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ParisDepeches héberge un mulot véhément et vous propose les billets d'humeur, les coups de gueule et les états d'âme du rongeur masqué.




L'Aquarius en totale dérive



Pendant combien de temps encore l'Europe laissera-t-elle l'Aquarius en dérive !
Depuis que le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, a refusé l'accès des ports de son pays aux navires d'ONG on sait que l'Aquarius, récemment reparti en mer, aura les pires difficultés à récupérer des migrants et à les débarquer ensuite sur les côtes européennes. Et voilà que le gouvernement de Gibraltar annonce qu'il va retirer son pavillon à ce navire, au prétexte qu'il avait été enregistré pour la… recherche !
D'affirmer que l'Aquarius se destine à la recherche de migrants en passe de se noyer en Méditerranée ne correspondra en rien, bien sûr, au droit maritime international.
En attendant, 141 personnes, dont une moitié de mineurs et plus d'un tiers de femmes, se retrouvent passagers d'une croisière sans destination connue et ballottés entre des décisions politiques incertaines.
Un scandale humanitaire sur fond de crise diplomatique. Difficile de faire pire !

Le mulot

publié le  14/08/2018

Drôle de joujou !



Quand je voyais un garnement s'approcher de moi avec un pistolet en plastique, je savais à quoi je m'exposais : à de désagréables petits jets d'eau au visage.
Il va falloir que je me méfie. Des abrutis, aux États-Unis (mais on sait que ce qu'il se passe là-bas ne tarde pas à arriver chez nous), ont mis en ligne des plans numériques permettant de fabriquer, grâce à une imprimante 3D, des pistolets en plastique fonctionnant comme des armes bien réelles. Des joujoux de mort plus dangereux encore que les armes métalliques puisqu'ils sont potentiellement intraçables et indétectables par les détecteurs de métaux.
Les terroristes de tout poil vont pouvoir monter tranquillement dans les avions ou se glisser sans risque d'être repérés dans les stades, les grands magasins ou les salles de spectacle. C'est une très bonne nouvelle pour eux !
Certes, la justice américaine tente de mettre le holà à la diffusion de ces plans diaboliques, mais il est déjà trop tard puisqu'ils ont été téléchargés des milliers de fois !
Les États-Unis, où 30 000 personnes sont tuées chaque année, vont donc pouvoir battre des records.
Ma seule consolation : ces pistolets représentent une menace commerciale pour la NRA, le principal lobby des armes à feu. Si ça pouvait la tuer celle-là…

Le mulot

publié le  01/08/2018

Barbouzeries



L'affaire Benalla met fin à la théorie du "nouveau monde" créé par "une République irréprochable".
On revient au "monde ancien", au temps du SAC gaulliste, des barbouzes de Pasqua, etc. En réalité, tout pouvoir politique a ses discrètes officines, ses sbires, qui commencent "shérifs" et finissent carrément "hors la loi" en abusant de la confiance des leaders politiques qu'ils entourent et protègent !
Cette fois, même si, trop contentes d'envoyer un pavé à la figure de Macron, les diverses oppositions s'engagent dans une surenchère verbale, elles ont toutes les raisons de se scandaliser. On n'est pas dans des histoires de vaisselle ou de piscine.
Le coup est très dur pour la macronie au moment où doit débuter la deuxième phase des réformes. Le président de la République voit son image sérieusement dégradée sur un plan essentiel pour lui : la morale politique. Il ne pourra pas poursuivre sa "révolution" avec la même force qu'auparavant et, bien sûr, partis d'opposition et syndicats auront davantage la possibilité de dresser des obstacles sur son chemin surtout si, comme on peut s'y attendre, l'opinion les y encourage.
Il ne reste plus à Emmanuel Macron qu'à faire amende honorable. Il connaît son premier véritable échec. Inutile pour lui de concevoir une subtile communication de crise. Il doit serrer les dents et se remettre au travail. Car c'est l'intérêt de la France.

Le mulot

publié le  21/07/2018

Mauvais joueurs



Sitôt les clameurs retombées après la victoire de l'équipe de France de football, de mauvais joueurs sont sortis d'improbables vestiaires.
Au lieu de se réjouir de cet exploit sportif qui a inondé de joie et de ferveur patriotique notre pays, certains veulent crever le ballon. Dans le désordre on a droit à :
- Macron en a trop fait. Il ne pense qu'à sa com ! Mais s'il n'avait rien fait, les mêmes l'auraient accusé de rester à l'écart du peuple, sachant que le football est, par définition, le sport le plus populaire ;
- C'est l'Afrique qui a gagné. Sur les réseaux sociaux, on a même vu accolés aux noms des joueurs de petits drapeaux rappelant leurs pays d'origine. Bravo au défenseur Benjamin Mendy qui a remis un drapeau français face à chacun des champions du monde. La France est diverse, son équipe nationale est donc diverse et il faut s'en réjouir !
- Le bus à impériale a défilé trop vite sur les Champs-Élysées. Je comprends la frustration des milliers de Français qui ont attendu pendant des heures, sous le soleil, le retour des joueurs. Mais les règles de sécurité qui s'imposaient ne pouvaient que la provoquer. Si un acte terroriste avait eu lieu, qu'aurait-on dit ? Voilà un pays soi-disant "sur le toit du monde" incapable de protéger ses champions et leurs supporteurs !
J'en reste là car d'autres polémiques font leur entrée sur le terrain. C'est épuisant et je ne sais pas quel arbitre pourra donner le coup de sifflet final.

Le mulot

publié le  18/07/2018

Rends-moi mes nuages !





Un général iranien a accusé… Israël de "faire en sorte que les nuages qui entrent dans le ciel iranien soient incapables de déverser la pluie".
"Le changement climatique que nous vivons est suspect", a assuré ce responsable de la Défense passive iranienne en s'appuyant sur les études de centres scientifiques du pays.
Le problème est que les météorologues attitrés ne voient pas comment il est possible pour un pays de voler la neige ou des nuages.
Il est vrai que l'Iran fait face à une grave sécheresse et qu'en visant Israël, ce bon général fait coup double.
Je vois cependant un intérêt à cette curieuse histoire : le problème de l'eau dans le monde prend une telle ampleur que, bientôt, il déclenchera de terribles conflits. Plus encore peut-être que pour le pétrole.

