontrer "un usage sensé du temps de la Chambre" ainsi que "le respect de ses décisions". Autrement dit, Theresa May ne pourra jouer l'Acte III que si l'accord est renégocié. Ce qu'excluent formellement les 27, déjà épouvantés par le spectacle offert !
Être ou ne pas être !… Brexit or no Brexit !
Telle reste la question !

Le mulot

publié le  19/03/2019

Les Deux-Sèvres en Suisse ?



Mon cousin des Deux-Sèvres a découvert, grâce à un reportage de France 2, que les Suisses faisaient la loi dans le beau pays de France.
Un de ses voisins agriculteur a, en effet, été poursuivi en justice par la mairie de Champdeniers parce que les roues de son tracteur, pleines de boue, salissaient une route étroite longeant sa ferme et que, de ce fait, il mettait en danger cars scolaires et autres véhicules.
Le problème est que le juge de Niort a condamné ce "mauvais citoyen" à 5 300 euros de réparations en se fondant sur un article du code de circulation routière... suisse ! Un article qui devait sans doute se trouver dans un fossé du Web…
"Si ma décision n'est pas bonne, la cour d'appel la cassera", s'est excusé le juge. Heureusement qu'il existe dans le beau pays de France un garde-fou pour les erreurs judiciaires.

Le mulot

publié le  05/03/2019

Satan, bouc émissaire





Dimanche, en concluant le synode sur la protection des enfants, le pape François a dénoncé la main de… Satan.
C'est pratique Satan !
Ce n'est pas lui qui "viole nos enfants, mais des prêtres", s'est insurgé Francesco Zanardi, le responsable d'une des huit associations de victimes qui avaient été reçues par la commission. Le souverain pontife a énoncé des principes, mais n'a pas annoncé les actes concrets que les victimes étaient en droit d'attendre. Rien n'a été dit sur la levée du secret pontifical ni sur le sort réservé aux évêques qui ont protégé les prêtres pédophiles. "De la tolérance zéro, on est passé à la crédibilité zéro", a encore déclaré cet Italien.
Patience, patience !, laisse-t-on entendre à Rome.
Je crois que l'Église reste dans le déni ou l'hypocrite relativisation d'un problème (certains évêques, en tout cas, le sous-estiment toujours) qui ébranle pourtant ses propres piliers. Elle ne mesure pas encore le danger auquel elle s'expose. Alors, la liste des scandales va s'allonger de mois en mois. Aujourd'hui, on apprend que le cardinal Pell, numéro 3 du… Vatican, a été reconnu coupable de pédophilie.
A qui le tour ?

Le mulot, effaré !

publié le  26/02/2019

Haine absolue



Le philosophe Alain Finkielkraut a été violemment pris à partie, hier, en marge de l'acte XIV des gilets jaunes. Traité de "grosse merde sioniste" (l'hydre antisémite ressurgissant à tous les coins de rue !), il dit avoir "ressenti une haine absolue".
Au-delà de cette violente et insupportable attaque verbale, c'est toute une société qui doit s'interroger. De partout déferlent des flots de haine. Les permanences des élus de la majorité, parfois même leurs domiciles, sont attaqués, le président de la République est menacé de décapitation, sur les réseaux sociaux on injurie, on diffame, à coups de clic vengeurs… Et, entre eux, les gilets jaunes ne cessent de s'invectiver.
Bref, la France déborde de haine et de sa complice, la violence.
Il est plus que temps pour le mouvement social né en novembre dernier de faire le ménage, de repousser tous les extrémistes qui tentent de le noyauter. Sinon, il finira en peste brune et la très grande majorité des Français le jetteront dans les poubelles de l'Histoire.

Le mulot

publié le  17/02/2019

LOL, mais pas de quoi rire !




J'apprends, effaré, qu'un groupe Facebook d'une trentaine de personnes, la Ligue du LOL, s'est livré à du cyberharcèlement , notamment sur Twitter, depuis 2009.
Ces journalistes, publicitaires et communicants font honte à leurs professions respectives. Certes, la plupart des faits relatés sont prescrits par la loi. Mais la déontologie, elle, ne se laisse pas évacuer aussi facilement. Des sanctions sont déjà prises, des membres du groupe ont été mis à pied à titre conservatoire par leur employeur, des licenciements se profilent.
Encore heureux ! Car les dégâts dans l'opinion ne font que commencer. Alors que les journalistes sont vent debout contre les fake news, la haine et la violence qui s'emparent des réseaux sociaux, alors que la grande majorité d'entre eux tentent, vaille que vaille, de rétablir une image de sérieux dans leur travail d'information et de vérification, quelques zozos se sont laissés aller à l'injure, à la diffamation, au harcèlement, en visant plus particulièrement les femmes.
LOL se traduit par "mort de rire". Ils devraient être morts de honte.

Le mulot



publié le  13/02/2019

Je complote, tu complotes...




C'est le verbe que l'on peut désormais conjuguer tout le temps et à tous les temps.
Comme l'année dernière, la Fondation Jean Jaurès et Conspiracy Watch ont demandé à l'Ifop de mesurer "la sensibilité des Français au complotisme". Et ça ne s'améliore pas !
21% de nos compatriotes croient au moins à 5 thèses complotistes. Le pourcentage est énorme. On passe du décès de Lady Diana ("un assassinat maquillé") à l'immigration délibérément organisée pour remplacer la population européenne (merci, Zemmour et compagnie !), en passant par la manipulation de la population par les Illuminati (des increvables, ceux-là !) ou par les sionistes (complot concurrent du précédent ?).
Plus grave : 1 Français sur 10 pense que l'attentat de Strasbourg, le 11 décembre 2018, était une "manipulation du gouvernement" alors que l'enquête montre que cette opération avait été programmée de longue date et alors que l'on sait que trois hommes ont été mis en examen pour avoir fourni à Cherif Chekatt l'arme utilisée ! Une intox Gilet jaune !
J'ai peut-être mal regardé, mais je ne vois plus la proportion de Français qui croient que la Terre est plate.
C'est un complot ?