Le mulot

publié le  04/07/2018

L'idiotie pure !






"Joie pure : la Mannschaft est éliminée. Trop forts les Coréens."
Le tweet de Jean-Luc Mélenchon est vraiment choquant : les footballeurs courent dans un stade ; ils ne sont pas lancés dans une arène politique.
Les Insoumis sont hors jeu !
Je suis surpris aussi d'apprendre que les Coréens sont nos vengeurs par procuration. On connaît l'aversion, pour ne pas dire la haine, de ce mouvement d'extrême gauche pour la politique allemande et Angela Merkel. Mais faut-il pour autant porter aux nues le régime coréen ?
Si ça continue, Mélenchon et consorts verront partout de la politique sous les maillots en sueur. Si l'équipe de France perd en huitième de finale, ce sera bien fait pour Macron ! Si la Russie gagne la Coupe du Monde, ce sera à mettre au crédit de Poutine. Un grand leader démocrate que les Insoumis tiennent en haute considération.
Je sais que Jean-Luc Mélenchon a longtemps fustigé le football avant soudain de se transformer en supporter de l'OM (tiens donc !). Qu'il revienne à sa détestation d'avant et… foote la paix aux sportifs !

Le mulot

publié le  28/06/2018

Payer pour... mendier



Les pays nordiques sont souvent pris pour modèle en matière de droits de l'homme et de justice sociale.
Les mendiants suédois ne sont pas de cet avis !
J'apprends, par Le Point, que la ville d'Eskilstuna vient d'adopter un arrêté obligeant les mendiants à débourser 150 couronnes (15 euros) pour avoir le droit de faire la manche !
Le conseil municipal se donne bonne conscience : il s'agit de permettre aux associations et aux services d'aide sociale "d'entrer en contact avec les personnes vivant (! ?) de la mendicité" et, selon un élu, "de les aider, le cas échéant, à rentrer dans leur pays". Tiens, tiens…
Mais si les intentions sont si bonnes, pourquoi leur faire payer ce "permis" ? La ville d'Eskistuna n'a-t-elle pas les moyens d'imprimer et de fournir gratuitement un bout de carton ? Aurait-elle dû, pour ce faire, tendre la main vers ses administrés ?

Le mulot, choqué

publié le  15/06/2018

La "croisière" de l'Aquarius



Sur le site Internet du Figaro, ce matin, la page s'ouvre sur une grande publicité : "Ponant - Embarquez pour une croisière 5 étoiles".
Juste en dessous, un article avec photo sur l'Aquarius, un navire de l'ONG SOS Méditerranée qui transporte à son bord plus de 629 migrants (dont 123 mineurs isolés, 11 enfants en bas âge et 7 femmes enceintes) et qui cherche toujours un port !
Ces malheureux sont donc devenus malgré eux les passagers d'une drôle de croisière ! Ils payent le prix d'un conflit entre l'Italie, dont le nouveau ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, souhaite réduire les flux migratoires, et l'île de Malte accusée de ne pas prendre sa part dans le secours et l'accueil des migrants, mais qui prétend "agir en pleine conformité avec ses obligations internationales"… Les deux pays s'offrent une guéguerre juridico-maritime au cœur d'un drame humain.
La collision entre l'annonce publicitaire et l'article de presse a de quoi choquer. Mais le plus révoltant, outre la croisière (sans étoiles) imposée aux migrants, est le naufrage volontaire des pays européens face à ce grave problème.
L'Aquarius sera-t-il un nouvel Exodus ?

Le mulot

publié le  11/06/2018

Il y a saucisse et saucisse...




Interrogé sur le coup de fil "terrible" (dixit la presse US) échangé entre Donald Trump et lui sur le problème des taxes américaines, Emmanuel Macron a refusé de "raconter les coulisses" et a trouvé un singulier argument.
"Parce que comme l'a dit Bismarck, si on expliquait aux gens la recette des saucisses, il n'est pas sûr qu'ils continueraient à en manger !", a-t-il tranché, avant de préciser : "Je suis attaché à ce que les gens voient le plat servi mais je ne suis pas persuadé que le commentaire de la cuisine aide au bon service du plat ou à sa bonne consommation".
Le problème est que le consommateur, lui, a envie de connaître la manière dont les saucisses qu'il achète et a envie de manger ont été fabriquées. C'est un souci d'hygiène alimentaire et de qualité du produit largement partagé par la population.
Le président de la République est-il prêt à se mettre à table devant n'importe quoi ? Non, bien sûr. Autrement dit, il n'a pas trouvé la bonne recette pour s'expliquer.


Le mulot

publié le  06/06/2018

Cachez ce nom que...




"Couvrez ce sein, que je ne saurais voir…", dit le Tartuffe de Molière.
Une "imposture" qui fait école ces jours-ci !
Vendredi dernier, FN est ainsi devenu RN.
En changeant le nom de son parti, Marine Le Pen veut cacher le Front sous le Rassemblement. Mais sa politique est-elle vraiment différente ? En tout cas, même Nicolas Dupont-Aignan, avec lequel elle avait fait alliance au second tour de l'élection présidentielle de 2017, lui a opposé une fin de non-recevoir pour la constitution d'une liste commune aux élections européennes de 2019. Le président de Debout la France a parlé de "cuisine politicienne". Difficile d'être plus réservé devant le nouveau plat qui vous est servi !
Ce lundi, la marque Monsanto vient de subir le même sort.
L'image qu'elle renvoyait était trop sulfureuse (au propre comme au figuré) pour que le groupe d'agrochimie allemand Bayer puisse la conserver. Mais en cachant le nom "Monsanto", la firme va-t-elle soudain transformer sa production ? Personne ne le croit. Les pesticides et leurs comparses ont encore de beaux jours devant eux.


Le mulot

publié le  04/06/2018

Le retour des couacs



Le gouvernement d'Édouard Philippe se laisserait-il aller aux approximations et contradictions qui avaient largement décrédibilisé l'action politique sous le quinquennat Hollande ?
Je m'inquiète.
Les échanges entre Bruno Le Maire (Économie) et Gérald Darmanin (Action et Comptes publics) sur les aides sociales individuelles - dossier extrêmement sensible dans notre pays - ne peuvent que déconcerter les Français. Ces ministres sont tous deux locataires de Bercy et il leur serait impossible de se rencontrer sur le palier ! ? S'il s'agit de lancer ici et là des ballons d'essai auprès de l'opinion, le jeu est dangereux. On reste persuadé alors qu'il y a un agenda caché et les correctifs risquent de passer inaperçus.
Que dire aussi des divergences qui apparaissent au grand jour sur le dossier du glyphosate ? Veut-on définitivement écœurer Nicolas Hulot ? Y a-t-il, dans ce gouvernement et cette présidence, une parole qui tienne en matière d'écologie et aussi de santé, face aux lobbies industriels ou agricoles ?
J'espère que le séminaire qui se tient aujourd'hui à l'Élysée, à l'issue du Conseil des ministres, sera l'occasion de remettre ordre et cohérence dans l'action gouvernementale.

Le mulot

publié le  30/05/2018

Commedia dell'arte





L'Italie m'étonnera toujours pour son art de la comédie et des coups de théâtre !
Après de longues tractations, le Mouvement 5 étoiles et la Ligue s'étaient mis d'accord sur la nomination d'un président du Conseil : Giuseppe Conte. Un illustre inconnu ! Après de longues hésitations, le président de la République avait désigné la personnalité (ou buffone ?) qu'ils avaient choisie pour former un gouvernement. La représentation pouvait donc enfin commencer.
Las ! Sergio Mattarella n'a pas voulu de l'eurosceptique déclaré Paolo Savona comme ministre des finances.
Résultat : Giuseppe Conte sort de scène aussitôt après y être entré ! Comme un vulgaire hallebardier !
Mais il y a plus étonnant encore : le président de la République italienne vient de convoquer un ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI), Carlo Cottarelli, pour former un "gouvernement technique", c'est-à-dire en faisant fi du résultat des législatives de mars dernier. Or, ce nouvel acteur a la réputation d'être un ferme partisan de la rigueur budgétaire. On le surnomme même "Monsieur Ciseaux" !
Voilà qui pourrait mettre en fureur les vainqueurs des élections qui s'apprêtaient à ouvrir les vannes pour créer un "revenu de citoyenneté", augmenter le pouvoir d'achat, etc.
Il y a de fortes chances pour que, finalement, la pièce soit réécrite après de nouvelles élections. Coups de théâtre garantis !



Le mulot

publié le  28/05/2018

Manif anti-Macron : c'était marée basse




Il faut se méfier des emportements et ne pas crier victoire avant d'avoir engagé la partie.
Jean-Luc Mélenchon avait reconnu avoir perdu le premier point avec la réforme du code du travail. Il espérait marquer le second grâce au soutien d'une soixantaine de syndicats (dont la CGT qu'il avait tant décriée !), de partis politiques et d'associations, mais sa balle a atterri dans le filet ! Il va donc lui falloir se remettre à servir du fond du court.
Annoncera-t-il la prochaine fois un tsunami politique ? Vu le faible coefficient qu'on a pu observer samedi, ce serait bien imprudent. Mais on connaît l'homme et sa faconde guerrière.
Je ne pense pas néanmoins que le président de la République et le gouvernement doivent considérer avoir gagné le match. Il y a une réelle tension sociale dans le pays et une très grosse vague peut se déclencher à tout moment. La mer nous a appris qu'elle était imprévisible dans ses colères. Inquiétants aussi cette radicalisation de l'opposition, cet anti-macronisme primaire, que l'on constate aux extrêmes tant à gauche qu'à droite. Le président de la République devra vite se tourner vers les syndicats réformistes et accorder une plus grande confiance aux corps intermédiaires, s'il ne veut pas se retrouver seul face à des enragés jouant tous les coups possibles avec l'espoir de trouer le filet.

Le mulot

publié le  27/05/2018

Jérusalem : le sourire de la mort



Sur le côté droit de mon écran de télé, Ivanka Trump, la fille du président américain, inaugurant l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem : une Blanche-Neige improbable, un éclatant sourire et de longs cheveux blonds.
Sur le côté gauche de mon écran, des femmes totalement vêtues de noir lançant, à Gaza, des pneus dans de grands feux pour soulever d'épaisses fumées à la frontière avec l'État d'Israël où s'accumulent morts et blessés.
"Jour glorieux", d'un côté, jour de colère et de désespoir de l'autre.
Terrible choc des images !
On pourra m'avancer toutes les explications, toutes les justifications, mais je crois profondément que le monde est gouverné par des nains politiques.

Le mulot

publié le  15/05/2018

Référendum... boomerang !



Il faut se méfier des référendums ! Surtout quand on met sa démission dans la balance.
Le P.D.G. d'Air France vient de faire les frais de ce type de consultation. Il s'était engagé à partir si le projet d'accord salarial qu'il proposait était rejeté. Les salariés lui ont dit "non" à 55,44%. Jean-Marc Janaillac devra donc remettre sa démission lors du prochain conseil d'administration de la compagnie, ouvrant ainsi une période d'incertitude et relançant un mouvement de grève qui avait tendance à s'étioler.
Alors que dans un pays comme la Suisse, le référendum est l'occasion de répondre simplement à la question posée, en France, au-delà de la question, on vote la plupart du temps pour ou contre la personne qui la pose.
L'exemple historique le plus marquant a été le référendum organisé par le général de Gaulle sur "le projet de loi relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat" du 27 avril 1969. Le "non" l'avait emporté et l'homme du 18 Juin avait démissionné dès le lendemain.
Voilà qui est de nature à faire réfléchir Emmanuel Macron ! Si, pour faire passer sa réforme des institutions, il organise un référendum, il risque fort de voir s'exprimer non pas la volonté des Français d'améliorer le fonctionnement de notre démocratie, mais la colère sociale qui s'accumule depuis maintenant plusieurs mois. Il pourrait lui-même opérer la "coagulation des luttes" dont rêvent certains syndicats et partis d'opposition.

Le mulot

publié le  05/05/2018

Bientôt le FNLR ?