Le mulot

publié le  06/02/2019

Brexit Box



J'imaginais que les Vénézuéliens ne tarderaient pas à rechercher des kits de survie pour faire face au désastre économique créé par le contesté président Maduro.
Erreur ! Ce sont des habitants du Royaume-Uni qui en réclament. Non pour sauver de la noyade Theresa May, qui ne sait plus comment nager dans la tempête provoquée par le référendum de sortie de l'Europe du 23 juin 2016, mais pour eux-mêmes. Dans la Brexit Box, qu'un petit malin propose sur le marché, on peut trouver 60 portions de plats principaux, 48 portions de viande, un filtre à eau et un allume-feu au cas où l'on aurait besoin de chauffer de l'eau…
Je savais que nos amis britanniques s'inquiétaient, en cas de "No deal", des problèmes de P.Q. (cela dit, les torche-culs de leur presse quotidienne devraient suffire…), de la pénurie de médicaments et même de… sperme (cela dit, ça fera moins de naissances, donc de bouches à nourrir…), mais, là, j'hallucine ! Notre Grand Îlien se prépare aux restrictions qu'une population doit souffrir en temps de guerre. Je me demande même si, insensiblement, ce pays ne va pas glisser vers l'état sauvage, où savoir allumer un feu était une question de survie…
En attendant, la Brexit Box coûte quand même 350 euros. Les personnes intéressées doivent se dépêcher avant que la livre sterling ne descende au niveau du bolivar vénézuélien.

Le mulot (J'ai assez de graines, merci !)

publié le  30/01/2019

Chou et choux



Tiens donc !
En voyant les clowneries politiques et les impasses économiques auxquelles a conduit le Brexit, le Rassemblement National n'a plus trop envie de rentrer dans le chou de… Bruxelles.
Marine Le Pen avait déjà renoncé à quitter l'euro pour revenir au franc, supposé incarner l'identité nationale et nous redonner notre liberté. Voilà qu'elle se demande si son idée de Frexit était réaliste. On ne quitte pas l'UE simplement en prenant son baluchon. L'exemple britannique montre qu'il est très difficile de couper des liens tissés depuis des décennies dans tous les domaines d'activité.
Le Royaume-Uni est dans les choux !
Je m'amuse en voyant aujourd'hui la présidente du RN souhaiter le retour de Londres dans l'Europe. Nuance : "Dans une organisation européenne" qui "préserve la souveraineté" des Britanniques. Un joli paradoxe !
Marine Le Pen est dans les choux !

Le mulot

publié le  17/01/2019

Des morts !




Mon cousin de Charente a fait la petite souris pour savoir ce qu'il se disait à une assemblée générale de "gilets jaunes", jeudi soir, à Jarnac.
Ils n'étaient qu'une trentaine et ont demandé - ce n'est pas une surprise - l'instauration du RIC (référendum d'initiative citoyenne), la démission de Macron, la dissolution de l'Assemblée nationale (Salut, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon !), l'indexation des salaires, des retraites et des pensions sur le coût de la vie…
Plus angoissant : une participante a dit "qu'on ne pourra pas faire la Révolution avec notre crayon et notre papier", tandis qu'un autre a affirmé que "ça ne se passera pas dans la douceur", affirmant même "qu'il va falloir qu'il y ait des morts de chaque côté"…
Une chouette idée ! Des morts ! Au panthéon des Jaunes et au panthéon des Bleus ! Avec des cagnottes pour les uns et des cagnottes pour les autres. On pourra les comparer.
Et la liberté républicaine sans le plus petit sou !

Le mulot, parfaitement serein !

publié le  11/01/2019

Fusion des extrêmes ?



Je l'avais déjà constaté en lisant les programmes du Front national et de La France Insoumise pour l'élection présidentielle de 2017 : on pouvait pratiquement échanger l'un pour l'autre sauf sur le délicat sujet de l'immigration.
Voici que Marine Le Pen, s'appuyant sur le mouvement des "gilets jaunes", observe, dans un entretien à "Valeurs Actuelles", qu'il existe "certaines convergences" entre les deux forces politiques. La présidente du Rassemblement national va même jusqu'à encourager Jean-Luc Mélenchon à effectuer "la rupture politique qui serait nécessaire" sur la question de l'immigration.
Décoince-toi, l'ami ! semble-t-elle lui dire ! Car, on le sait, le leader des Insoumis ne sait plus trop quoi penser en la matière.
Bien sûr, les Mélenchonistes ont vivement réagi, parlant de "baiser de la mort" et affirmant que leur extrémisme à eux n'avait rien à voir avec son extrémisme à elle. Pas si sûr, encore une fois !
Toujours est-il qu'il n'y aurait rien de pire pour notre pays qu'une fusion des extrêmes menant à la confusion générale…

Le mulot

publié le  10/01/2019

Pas très intelligent !



En parlant des gilets jaunes Gilles Le Gendre, le chef des députés LREM, a assuré que l'on avait été probablement "trop intelligent, trop subtil, trop technique dans les mesures de pouvoir d'achat".
Autrement dit, les Français en général et les gilets jaunes en particulier sont des imbéciles incapables de comprendre ce qu'a voulu faire le gouvernement.
Un louable souci d'expliquer, de justifier, se transforme ainsi en parole de mépris dans un contexte social hyper tendu. Gilles Le Gendre fait un joli cadeau de Noël aux gilets jaunes qui n'en demandaient pas tant. Il devrait réfléchir aux effets délétères de certaines "petites phrases" d'Emmanuel Macron et se montrer par là même plus… intelligent.

Le mulot

publié le  18/12/2018

Que je t'aime... violence !


Oh, Ma France, si tu savais
Tout le mal que l'on te fait (air à la Johnny)…

Que c'est bon de lancer des pavés, des écrits (pardon, des écrous !), à la gueule de flics qui protègent les citoyens, leurs personnes et leurs biens !
Que c'est bon la violence quand le sang n'est pas le mien et que, si jamais, moi, je saigne, j'aurai le secours des pompiers, des médecins, des infirmiers, que doivent payer les (soi-disant) riches avec les impôts que je ne paie pas.
Que c'est jouissif de tenter une révolution qui sera contre la République et le président que les Français ont démocratiquement élu, tant je suis porté par les extrémistes de tous bords qui me préparent une dictature contre laquelle je ne pourrais pas lancer de pavés ni même… un écrit.

Le mulot, qui sort de son trou !

publié le  07/12/2018

Ligne jaune



Des tracts circulent parmi les gilets jaunes : "Tout le gouvernement est illégal car la France n'a plus de Constitution"…
En clair, renversons le pouvoir et décapitons Emmanuel Macron, roi voleur et maudit, en place de Grève !
L'origine de cette fable n'est pas difficile à trouver. Il s'agit d'un nouveau coup (d'État ?) préparé par plusieurs sites d'extrême droite ou conspirationnistes qui cherchent à manipuler des Français excédés par les hausses de taxes sur les carburants et angoissés, plus généralement, par l'évolution de leur pouvoir d'achat et les incertitudes sur l'emploi.
Une colère que comprennent aujourd'hui beaucoup de nos compatriotes.
Mais ces mêmes compatriotes ne laisseront pas la… patrie, la nation, les institutions, être démolies par des groupuscules extrémistes ou des officines fascistes qui dénoncent une soi-disant dictature pour installer la leur dans le sang et les larmes.
Gardez-vous gilets jaunes de franchir la ligne jaune !