Il n'y a pas si longtemps Marine Le Pen fustigeait l'UMPS en certifiant que la droite et la gauche appartenaient au même mouvement et qu'il convenait désormais de leur coller une étiquette commune.
Après le rapprochement idéologique que l'on a pu constater entre le Front National et Les Républicains lors du débat sur la loi asile-immigration à l'Assemblée nationale, on a vu hier ces deux partis dénoncer en chœur la "faillite de l'État régalien", railler "l'autorité de Macron", etc., avant même que le préfet de police de Paris ait fourni la moindre explication sur le comportement des forces de l'ordre et alors que, depuis des années, des "black blocs" s'invitent aux manifestations syndicales pour commettre des actes de violence et des dégradations.
Il va bien falloir admettre que la distinction entre "extrême droite" et "droite dure" s'efface lentement mais sûrement. Bientôt risque d'apparaître dans notre paysage politique un FNLR que les macronistes et les différents responsables de la gauche se feront un plaisir de montrer du doigt.
À chacun son tour, la tentation de l'amalgame !

Le mulot

publié le  02/05/2018

Qui s'y frotte s'y pique !




Mon cousin chartrain pousse un grand soupir de soulagement. Il est l'un des rédacteurs du site d'information Cac'tus.press et m'a raconté son combat pour la presse indépendante et la liberté d'expression.
L'Écho républicain (groupe La Montagne), quotidien installé (avachi ?) en Eure-et-Loir, avait attaqué ce modeste, mais pugnace, pure player pour des articles constituant selon lui un "dénigrement commercial".
Bref : la lutte du pot de terre contre le pot de fer !
Mais le tribunal de grande instance de Chartres vient d'en décider autrement : l'assignation judiciaire contre Cac'tus a été annulée et les sociétés Écho communication et La Montagne ont été condamnées aux dépens.
Quelle idée aussi de se jeter sur un cactus !
Je souhaite, moi, qu'il y ait plein de ces épineuses en France, car l'information ne doit pas être le monopole de grands groupes de médias.

Le mulot, qui range Paris Dépêches dans la famille des cactées…

publié le  30/04/2018

Media bashing : prenons garde !



Le rapport annuel de Reporters sans frontières (RSF) montre que s'étend dans le monde entier non plus seulement une méfiance envers les médias, mais une véritable détestation, presque une haine, des journalistes.
Je ne m'étonne pas de voir des pays comme la Turquie, l'Égypte ou la Chine se trouver en queue du classement de la liberté de la presse 2018, mais ce qui m'angoisse, c'est la montée du "media bashing" dans les pays de l'Europe de l'Est et dans les grandes démocraties occidentales.
Il ne fait pas bon aujourd'hui être journaliste en Slovaquie, en Serbie, en Hongrie, en République tchèque, en Albanie… Il faut savoir que les menaces, les insultes, précèdent généralement les agressions physiques, les emprisonnements, voire les assassinats.
Il devient aussi de plus en plus difficile pour les journalistes de faire leur métier dans des démocraties portant haut l'étendard de la liberté, comme les États-Unis, victime des effets néfastes du "trumpisme", ou… la France. Certes, notre pays se classe à la 33ème place du classement (par rapport à 2017, c'est six rangs de mieux), mais on constate un dénigrement croissant des médias auquel participent allégrement les réseaux sociaux en multipliant les discours de haine et les "fake news". Le plus grave est peut-être de voir certains responsables politiques faire de l'anti-média pour justifier leur action ou évacuer leurs problèmes. Le champion dans le genre a été sans conteste Jean-Luc Mélenchon qui a osé écrire que "la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine" !
Ce qui est juste et sain, c'est au contraire de soutenir les journalistes dans leurs efforts pour informer le citoyen. Il n'y a pas de pays libre sans presse libre.

Le mulot

publié le  25/04/2018

Méfiez-vous des Peugeot 308 !




Les automobilistes vont finir par complètement déjanter !
Ils doivent déjà s'habituer à l'idée de rouler au maximum à 80 km/h sur nos belles départementales. Bientôt, ils pourront être pris en flagrant délit d'excès de vitesse par des… voitures-radars concédées au privé.
La nouvelle mesure de répression imaginée par la sacro-sainte Sécurité routière s'appliquera dès lundi dans le département de l'Eure et s'étendra à la France entière d'ici à 2020.
Petit détail à relever : les fameuses voitures-radars seront des Peugeot 308.
J'ai passé l'info à mon cousin normand. Il a bien rigolé : sa voiture est une Peugeot 308. "Je ne risque pas d'être dépassé par des véhicules roulant à toute blinde. Ce sera ma revanche sur les Mercedes et les BMW qui me narguent sans cesse", m'a-t-il expliqué. "Je me demande d'ailleurs si, moi, je ne vais pas un peu appuyer sur le champignon. Comment une 308-radar pourra-t-elle prendre le risque de me flasher alors que je suis peut-être une 308-radar ? Imagine que la société privée se verbalise elle-même !", s'est-il amusé.

Le mulot

publié le  21/04/2018

Un combat... Bourdin-Plenel !



Bien sûr, je m'attendais hier soir à voir Emmanuel Macron prendre au visage crochets et uppercuts des deux interviewers montés sur le ring improvisé au Palais de Chaillot.
En réalité, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel n'ont pas réussi à déstabiliser le président de la République même s'ils n'ont pas hésité à lancer leurs coups. Solide sur ses dossiers comme un champion doit l'être sur ses deux jambes, ne cherchant pas systématiquement l'esquive mais rentrant ses gants dans ceux de l'adversaire pour le maintenir à distance, décochant de temps en temps une bonne droite au journaliste de Médiapart trop enclin à boxer comme un militant, mais se gardant de riposter trop vite aux attaques précises de la star de BFMTV, Emmanuel Macron a fait mieux que se défendre.
Reste que ce combat poids lourds n'aura sans doute pas passionné les Français. Trop long, trop confus !
Je me demande même si, au bout du compte, ils n'en garderont pas l'image d'un combat Bourdin-Plenel, le premier rectifiant le second, le second s'impatientant devant les relances parfois intempestives du premier.
Finalement, j'ai préféré la "leçon" du président de la République face à l'attentif et courtois Jean-Pierre Pernaut, sur TF1 jeudi. Les questions étaient bien posées et les réponses fournissaient des explications que le téléspectateur pouvait tranquillement évaluer.

Le mulot

publié le  16/04/2018

Un ex-président ne devrait pas écrire ça



J'avais lu avec soin, page après page, le pavé de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, "Un président ne devrait pas dire ça…", et en avait gardé l'image d'un triste déballage politique, d'un déshabillage indécent de la fonction présidentielle.
Au vu des extraits publiés dans la presse des "Leçons du pouvoir" que vient de sortir François Hollande, cette fois, je m'abstiendrai.
J'ai ma dose !
L'ex-président m'indispose littéralement. Je ne vois pas quelles "leçons" il peut donner alors que lui-même reconnaît avoir plusieurs fois porté le bonnet d'âne. Je vois poindre surtout une insupportable prétention : ce "sortant mais pas battu" aurait battu, les doigts dans le nez, Fillon, Le Pen et Mélenchon.
À la finale, je me demande pourquoi il a pris la plume ce commentateur des commentaires : "Je ne m'attends pas à ce que l'on me rende justice", indiquerait-t-il d'entrée, avant de préciser, paraît-il, que son bilan, "avec le temps"… "se défendra tout seul".
Pas besoin d'écrire alors !

Le mulot

publié le  11/04/2018

Macron et l'intempestif !



Je me suis plongé dans le très (trop ?) long discours d'Emmanuel Macron aux Bernardins, lors de la soirée organisée par la Conférence des évêques de France.
J'y ai découvert ceci : "Je me souviens de ce joli texte où Emmanuel Mounier explique que l'Église en politique a toujours été à la fois en avance et en retard, jamais tout à fait contemporaine, jamais tout à fait de son temps ; cela fait grincer quelques dents mais il faut accepter ce contretemps ; il faut accepter que tout dans notre monde n'obéisse pas au même rythme et la première liberté dont l'Église peut faire don, c'est d'être intempestive", a déclaré le président de la République.
Soit ! Mais l'épithète sortie de la "pensée complexe" d'Emmanuel Macron m'a surpris. J'ai ouvert mon dictionnaire et y ai trouvé des définitions qui ne sont guère positives : "qui n'est pas fait à propos", "qu'il n'est pas convenable de faire", "déplacé", "inconvenant"…
Le choix du mot, en tout cas, réjouira les défenseurs de la laïcité à tous crins. Eux trouveront l'ensemble du discours déplacé, inconvenant…

Le mulot, qui attend maintenant les exégèses…

publié le  10/04/2018

En Marche trop en avance !



La République en Marche (LRM) démarre sa campagne pour le scrutin européen de mai 2019. Une "Grande marche pour l'Europe" permettra aux macronistes, pendant cinq semaines, de frapper à plus de 100 000 portes dans toute la France.
Mais lorsqu'ils poseront la question "Si je vous dis Europe, ça vous fait penser à quoi ?", ils risquent, selon moi, de se voir répondre : "Si je vous dit SNCF, ça vous fait penser à quoi ?"
Car les Français aimeraient d'abord que les trains se remettent en marche !
Souvent on accuse la SNCF de pénaliser les usagers en multipliant les retards. D'évidence, LRM arrive en gare beaucoup trop en avance pour nous faire monter dans le train de l'Europe.

Le mulot

publié le  07/04/2018

Alerte sur les lanceurs d'alerte !





Hervé Falciani, le lanceur d'alerte à l'origine de la révélation du scandale d'évasion fiscale des "Swissleaks", a été arrêté en Espagne alors qu'il s'apprêtait, dans une conférence organisée à Madrid, à débattre de la nécessité de protéger… les lanceurs d'alerte !
Cette arrestation, que les autorités espagnoles justifient en rappelant que la Suisse sollicitait l'extradition de l'ex-informaticien de la banque HSBC, est un très mauvais signal envoyé à celles et ceux qui prennent le risque de dénoncer les systèmes d'évasion fiscale en Europe et ailleurs.
J'espère que la France, qui vient d'affirmer par la voix de Gérald Darmanin sa volonté de lutter plus efficacement encore contre la fraude fiscale, fera tout pour défendre Hervé Falciani et tentera d'alerter ses partenaires européens sur le danger que présente l'opacité bancaire et financière.

Le mulot

publié le  05/04/2018

Le Royaume-Uni réveille les morts




L'affaire de l'ex-espion empoisonné ressuscite… quatorze morts suspectes au Royaume-Uni.
La police britannique a décidé, en effet, de rouvrir des dossiers, datant de 2006 et des années suivantes, qui pourraient avoir été classés un peu trop vite...
Ici, on a une pendaison dans une salle de bain, là, un arrêt cardiaque suspect, plus loin, une défenestration, plus loin encore, une chute sur un toit de parking, deux écrasements par des rames de métro, un crash d'hélicoptère, un étranglement et des coups de poignard, sans oublier, bien sûr, les poisons très sophistiqués fabriqués, nous dit-on, du côté de Moscou : Novitchok, polonium 210…
Une vraie panoplie du crime !
Mais l'affaire Skripal ne nous conduit pas uniquement à pointer sur la Russie un doigt accusateur, elle projette aussi une bien piètre image de la police et des services de renseignements britanniques. Ils voient des accidents et des suicides partout les "bobbies" ?

Le mulot, perplexe !

publié le  15/03/2018

FN : "refondation" ou rediabolisation ?




Le congrès du Front national qui se tient ce week-end à Lille doit marquer la "refondation" du parti.
Mais la venue de Steve Bannon, l'ancien conseiller stratégique de Donald Trump, jette un trouble sur la volonté affichée par Marine Le Pen.
Steve Bannon est, en effet, l'un des pires représentants de l'extrême droite américaine. Ce spécialiste des fake news et emblème désigné des suprémacistes blancs représente une telle menace morale, sociale et politique que, une fois installé à la Maison-Blanche, Donald Trump a décidé de s'en séparer au bout de sept mois.
Cette invitation est, en tout cas, un mauvais signe envoyé à LR et, plus généralement, à la droite française. Avec la dédiabolisation couplée à une "refondation", Marine Le Pen pouvait espérer séduire leurs électeurs et contrer efficacement la stratégie de Laurent Wauquiez désireux de marcher sur ses plates-bandes.
Le président de Les Républicains, affaibli dans l'opinion par les propos qu'il a tenus devant les étudiants de l'EM de Lyon, se réjouira forcément de cette apparente rediabolisation.

Le mulot

publié le  10/03/2018

Sarkozy, petit leader ?