Le mulot

publié le  23/11/2018

Gilets de sauvetage



Ce matin, j'ai dû avaler une info que je ne parviens pas à digérer : une baleine a été retrouvée morte en Indonésie avec 115 gobelets en plastique dans le ventre, 4 bouteilles en plastique, 25 sacs en plastique et 2 tongs !
Un dur rappel des menaces brandies par les hommes contre leur propre planète et qui montre, encore une fois, que l'écologie n'est pas qu'un simple sujet de conversation entre deux verres ou plutôt, qu'une vague discussion entre deux gobelets !
Bien sûr, je comprends la colère des gilets jaunes (sans approuver leurs violences). Mais, bientôt, il ne sera plus temps de discuter pouvoir d'achat, taxes sur les carburants ou autres prélèvements fiscaux.
Ce sont nos prélèvements sur la planète qui deviendront insupportables. Ce sont les catastrophes provoquées par le changement climatique qui nous rendront la vie impossible.
Y aura-t-il alors suffisamment de gilets de sauvetage pour tout le monde ?

Le mulot

publié le  21/11/2018

Le pétrole et les idées...




Les bimanes et bipèdes me surprendront toujours !
Samedi, pour protester contre les hausses des taxes sur les carburants, nombre de "gilets jaunes" vont sortir leurs voitures, effectuer des blocages de ci de là, s'aligner pare-chocs contre pare-chocs dans des opérations escargot, tournicoter dans les centres des villes. Autrement dit, ils dépenseront une essence qu'ils jugent trop chère au lieu de l'économiser pour réduire notamment le coût des déplacements entre leur domicile et leur lieu de travail. De plus, ils vont, en masse, aggraver la pollution atmosphérique.
N'y avait-il pas une façon moins contradictoire de contester ces hausses ?
Dans le passé, face aux crises de l'énergie, un slogan avait été lancé : "En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées !"
Aujourd'hui, on n'a toujours pas de pétrole mais on n'a pas non plus d'idées !

Le mulot

publié le  14/11/2018

Incurables politiciens !



Dès qu'ils ont senti des faiblesses du côté de l'Élysée, tous les revanchards sont sortis du bois !
François Hollande profite de la moindre occasion pour tirer les oreilles de l'élève Macron qui a osé trahir son maître. Son livre, "Les leçons du pouvoir", en poche, il a déjà écumé toutes les librairies de l'Hexagone pour redorer son blason. L'idée de se présenter à la présidentielle de 2022 lui trotte continuellement dans la tête.
Nicolas Sarkozy a choisi, lui, d'accorder une longue interview au "Point" pour rappeler qu'il était toujours vivant et avait la capacité politique d'être un recours si Laurent Wauquiez ne parvenait pas à s'imposer à la tête de ses troupes.
Et voilà que Ségolène Royal, interrogée sur France 2 dimanche dernier, nous fait savoir que son combat pour l'environnement passait "peut-être" par là. La sortie de son livre, "Ce que je peux enfin vous dire", et le suspense qu'elle entretient sur les élections européennes lui permettent de sortir du frigo et de se mettre, espère-t-elle, au niveau des deux autres.
Ils sont incurables ces politiciens ! Jamais vraiment partis ! Toujours enivrés de pouvoir !

Le mulot, qui, pour le plaisir, rêve d'une confrontation François Hollande-Ségolène Royal sur un plateau de télévision…

publié le  13/11/2018

Poitrines




Trois militantes Femen ont réussi à approcher la limousine de Donald Trump lors des commémorations du 11-Novembre sur les Champs-Elysées à Paris.
"Fake peacemaker, Real dictator" avaient-elles écrit sur leurs seins nus.
Qu'importe le slogan !
Moi, j'ai immédiatement pensé à tous ces soldats qui, lors de la Première guerre mondiale, avaient dû exposer leurs poitrines aux rafales de mitrailleuse.
Insupportable !

Le mulot

publié le  13/11/2018

Animaux sauvages



L'organisation non gouvernementale WWF nous apprend que 60% des populations d'animaux sauvages ont disparu de la Terre en 44 ans.
J'ignore si les muridés sont une espèce en voie de disparition, mais j'ai de plus en plus de mal à trouver ma pitance car la sécheresse due au changement climatique raréfie les graines, tandis que les animaux domestiques, eux, et les chats en particulier, se multiplient plus vite que les souris et rendent mes expéditions en rase campagne de plus en plus dangereuses.
En revanche, je constate que le nombre des bimanes et bipèdes croît à une vitesse folle et que, parmi eux, on trouve une espèce particulière, "l'animal politique", qui devient vraiment sauvage : c'est à qui hurlera le plus fort, montrera tout de suite les dents en voyant approcher un congénère, crachera sans hésiter son venin sur tous ceux qui le gênent, justice, médias, etc.
À l'intérieur de cette espèce, il y a notamment le "méchantlon".

Le mulot

publié le  30/10/2018

L'Aquarius, bateau pirate...






Après Gibraltar, le Panama, à son tour, retire son pavillon au navire humanitaire L'Aquarius. Ce pays, qui n'a pourtant jamais été à la pointe du droit, invoque pour justifier sa décision le non respect de "procédures juridiques internationales" et des "difficultés politiques" pouvant rendre problématique l'accès de sa flotte aux ports européens (coucou, l'Italie de Matteo Salvini ?).
Toujours est-il que L'Aquarius devient ipso facto un bateau… pirate ! SOS Méditerranée et Médecins Sans Frontières (MSF), qui affrètent le navire, n'ont plus qu'à hisser le drapeau noir. Mais, à la vérité, c'est la communauté internationale qui sort le pavillon à la tête de mort, puisqu'elle renonce à sauver des vies et transforme la mer en tombeau à migrants.

Le mulot, scandalisé

publié le  24/09/2018

Macron contre... Macron



La séquence politique devait lui permettre de prouver qu'il n'était pas "le président des riches" et qu'il se souciait des "derniers de cordée" ainsi que de la santé de tous les Français. Les plans pauvreté et santé allaient montrer qu'Emmanuel Macron avait bien une jambe gauche…
Las ! sa réponse à l'emporte-pièce à un jeune horticulteur à la recherche d'un emploi lors des journées du Patrimoine a fait les choux gras des médias qui ont presque oublié d'exposer avec la dimension souhaitable un plan pauvreté novateur. Et le plan santé, également porteur de grandes améliorations, a failli complètement disparaître aux yeux des Français, les médias s'étant jetés avec gourmandise sur l'annonce aussi brutale qu'inopportune de la volonté de Gérard Collomb de redevenir maire de Lyon !
Le président de la République ne doit s'en prendre qu'à lui-même. On le disait champion de la com et du timing. Là, il prend deux gamelles successives. Comme si, en projetant trop loin la jambe gauche, sa démarche devenait mal assurée.