C'est lui-même qui nous l'a fait comprendre au forum d'Abu Dhabi : "Les grands leaders du monde viennent de pays qui ne sont pas de grandes démocraties".
Comme Nicolas Sarkozy a été président de la République française et qu'il ferait injure à l'histoire en affirmant que le pays des Droits de l'Homme n'est pas une "grande démocratie", j'en déduis qu'il n'a pas la stature d'un "grand leader", mais celle d'un "petit", toute question de taille physique mise à part.
À la réflexion, c'était un prévisible aveu de modestie : Nicolas Sarkozy, alors qu'il était président de Les Républicains, n'a même pas été capable, en 2016, de gagner la primaire de la droite. Comble de l'affaire : il s'est fait éliminer par son ex-"collaborateur" et par un "revenant" de la politique. Des "petits" plus grands que lui !
J'ai un doute, cependant. Le discours a été prononcé aux Émirats arabes unis et il était sans doute préférable pour lui de passer la brosse à reluire à des pays qui sont, certes, fort éloignés de la démocratie mais qui peuvent vous rétribuer grassement pour des conférences.
J'imagine que, si Nicolas Sarkozy était appelé à prendre la parole aux États-Unis, par exemple, il se rattraperait aussitôt, en disant : "Les grands leaders du monde ne peuvent venir que de pays qui sont de grandes démocraties"…

Le mulot, amusé

publié le  06/03/2018

La belle mort des homards suisses



À partir d'aujourd'hui, en Suisse, les homards vivants ne devront plus être précipités dans l'eau bouillante.
Trop cruel !
Les cuisiniers pourront, au choix, les assommer (on ne dit pas comment), les électrocuter avec une machine conçue à cet effet ou leur planter directement un couteau dans la tête. Avouez que c'est autrement plus civilisé !
Ça ne rigole pas ! Les restaurateurs, mais aussi les particuliers, devront respecter la nouvelle loi et des contrôles auront lieu, sous la responsabilité des cantons.
La Suisse aura donc ses "brigades rouges", à la couleur des homards qui auront eu droit à une belle mort avant d'arriver cuits ou grillés dans les assiettes.
Petit détail gastronomique : la chair de ces décapodes serait encore plus tendre, plus succulente, avec les méthodes qu'impose l'ordonnance entrée en vigueur.
Si tout le monde est content…

Le mulot


publié le  01/03/2018

Wauquiez-Le Pen : l'amour vache




Laurent Wauquiez, en parka rouge et ostensiblement débraillé, a assuré au Salon de l'agriculture qu'il était le plus paysan des diplômés de l'École nationale d'agriculture, pardon… de l'École normale supérieure et de l'École nationale d'administration où, c'est bien connu, on creuse de profonds sillons sous le vol des mouettes !
Stop ! a dit Marine Le Pen. La présidente du Front agricole ne veut pas que ce nouveau converti lui enlève son sarrau. "Comme Française, le monde rural, c'est chez moi. Je n'ai pas envie de voir détruire mon chez-moi", s'est-elle indignée en renvoyant à leurs fumiers technocratiques les macronistes et leurs "complices", Les Républicains.
On n'est plus dans un salon agricole mais dans une foire politicienne où l'on se soucie moins des moissons que de la récolte des votes d'électeurs.

Le mulot, rural incontestable.

publié le  28/02/2018

Les médias et Le Média



Jean-Luc Mélenchon - ce n'est pas une première - s'en prend violemment aux médias. Ils sont animés par la "haine", sont pris de "délire névrotique", bref, sont les ennemis de la démocratie, assure le leader des Insoumis.
De telles critiques venant d'un éminent et respectable homme politique français me saisissent d'effroi.
Heureusement, il y a Le Média qu'ont créé il y a peu les amis de Jean-Luc Mélenchon. Enfin vais-je avoir, grâce à ce "pure player", une information honnête délivrée par une équipe de journalistes viscéralement attachés à la déontologie de leur métier. Et j'ai pu voir : ils ont viré, dans un pur style stalinien, la présentatrice de leur journal du soir, Aude Rossigneux ; ils se sont livrés à des assimilations douteuses concernant les événements en Syrie… au point que Noël Mamère, qui n'a pas oublié les exigences professionnelles propres au journalisme, vient de partir en courant.
Tout autre commentaire serait superflu.

Le mulot

publié le  27/02/2018

Nommés à vie ?



Le Parti communiste chinois a fait savoir qu'il voulait lever la limite de deux mandats présidentiels consécutifs inscrite dans la constitution. Xi Jinping, qui devait normalement quitter ses fonctions en 2023, devrait donc pouvoir rester président jusqu'en… on ne sait pas ! 5 ans que multiplient 3, 4, 5 ? Ou jusque mort s'ensuive ?
Mao, c'était la longue marche. Xi, ce serait le long arrêt.
Il n'est pas le seul à rêver d'être chef d'État à vie. Je constate que Vladimir Poutine se voit, pour longtemps, Tsar de toutes les Russies. Quant à Tayyip Erdogan, il s'imagine habillé en sultan conduisant les Turcs à la victoire !
L'autocratie est à la mode et ne supporte plus les limitations de temps. Les passés historiques prestigieux (ou supposés tels) sont appelés à la rescousse pour vider les démocraties (ou supposées telles) de leur substance.
Très inquiétant tout cela !

Le mulot

publié le  26/02/2018

Trump nous rejoue OK Corral



La vague d'indignation déclenchée par la fusillade sanglante dans un lycée de Floride oblige Donald Trump à réagir… à sa façon.
Il a commencé par se dire favorable à l'interdiction du "bump stock", qui permet de transformer une arme semi-automatique en arme automatique. Cette petite concession sur la vente des fusils n'est pas de nature à freiner le puissant lobbying de la National Rifle Association (NRA).
Mais le président américain a une nouvelle idée : autoriser le port d'armes pour certains enseignants !
Autrement dit, il prend le risque de mettre en scène de véritables OK Corral au sein des établissements scolaires et universitaires. Le type même de la fausse bonne idée ou plutôt, de la dérobade en politique.
Nul doute, évidemment, que la NRA applaudira à cette initiative : il se vendra encore davantage d'armes à feu à travers tous les États-Unis !

Le mulot

publié le  22/02/2018

Je vis dans une dictature ?