Le mulot

publié le  19/09/2018

Bio... dégradé !






Nos paysans bio râlent après l'État et ils ont raison.
Les retards de paiement des aides de la Politique agricole commune (Pac) aux agriculteurs biologiques s'accumulent. Une partie de celles qui restent dues au titre des années 2015 et 2016 ainsi que l'intégralité des subventions de 2017 n'ont toujours pas été versées, alors que les agriculteurs dits conventionnels, qui utilisent des pesticides en provoquant de graves problèmes pour l'environnement et d'abord pour leur propre santé, ont touché l'intégralité de leurs aides.
Je n'y comprends plus rien !
L'État affiche sa volonté de porter à 15% les surfaces agricoles dédiées à l'agriculture biologique d'ici à 2022, contre 6,5% aujourd'hui, et il sabote l'objectif qu'il s'est lui-même (fort heureusement) donné.
Décidément, je trouve que Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, marche de travers. J'espère que son poste au gouvernement ne sera pas trop… durable.

Le mulot, forcément partisan d'une terre saine…

publié le  23/08/2018

Le charbon roi !



Alors que le monde entier connaît des incendies monstres provoqués par la sécheresse et les canicules, des ouragans toujours plus puissants et nombreux, des inondations de plus en plus meurtrières, des tremblements de terre de plus en plus fréquents, et que, d'une façon plus générale, le réchauffement climatique nous lance alerte sur alerte sur l'état de notre planète, des responsables politiques font tout pour aggraver la situation.
Champion déjà connu du contresens : Donald Trump ! Il vient d'annuler les règles relatives aux émissions des centrales thermiques à charbon édictées par l'administration Obama. Cette nouvelle directive pourrait, selon le Washington Post, libérer, au cours de la prochaine décennie, 12 fois plus de dioxyde de carbone dans l'atmosphère que le Clean Power Plan du précédent président américain.
En Australie - un des pays générant le plus de gaz à effet de serre par habitant -, l'heure est aussi à la désillusion. Le Premier ministre australien, Malcom Turnbull, qui pourtant était partisan de l'instauration d'une politique énergétique durable, a dû céder face à sa propre majorité et reculer sur l'Accord de Paris sur le climat. Il faut dire que près des deux tiers de la production électrique du pays provient de centrales à charbon.
Cette énergie fossile a encore de beaux jours devant elle. Autant de jours enlevés à la vie de notre planète !


Le mulot, désespéré

publié le  21/08/2018

L'Aquarius en totale dérive



Pendant combien de temps encore l'Europe laissera-t-elle l'Aquarius en dérive !
Depuis que le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, a refusé l'accès des ports de son pays aux navires d'ONG on sait que l'Aquarius, récemment reparti en mer, aura les pires difficultés à récupérer des migrants et à les débarquer ensuite sur les côtes européennes. Et voilà que le gouvernement de Gibraltar annonce qu'il va retirer son pavillon à ce navire, au prétexte qu'il avait été enregistré pour la… recherche !
D'affirmer que l'Aquarius se destine à la recherche de migrants en passe de se noyer en Méditerranée ne correspondra en rien, bien sûr, au droit maritime international.
En attendant, 141 personnes, dont une moitié de mineurs et plus d'un tiers de femmes, se retrouvent passagers d'une croisière sans destination connue et ballottés entre des décisions politiques incertaines.
Un scandale humanitaire sur fond de crise diplomatique. Difficile de faire pire !

Le mulot

publié le  14/08/2018

Drôle de joujou !



Quand je voyais un garnement s'approcher de moi avec un pistolet en plastique, je savais à quoi je m'exposais : à de désagréables petits jets d'eau au visage.
Il va falloir que je me méfie. Des abrutis, aux États-Unis (mais on sait que ce qu'il se passe là-bas ne tarde pas à arriver chez nous), ont mis en ligne des plans numériques permettant de fabriquer, grâce à une imprimante 3D, des pistolets en plastique fonctionnant comme des armes bien réelles. Des joujoux de mort plus dangereux encore que les armes métalliques puisqu'ils sont potentiellement intraçables et indétectables par les détecteurs de métaux.
Les terroristes de tout poil vont pouvoir monter tranquillement dans les avions ou se glisser sans risque d'être repérés dans les stades, les grands magasins ou les salles de spectacle. C'est une très bonne nouvelle pour eux !
Certes, la justice américaine tente de mettre le holà à la diffusion de ces plans diaboliques, mais il est déjà trop tard puisqu'ils ont été téléchargés des milliers de fois !
Les États-Unis, où 30 000 personnes sont tuées chaque année, vont donc pouvoir battre des records.
Ma seule consolation : ces pistolets représentent une menace commerciale pour la NRA, le principal lobby des armes à feu. Si ça pouvait la tuer celle-là…

Le mulot

publié le  01/08/2018

Barbouzeries



L'affaire Benalla met fin à la théorie du "nouveau monde" créé par "une République irréprochable".
On revient au "monde ancien", au temps du SAC gaulliste, des barbouzes de Pasqua, etc. En réalité, tout pouvoir politique a ses discrètes officines, ses sbires, qui commencent "shérifs" et finissent carrément "hors la loi" en abusant de la confiance des leaders politiques qu'ils entourent et protègent !
Cette fois, même si, trop contentes d'envoyer un pavé à la figure de Macron, les diverses oppositions s'engagent dans une surenchère verbale, elles ont toutes les raisons de se scandaliser. On n'est pas dans des histoires de vaisselle ou de piscine.
Le coup est très dur pour la macronie au moment où doit débuter la deuxième phase des réformes. Le président de la République voit son image sérieusement dégradée sur un plan essentiel pour lui : la morale politique. Il ne pourra pas poursuivre sa "révolution" avec la même force qu'auparavant et, bien sûr, partis d'opposition et syndicats auront davantage la possibilité de dresser des obstacles sur son chemin surtout si, comme on peut s'y attendre, l'opinion les y encourage.
Il ne reste plus à Emmanuel Macron qu'à faire amende honorable. Il connaît son premier véritable échec. Inutile pour lui de concevoir une subtile communication de crise. Il doit serrer les dents et se remettre au travail. Car c'est l'intérêt de la France.

Le mulot

publié le  21/07/2018

Mauvais joueurs



Sitôt les clameurs retombées après la victoire de l'équipe de France de football, de mauvais joueurs sont sortis d'improbables vestiaires.
Au lieu de se réjouir de cet exploit sportif qui a inondé de joie et de ferveur patriotique notre pays, certains veulent crever le ballon. Dans le désordre on a droit à :
- Macron en a trop fait. Il ne pense qu'à sa com ! Mais s'il n'avait rien fait, les mêmes l'auraient accusé de rester à l'écart du peuple, sachant que le football est, par définition, le sport le plus populaire ;
- C'est l'Afrique qui a gagné. Sur les réseaux sociaux, on a même vu accolés aux noms des joueurs de petits drapeaux rappelant leurs pays d'origine. Bravo au défenseur Benjamin Mendy qui a remis un drapeau français face à chacun des champions du monde. La France est diverse, son équipe nationale est donc diverse et il faut s'en réjouir !
- Le bus à impériale a défilé trop vite sur les Champs-Élysées. Je comprends la frustration des milliers de Français qui ont attendu pendant des heures, sous le soleil, le retour des joueurs. Mais les règles de sécurité qui s'imposaient ne pouvaient que la provoquer. Si un acte terroriste avait eu lieu, qu'aurait-on dit ? Voilà un pays soi-disant "sur le toit du monde" incapable de protéger ses champions et leurs supporteurs !
J'en reste là car d'autres polémiques font leur entrée sur le terrain. C'est épuisant et je ne sais pas quel arbitre pourra donner le coup de sifflet final.

Le mulot

publié le  18/07/2018

Rends-moi mes nuages !





Un général iranien a accusé… Israël de "faire en sorte que les nuages qui entrent dans le ciel iranien soient incapables de déverser la pluie".
"Le changement climatique que nous vivons est suspect", a assuré ce responsable de la Défense passive iranienne en s'appuyant sur les études de centres scientifiques du pays.
Le problème est que les météorologues attitrés ne voient pas comment il est possible pour un pays de voler la neige ou des nuages.
Il est vrai que l'Iran fait face à une grave sécheresse et qu'en visant Israël, ce bon général fait coup double.
Je vois cependant un intérêt à cette curieuse histoire : le problème de l'eau dans le monde prend une telle ampleur que, bientôt, il déclenchera de terribles conflits. Plus encore peut-être que pour le pétrole.

Le mulot

publié le  04/07/2018

L'idiotie pure !






"Joie pure : la Mannschaft est éliminée. Trop forts les Coréens."
Le tweet de Jean-Luc Mélenchon est vraiment choquant : les footballeurs courent dans un stade ; ils ne sont pas lancés dans une arène politique.
Les Insoumis sont hors jeu !
Je suis surpris aussi d'apprendre que les Coréens sont nos vengeurs par procuration. On connaît l'aversion, pour ne pas dire la haine, de ce mouvement d'extrême gauche pour la politique allemande et Angela Merkel. Mais faut-il pour autant porter aux nues le régime coréen ?
Si ça continue, Mélenchon et consorts verront partout de la politique sous les maillots en sueur. Si l'équipe de France perd en huitième de finale, ce sera bien fait pour Macron ! Si la Russie gagne la Coupe du Monde, ce sera à mettre au crédit de Poutine. Un grand leader démocrate que les Insoumis tiennent en haute considération.
Je sais que Jean-Luc Mélenchon a longtemps fustigé le football avant soudain de se transformer en supporter de l'OM (tiens donc !). Qu'il revienne à sa détestation d'avant et… foote la paix aux sportifs !

Le mulot

publié le  28/06/2018

Payer pour... mendier



Les pays nordiques sont souvent pris pour modèle en matière de droits de l'homme et de justice sociale.
Les mendiants suédois ne sont pas de cet avis !
J'apprends, par Le Point, que la ville d'Eskilstuna vient d'adopter un arrêté obligeant les mendiants à débourser 150 couronnes (15 euros) pour avoir le droit de faire la manche !
Le conseil municipal se donne bonne conscience : il s'agit de permettre aux associations et aux services d'aide sociale "d'entrer en contact avec les personnes vivant (! ?) de la mendicité" et, selon un élu, "de les aider, le cas échéant, à rentrer dans leur pays". Tiens, tiens…
Mais si les intentions sont si bonnes, pourquoi leur faire payer ce "permis" ? La ville d'Eskistuna n'a-t-elle pas les moyens d'imprimer et de fournir gratuitement un bout de carton ? Aurait-elle dû, pour ce faire, tendre la main vers ses administrés ?

Le mulot, choqué

publié le  15/06/2018

La "croisière" de l'Aquarius



Sur le site Internet du Figaro, ce matin, la page s'ouvre sur une grande publicité : "Ponant - Embarquez pour une croisière 5 étoiles".
Juste en dessous, un article avec photo sur l'Aquarius, un navire de l'ONG SOS Méditerranée qui transporte à son bord plus de 629 migrants (dont 123 mineurs isolés, 11 enfants en bas âge et 7 femmes enceintes) et qui cherche toujours un port !
Ces malheureux sont donc devenus malgré eux les passagers d'une drôle de croisière ! Ils payent le prix d'un conflit entre l'Italie, dont le nouveau ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, souhaite réduire les flux migratoires, et l'île de Malte accusée de ne pas prendre sa part dans le secours et l'accueil des migrants, mais qui prétend "agir en pleine conformité avec ses obligations internationales"… Les deux pays s'offrent une guéguerre juridico-maritime au cœur d'un drame humain.
La collision entre l'annonce publicitaire et l'article de presse a de quoi choquer. Mais le plus révoltant, outre la croisière (sans étoiles) imposée aux migrants, est le naufrage volontaire des pays européens face à ce grave problème.
L'Aquarius sera-t-il un nouvel Exodus ?

Le mulot

publié le  11/06/2018

Il y a saucisse et saucisse...




Interrogé sur le coup de fil "terrible" (dixit la presse US) échangé entre Donald Trump et lui sur le problème des taxes américaines, Emmanuel Macron a refusé de "raconter les coulisses" et a trouvé un singulier argument.
"Parce que comme l'a dit Bismarck, si on expliquait aux gens la recette des saucisses, il n'est pas sûr qu'ils continueraient à en manger !", a-t-il tranché, avant de préciser : "Je suis attaché à ce que les gens voient le plat servi mais je ne suis pas persuadé que le commentaire de la cuisine aide au bon service du plat ou à sa bonne consommation".
Le problème est que le consommateur, lui, a envie de connaître la manière dont les saucisses qu'il achète et a envie de manger ont été fabriquées. C'est un souci d'hygiène alimentaire et de qualité du produit largement partagé par la population.
Le président de la République est-il prêt à se mettre à table devant n'importe quoi ? Non, bien sûr. Autrement dit, il n'a pas trouvé la bonne recette pour s'expliquer.