J'en apprends de belles avec Donald Wauquiez !
J'ignorais, en effet, qu'il y avait "une dictature totale en France". Les députés godillots du Général, je connaissais. Mais des "guignols" ? Dans un régime assimilable à celui de la Corée du Nord ? Avec Emmanuel Macron dans les habits de Kim Jong-un ?
À la réflexion, je pense que c'est plutôt Donald Wauquiez qui ferait régner la terreur s'il arrivait au pouvoir. Vous voyez bien que, dans les nouveaux extraits du "cours" qu'il a assuré à l'école de commerce EM Lyon, il attaque tout le monde, en employant un langage d'une rare violence : ses adversaires politiques, bien sûr, mais aussi les leaders de son propre camp (Alain Juppé, Valérie Pécresse…), les syndicats, le patronat…
Autrement dit, une fois à l'Élysée, il ferait le vide autour de lui, à l'exception de quelques affidés. C'est la caractéristique même d'un régime dictatorial.

Le mulot

publié le  20/02/2018

Ça y est ! Nous avons notre Trump !




Je désespérais !
Quand, enfin, aurons-nous notre Donald ? Un pur, authentique, populiste, un leader politique de cette trump-là !
En jouant les professeurs à l'EM Lyon, Laurent Wauquiez s'est lâché devant des étudiants, avec le vocabulaire peu académique qui convient à l'injure et à la diffamation.
Sarkozy, Macron, Darmanin et même Angela Merkel ont été les cibles de ses flèches empoisonnées.
Il fera mieux la prochaine fois : il se mettra une perruque blondasse sur la tête et s'entraînera sans faute, chaque jour, à l'envoi de tweets assassins. Donald Trump a réussi comme cela à devenir président. Ça fait rêver.
En tout cas, je me réjouis de voir qu'une nouvelle fois nous suivons l'Amérique et que la politique, la vraie, celle qui peut s'enraciner dans le territoire en se débarrassant du boboïsme et de l'élitisme, débarque chez nous.

Le mulot, pas très sûr qu'il faille se réjouir…

publié le  18/02/2018

La tache de sang




Dans l'affaire Nordahl Lelandais, les juges ont fait désosser l'Audi A3 du suspect. Sous le tapis recouvrant le fond du coffre, les gendarmes ont découvert une tache de sang et déterminé que ce sang était celui de la petite Maëlys. D'où, sans aucun doute, les aveux de l'ancien militaire.
Dans l'affaire Jonathan Daval, l'étude de la voiture s'est également révélée déterminante ainsi que le travail sur la téléphonie. En recoupant ces éléments avec différents témoignages, l'auteur des faits s'est retrouvé totalement coincé.
Je trouve qu'on ne souligne pas assez le remarquable travail effectué par les enquêteurs, la police scientifique et la justice française en général.
Il est rassurant de se dire que le crime parfait - car il y en a eu certainement dans le passé - deviendra quasiment impossible.

Le mulot, admiratif

publié le  15/02/2018

L'opinion, ce caméléon !



Les sondages d'opinion et autres baromètres de popularité font les choux gras de certains médias.
Chaque citoyen trouve à son petit-déjeuner un ou plusieurs résultats d'enquêtes supposées lui donner la couleur du temps. C'est toute une machine à produire du scepticisme ou du pessimisme qui est actionnée chaque jour. Le Français, éternel râleur, y trouve son compte.
Ces supposés indicateurs ont aussi la prétention d'exercer une forte influence sur le pouvoir politique, d'amener les gouvernants à s'interroger sur leur action, d'aider les opposants à cibler leurs critiques. Ils alimentent la polémique et les joutes oratoires, notamment sur les plateaux de télé, mais ont tendance à hystériser, voire fausser, le débat politique seul capable, par l'échange des idées, de faire avancer la démocratie.
Que dire, du reste, du caractère volatile de ces sondages ! En ce moment, c'est le pouvoir d'achat qui occupe la tête du classement. Mais si un attentat terroriste a lieu, c'est la sécurité qui deviendra, selon l'expression consacrée, "la première préoccupation des Français". Que les chiffres de l'emploi s'aggravent à nouveau, ce sera au tour du chômage de prendre la première place !
L'opinion est un caméléon.
Le seul moyen de connaître sa vraie couleur, c'est l'élection. Il faudra attendre.

Le mulot

publié le  14/02/2018

Ebdo : il y a faute et faute !











Cette toute nouvelle publication a voulu marquer son originalité en ôtant le "h" qui devrait normalement précéder les quatre lettres de son titre. Une faute d'orthographe commise volontairement, je suppose, pour se faire une place dans le paysage déjà encombré de la presse hebdomadaire. Soit !
Mais en prétendant soulever une "affaire Hulot" (tiens, là, ils ont laissé le "h" !), cette rédaction s'est érigée en tribunal médiatique, hors terrain judiciaire. Il y aurait, en réalité, deux affaires. En les examinant, on constate que l'une n'existe pas et que l'autre est prescrite !
Je pense donc que les rédacteurs d'Ebdo devraient repasser par une école professionnelle pour ne plus commettre de fautes de journalisme.
Et j'espère que Nicolas Hulot ne se fera pas faute, lui, d'attaquer le titre en diffamation. Ebdo aurait-il oublié aussi qu'il existe un droit de la presse en France ?

Le mulot

publié le  09/02/2018

Sécurité privée : allo, police !



Dans son rapport public annuel, la Cour des comptes épingle… la sécurité privée.
Les magistrats s'alarment de la mauvaise régulation du secteur en pointant des risques patents en matière de moralité et de fraude ! Aie !
L'institution constate aussi qu'est apparue une myriade de sociétés employant une main-d'œuvre "volatile, très peu qualifiée et mal rémunérée". Re-aie !
Ces manquements techniques et déontologiques devraient faire réfléchir Gérard Collomb qui, lundi dernier, a fait part de son souhait de recourir davantage encore aux agents de sécurité privée, notamment pour leur donner des pouvoirs de palpation et de fouilles à l'entrée des stades et des salles de spectacle.
Le ministre de l'Intérieur va être obligé de faire la police pour mettre de l'ordre dans le secteur !

Le mulot

publié le  07/02/2018

Vachement compliqué !