Le mulot

publié le  06/06/2018

Cachez ce nom que...




"Couvrez ce sein, que je ne saurais voir…", dit le Tartuffe de Molière.
Une "imposture" qui fait école ces jours-ci !
Vendredi dernier, FN est ainsi devenu RN.
En changeant le nom de son parti, Marine Le Pen veut cacher le Front sous le Rassemblement. Mais sa politique est-elle vraiment différente ? En tout cas, même Nicolas Dupont-Aignan, avec lequel elle avait fait alliance au second tour de l'élection présidentielle de 2017, lui a opposé une fin de non-recevoir pour la constitution d'une liste commune aux élections européennes de 2019. Le président de Debout la France a parlé de "cuisine politicienne". Difficile d'être plus réservé devant le nouveau plat qui vous est servi !
Ce lundi, la marque Monsanto vient de subir le même sort.
L'image qu'elle renvoyait était trop sulfureuse (au propre comme au figuré) pour que le groupe d'agrochimie allemand Bayer puisse la conserver. Mais en cachant le nom "Monsanto", la firme va-t-elle soudain transformer sa production ? Personne ne le croit. Les pesticides et leurs comparses ont encore de beaux jours devant eux.


Le mulot

publié le  04/06/2018

Le retour des couacs



Le gouvernement d'Édouard Philippe se laisserait-il aller aux approximations et contradictions qui avaient largement décrédibilisé l'action politique sous le quinquennat Hollande ?
Je m'inquiète.
Les échanges entre Bruno Le Maire (Économie) et Gérald Darmanin (Action et Comptes publics) sur les aides sociales individuelles - dossier extrêmement sensible dans notre pays - ne peuvent que déconcerter les Français. Ces ministres sont tous deux locataires de Bercy et il leur serait impossible de se rencontrer sur le palier ! ? S'il s'agit de lancer ici et là des ballons d'essai auprès de l'opinion, le jeu est dangereux. On reste persuadé alors qu'il y a un agenda caché et les correctifs risquent de passer inaperçus.
Que dire aussi des divergences qui apparaissent au grand jour sur le dossier du glyphosate ? Veut-on définitivement écœurer Nicolas Hulot ? Y a-t-il, dans ce gouvernement et cette présidence, une parole qui tienne en matière d'écologie et aussi de santé, face aux lobbies industriels ou agricoles ?
J'espère que le séminaire qui se tient aujourd'hui à l'Élysée, à l'issue du Conseil des ministres, sera l'occasion de remettre ordre et cohérence dans l'action gouvernementale.

Le mulot

publié le  30/05/2018

Commedia dell'arte





L'Italie m'étonnera toujours pour son art de la comédie et des coups de théâtre !
Après de longues tractations, le Mouvement 5 étoiles et la Ligue s'étaient mis d'accord sur la nomination d'un président du Conseil : Giuseppe Conte. Un illustre inconnu ! Après de longues hésitations, le président de la République avait désigné la personnalité (ou buffone ?) qu'ils avaient choisie pour former un gouvernement. La représentation pouvait donc enfin commencer.
Las ! Sergio Mattarella n'a pas voulu de l'eurosceptique déclaré Paolo Savona comme ministre des finances.
Résultat : Giuseppe Conte sort de scène aussitôt après y être entré ! Comme un vulgaire hallebardier !
Mais il y a plus étonnant encore : le président de la République italienne vient de convoquer un ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI), Carlo Cottarelli, pour former un "gouvernement technique", c'est-à-dire en faisant fi du résultat des législatives de mars dernier. Or, ce nouvel acteur a la réputation d'être un ferme partisan de la rigueur budgétaire. On le surnomme même "Monsieur Ciseaux" !
Voilà qui pourrait mettre en fureur les vainqueurs des élections qui s'apprêtaient à ouvrir les vannes pour créer un "revenu de citoyenneté", augmenter le pouvoir d'achat, etc.
Il y a de fortes chances pour que, finalement, la pièce soit réécrite après de nouvelles élections. Coups de théâtre garantis !



Le mulot

publié le  28/05/2018

Manif anti-Macron : c'était marée basse




Il faut se méfier des emportements et ne pas crier victoire avant d'avoir engagé la partie.
Jean-Luc Mélenchon avait reconnu avoir perdu le premier point avec la réforme du code du travail. Il espérait marquer le second grâce au soutien d'une soixantaine de syndicats (dont la CGT qu'il avait tant décriée !), de partis politiques et d'associations, mais sa balle a atterri dans le filet ! Il va donc lui falloir se remettre à servir du fond du court.
Annoncera-t-il la prochaine fois un tsunami politique ? Vu le faible coefficient qu'on a pu observer samedi, ce serait bien imprudent. Mais on connaît l'homme et sa faconde guerrière.
Je ne pense pas néanmoins que le président de la République et le gouvernement doivent considérer avoir gagné le match. Il y a une réelle tension sociale dans le pays et une très grosse vague peut se déclencher à tout moment. La mer nous a appris qu'elle était imprévisible dans ses colères. Inquiétants aussi cette radicalisation de l'opposition, cet anti-macronisme primaire, que l'on constate aux extrêmes tant à gauche qu'à droite. Le président de la République devra vite se tourner vers les syndicats réformistes et accorder une plus grande confiance aux corps intermédiaires, s'il ne veut pas se retrouver seul face à des enragés jouant tous les coups possibles avec l'espoir de trouer le filet.

Le mulot

publié le  27/05/2018

Jérusalem : le sourire de la mort



Sur le côté droit de mon écran de télé, Ivanka Trump, la fille du président américain, inaugurant l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem : une Blanche-Neige improbable, un éclatant sourire et de longs cheveux blonds.
Sur le côté gauche de mon écran, des femmes totalement vêtues de noir lançant, à Gaza, des pneus dans de grands feux pour soulever d'épaisses fumées à la frontière avec l'État d'Israël où s'accumulent morts et blessés.
"Jour glorieux", d'un côté, jour de colère et de désespoir de l'autre.
Terrible choc des images !
On pourra m'avancer toutes les explications, toutes les justifications, mais je crois profondément que le monde est gouverné par des nains politiques.

Le mulot

publié le  15/05/2018

Référendum... boomerang !



Il faut se méfier des référendums ! Surtout quand on met sa démission dans la balance.
Le P.D.G. d'Air France vient de faire les frais de ce type de consultation. Il s'était engagé à partir si le projet d'accord salarial qu'il proposait était rejeté. Les salariés lui ont dit "non" à 55,44%. Jean-Marc Janaillac devra donc remettre sa démission lors du prochain conseil d'administration de la compagnie, ouvrant ainsi une période d'incertitude et relançant un mouvement de grève qui avait tendance à s'étioler.
Alors que dans un pays comme la Suisse, le référendum est l'occasion de répondre simplement à la question posée, en France, au-delà de la question, on vote la plupart du temps pour ou contre la personne qui la pose.
L'exemple historique le plus marquant a été le référendum organisé par le général de Gaulle sur "le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat" du 27 avril 1969. Le "non" l'avait emporté et l'homme du 18 Juin avait démissionné dès le lendemain.
Voilà qui est de nature à faire réfléchir Emmanuel Macron ! Si, pour faire passer sa réforme des institutions, il organise un référendum, il risque fort de voir s'exprimer non pas la volonté des Français d'améliorer le fonctionnement de notre démocratie, mais la colère sociale qui s'accumule depuis maintenant plusieurs mois. Il pourrait lui-même opérer la "coagulation des luttes" dont rêvent certains syndicats et partis d'opposition.

Le mulot

publié le  05/05/2018

Bientôt le FNLR ?




Il n'y a pas si longtemps Marine Le Pen fustigeait l'UMPS en certifiant que la droite et la gauche appartenaient au même mouvement et qu'il convenait désormais de leur coller une étiquette commune.
Après le rapprochement idéologique que l'on a pu constater entre le Front National et Les Républicains lors du débat sur la loi asile-immigration à l'Assemblée nationale, on a vu hier ces deux partis dénoncer en chœur la "faillite de l'État régalien", railler "l'autorité de Macron", etc., avant même que le préfet de police de Paris ait fourni la moindre explication sur le comportement des forces de l'ordre et alors que, depuis des années, des "black blocs" s'invitent aux manifestations syndicales pour commettre des actes de violence et des dégradations.
Il va bien falloir admettre que la distinction entre "extrême droite" et "droite dure" s'efface lentement mais sûrement. Bientôt risque d'apparaître dans notre paysage politique un FNLR que les macronistes et les différents responsables de la gauche se feront un plaisir de montrer du doigt.
À chacun son tour, la tentation de l'amalgame !

Le mulot

publié le  02/05/2018

Qui s'y frotte s'y pique !




Mon cousin chartrain pousse un grand soupir de soulagement. Il est l'un des rédacteurs du site d'information Cac'tus.press et m'a raconté son combat pour la presse indépendante et la liberté d'expression.
L'Écho républicain (groupe La Montagne), quotidien installé (avachi ?) en Eure-et-Loir, avait attaqué ce modeste, mais pugnace, pure player pour des articles constituant selon lui un "dénigrement commercial".
Bref : la lutte du pot de terre contre le pot de fer !
Mais le tribunal de grande instance de Chartres vient d'en décider autrement : l'assignation judiciaire contre Cac'tus a été annulée et les sociétés Écho communication et La Montagne ont été condamnées aux dépens.
Quelle idée aussi de se jeter sur un cactus !
Je souhaite, moi, qu'il y ait plein de ces épineuses en France, car l'information ne doit pas être le monopole de grands groupes de médias.

Le mulot, qui range Paris Dépêches dans la famille des cactées…

publié le  30/04/2018

Media bashing : prenons garde !



Le rapport annuel de Reporters sans frontières (RSF) montre que s'étend dans le monde entier non plus seulement une méfiance envers les médias, mais une véritable détestation, presque une haine, des journalistes.
Je ne m'étonne pas de voir des pays comme la Turquie, l'Égypte ou la Chine se trouver en queue du classement de la liberté de la presse 2018, mais ce qui m'angoisse, c'est la montée du "media bashing" dans les pays de l'Europe de l'Est et dans les grandes démocraties occidentales.
Il ne fait pas bon aujourd'hui être journaliste en Slovaquie, en Serbie, en Hongrie, en République tchèque, en Albanie… Il faut savoir que les menaces, les insultes, précèdent généralement les agressions physiques, les emprisonnements, voire les assassinats.
Il devient aussi de plus en plus difficile pour les journalistes de faire leur métier dans des démocraties portant haut l'étendard de la liberté, comme les États-Unis, victime des effets néfastes du "trumpisme", ou… la France. Certes, notre pays se classe à la 33ème place du classement (par rapport à 2017, c'est six rangs de mieux), mais on constate un dénigrement croissant des médias auquel participent allégrement les réseaux sociaux en multipliant les discours de haine et les "fake news". Le plus grave est peut-être de voir certains responsables politiques faire de l'anti-média pour justifier leur action ou évacuer leurs problèmes. Le champion dans le genre a été sans conteste Jean-Luc Mélenchon qui a osé écrire que "la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine" !
Ce qui est juste et sain, c'est au contraire de soutenir les journalistes dans leurs efforts pour informer le citoyen. Il n'y a pas de pays libre sans presse libre.

Le mulot

publié le  25/04/2018

Méfiez-vous des Peugeot 308 !




Les automobilistes vont finir par complètement déjanter !
Ils doivent déjà s'habituer à l'idée de rouler au maximum à 80 km/h sur nos belles départementales. Bientôt, ils pourront être pris en flagrant délit d'excès de vitesse par des… voitures-radars concédées au privé.
La nouvelle mesure de répression imaginée par la sacro-sainte Sécurité routière s'appliquera dès lundi dans le département de l'Eure et s'étendra à la France entière d'ici à 2020.
Petit détail à relever : les fameuses voitures-radars seront des Peugeot 308.
J'ai passé l'info à mon cousin normand. Il a bien rigolé : sa voiture est une Peugeot 308. "Je ne risque pas d'être dépassé par des véhicules roulant à toute blinde. Ce sera ma revanche sur les Mercedes et les BMW qui me narguent sans cesse", m'a-t-il expliqué. "Je me demande d'ailleurs si, moi, je ne vais pas un peu appuyer sur le champignon. Comment une 308-radar pourra-t-elle prendre le risque de me flasher alors que je suis peut-être une 308-radar ? Imagine que la société privée se verbalise elle-même !", s'est-il amusé.

Le mulot

publié le  21/04/2018

Un combat... Bourdin-Plenel !



Bien sûr, je m'attendais hier soir à voir Emmanuel Macron prendre au visage crochets et uppercuts des deux interviewers montés sur le ring improvisé au Palais de Chaillot.
En réalité, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel n'ont pas réussi à déstabiliser le président de la République même s'ils n'ont pas hésité à lancer leurs coups. Solide sur ses dossiers comme un champion doit l'être sur ses deux jambes, ne cherchant pas systématiquement l'esquive mais rentrant ses gants dans ceux de l'adversaire pour le maintenir à distance, décochant de temps en temps une bonne droite au journaliste de Médiapart trop enclin à boxer comme un militant, mais se gardant de riposter trop vite aux attaques précises de la star de BFMTV, Emmanuel Macron a fait mieux que se défendre.
Reste que ce combat poids lourds n'aura sans doute pas passionné les Français. Trop long, trop confus !
Je me demande même si, au bout du compte, ils n'en garderont pas l'image d'un combat Bourdin-Plenel, le premier rectifiant le second, le second s'impatientant devant les relances parfois intempestives du premier.
Finalement, j'ai préféré la "leçon" du président de la République face à l'attentif et courtois Jean-Pierre Pernaut, sur TF1 jeudi. Les questions étaient bien posées et les réponses fournissaient des explications que le téléspectateur pouvait tranquillement évaluer.

Le mulot

publié le  16/04/2018

Un ex-président ne devrait pas écrire ça



J'avais lu avec soin, page après page, le pavé de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, "Un président ne devrait pas dire ça…", et en avait gardé l'image d'un triste déballage politique, d'un déshabillage indécent de la fonction présidentielle.
Au vu des extraits publiés dans la presse des "Leçons du pouvoir" que vient de sortir François Hollande, cette fois, je m'abstiendrai.
J'ai ma dose !
L'ex-président m'indispose littéralement. Je ne vois pas quelles "leçons" il peut donner alors que lui-même reconnaît avoir plusieurs fois porté le bonnet d'âne. Je vois poindre surtout une insupportable prétention : ce "sortant mais pas battu" aurait battu, les doigts dans le nez, Fillon, Le Pen et Mélenchon.
À la finale, je me demande pourquoi il a pris la plume ce commentateur des commentaires : "Je ne m'attends pas à ce que l'on me rende justice", indiquerait-t-il d'entrée, avant de préciser, paraît-il, que son bilan, "avec le temps"… "se défendra tout seul".
Pas besoin d'écrire alors !

Le mulot

publié le  11/04/2018

Macron et l'intempestif !



Je me suis plongé dans le très (trop ?) long discours d'Emmanuel Macron aux Bernardins, lors de la soirée organisée par la Conférence des évêques de France.
J'y ai découvert ceci : "Je me souviens de ce joli texte où Emmanuel Mounier explique que l'Église en politique a toujours été à la fois en avance et en retard, jamais tout à fait contemporaine, jamais tout à fait de son temps ; cela fait grincer quelques dents mais il faut accepter ce contretemps ; il faut accepter que tout dans notre monde n'obéisse pas au même rythme et la première liberté dont l'Église peut faire don, c'est d'être intempestive", a déclaré le président de la République.
Soit ! Mais l'épithète sortie de la "pensée complexe" d'Emmanuel Macron m'a surpris. J'ai ouvert mon dictionnaire et y ai trouvé des définitions qui ne sont guère positives : "qui n'est pas fait à propos", "qu'il n'est pas convenable de faire", "déplacé", "inconvenant"…
Le choix du mot, en tout cas, réjouira les défenseurs de la laïcité à tous crins. Eux trouveront l'ensemble du discours déplacé, inconvenant…

Le mulot, qui attend maintenant les exégèses…

publié le  10/04/2018

En Marche trop en avance !



La République en Marche (LRM) démarre sa campagne pour le scrutin européen de mai 2019. Une "Grande marche pour l'Europe" permettra aux macronistes, pendant cinq semaines, de frapper à plus de 100 000 portes dans toute la France.
Mais lorsqu'ils poseront la question "Si je vous dis Europe, ça vous fait penser à quoi ?", ils risquent, selon moi, de se voir répondre : "Si je vous dit SNCF, ça vous fait penser à quoi ?"
Car les Français aimeraient d'abord que les trains se remettent en marche !
Souvent on accuse la SNCF de pénaliser les usagers en multipliant les retards. D'évidence, LRM arrive en gare beaucoup trop en avance pour nous faire monter dans le train de l'Europe.

Le mulot

publié le  07/04/2018

Alerte sur les lanceurs d'alerte !





Hervé Falciani, le lanceur d'alerte à l'origine de la révélation du scandale d'évasion fiscale des "Swissleaks", a été arrêté en Espagne alors qu'il s'apprêtait, dans une conférence organisée à Madrid, à débattre de la nécessité de protéger… les lanceurs d'alerte !
Cette arrestation, que les autorités espagnoles justifient en rappelant que la Suisse sollicitait l'extradition de l'ex-informaticien de la banque HSBC, est un très mauvais signal envoyé à celles et ceux qui prennent le risque de dénoncer les systèmes d'évasion fiscale en Europe et ailleurs.
J'espère que la France, qui vient d'affirmer par la voix de Gérald Darmanin sa volonté de lutter plus efficacement encore contre la fraude fiscale, fera tout pour défendre Hervé Falciani et tentera d'alerter ses partenaires européens sur le danger que présente l'opacité bancaire et financière.

Le mulot

publié le  05/04/2018

Le Royaume-Uni réveille les morts




L'affaire de l'ex-espion empoisonné ressuscite… quatorze morts suspectes au Royaume-Uni.
La police britannique a décidé, en effet, de rouvrir des dossiers, datant de 2006 et des années suivantes, qui pourraient avoir été classés un peu trop vite...
Ici, on a une pendaison dans une salle de bain, là, un arrêt cardiaque suspect, plus loin, une défenestration, plus loin encore, une chute sur un toit de parking, deux écrasements par des rames de métro, un crash d'hélicoptère, un étranglement et des coups de poignard, sans oublier, bien sûr, les poisons très sophistiqués fabriqués, nous dit-on, du côté de Moscou : Novitchok, polonium 210…
Une vraie panoplie du crime !
Mais l'affaire Skripal ne nous conduit pas uniquement à pointer sur la Russie un doigt accusateur, elle projette aussi une bien piètre image de la police et des services de renseignements britanniques. Ils voient des accidents et des suicides partout les "bobbies" ?

Le mulot, perplexe !

publié le  15/03/2018




Soutenez Paris Dépêches

Paris Dépêches est édité par une association indépendante, sans aucune subvention. Si vous appréciez notre travail, vous pouvez nous soutenir :
- Adhérer à l'association
- Faire un don



Agenda des évènements à Paris

Lisez ça !

Vous pensez qu' un sujet mérite d'être traité ?
Vous constatez un problème mais personne n'en parle ?

» Alertez-nous !
trouvez artisan proche de chez vous

retour menuRetour au menu

© 2013 AMLCF - Réalisation : NokéWeb