Le Premier ministre a accompagné lundi soir une maraude du Samu social à Paris au moment où la France est victime du grand froid.
Un contact direct avec les réalités qui permet de mettre à distance les deux thèses qui s'affrontent par médias interposés : d'un côté, ceux qui exigent que chaque SDF soit hébergé en urgence, au nom de la plus élémentaire humanité ; de l'autre, ceux qui, à l'image de Christophe Castaner ou du député Sylvain Maillard (tous deux LREM) affirment que certains SDF, voire la majorité d'entre eux, refusent d'être mis à l'abri.
Édouard Philippe a pu constater lui-même qu'il y avait un manque de places et que l'on refuse du monde au 115, mais il a aussi rencontré des SDF qui veulent rester dans la rue.
"C'est vachement compliqué", a commenté le Premier ministre.
Une honnêteté que je dois saluer et qui permet de relativiser une de ces polémiques dont les Français sont friands quand eux-mêmes sont… à l'abri.

Le mulot, au chaud dans son trou.

publié le  06/02/2018

La drogue dopera le PIB



L'INSEE considérera désormais que le trafic de drogue est une production de richesses.
Voilà qui gonflera de quelques milliards d'euros notre sacro-saint PIB !
À vrai dire, l'Institut suit une recommandation de l'organe de statistiques Eurostat qui pense souhaitable que les pays de l'Union européenne puissent se comparer entre eux. Les Pays-Bas, par exemple, qui ont légalisé la vente de cannabis, bénéficient d'un avantage indu par rapport à la France et à d'autres.
Je pense que, dans cette compétition acharnée pour le PIB, on pourrait racoler, sans honte aucune, la prostitution, la traite des êtres humains et d'autres produits ou services néfastes, voire totalement immoraux, auxquels je ne parviens même pas à penser.
La démonstration est faite, en tout cas, que cet indicateur auquel se raccrochent politiciens et économistes pour diagnostiquer la santé d'un pays est loin d'être pertinent. D'autres indices ont été imaginés, prenant en compte le bien-être des citoyens ou le "développement humain", mais ils ne parviennent pas à concurrencer le leader.
L'économie peut être cynique !

Le mulot

publié le  01/02/2018

La marche noire de Jonathann



Je me méfiais depuis longtemps des "marches blanches". Ces manifestations de deuil supposées marquer la solidarité d'une population après des faits divers sordides se sont beaucoup trop multipliées. Le point de départ a été la marée humaine déferlant dans les rues de Bruxelles pour soutenir les familles des victimes du pédophile Marc Dutroux. C'était en octobre 1996. Depuis, le phénomène s'est étendu, presque codifié ! Toutes sortes de victimes et pas seulement des enfants, ont fait l'objet de ces cérémonies silencieuses où on défile en blanc, avec roses blanches. Des douleurs collectives qui ne prennent du sens que si elles sont médiatisées, ce qui pose déjà question.
Avec l'affaire Jonathann Daval, on voit dans quelle absurdité tragique on peut tomber : une "marche blanche" derrière l'homme qui a tué Alexia ! Tous ces braves gens trahis dans leur compassion !
L'émotion n'est pas toujours bonne conseillère. La justice progresse à son propre rythme, celui de l'enquête, de la patiente collecte des preuves. Il est hasardeux de vouloir lui presser le pas ou de vouloir la devancer. Quelle leçon !
Jonathann Daval a transformé cette "marche blanche" en marche noire. Impardonnable !

Le mulot

publié le  31/01/2018

La misère Nutella


Les magasins Intermarché ont fait une spectaculaires promotion ce week-end : des pots de Nutella à 1,41 euros contre 4,70 euros en temps normal. Résultat : les clients se sont rués sur la fameuse pâte à tartiner au point de provoquer bagarres et bousculades.
Les réseaux sociaux se sont régalés d'images d'émeutes, ont trouvé là l'occasion de se moquer, de se défouler. Une internaute a mis sur Internet une photo de la Vénus de Milo : "Pas de bras, pas de Nutella"… Pitoyable !
Le plus intéressant, ce sont les analyses de certains experts. Passons sur le rappel effectué par le corps médical et les nutritionnistes. Le Nutella est une vraie cochonnerie : 50% de sucre, 20% d'huile de palme… Le pire qu'on puisse imaginer pour la santé et la planète (puisque l'huile de palme détruit les forêts d'Asie du Sud-Est). J'observe que les réactions se focalisent plutôt sur le comportement (parfois hystérique) des foules ou sur le "chacun pour soi", "la cohésion qui s'étiole". Nous sommes dans "une société non sereine, sous tension, dans l'émotion plus que la raison", affirme, par exemple, le sociologue Gérard Mermet dans Le Parisien.
Peut-être ! Mais l'essentiel pour moi se situe ailleurs : ces événements sont le signe d'une vraie misère sociale. Un leader de La France insoumise l'a parfaitement résumé : "Quand l'émeute montre la misère, l'idiot regarde le Nutella". Un internaute, plus intelligent que d'autres, a remarqué qu'il y avait sans doute une corrélation entre les taux de chômage et les degrés de violence enregistrés.
Cette paupérisation ne devrait faire rire personne.

Le mulot

publié le  29/01/2018

Pour Trump, des chiottes en or

Donald Trump voulait qu'on lui prête, pour la Maison Blanche, le "Paysage enneigé" de Vincent Van Gogh.
La directrice du musée Guggenheim, Nancy Spector, a contre-proposé d'autres... gogues : les toilettes en or massif de l'artiste Maurizio Cattelan.
Il tombera donc autre chose que de la neige à la Maison Blanche.
Mais le président américain pourrait y trouver son compte en évacuant les "pays de merde" qui lui donnent la colique.

Le mulot

publié le  26/01/2018

Récoltes de "prunes" à Paris

Depuis le 1er janvier, à Paris, les FPS (forfait post-stationnement) ont remplacé les traditionnels PV des agents de la mairie.
Le tarif n'est plus le même et les nouveaux prestataires sont d'une efficacité redoutable. Résultat : déjà 50.000 contraventions pour 750.000 contrôles effectués.
Les automobilistes poussent des hauts cris devant ces récoltes, par trop abondantes, de "prunes" indigestes, parfois distribuées à tort. Mais le pire, c'est qu'ils ont le plus grand mal à les payer... en temps et en heure. En cause : des bugs informatiques. Et, au lieu de débourser 35 euros pour un règlement effectué dans un délai de quatre jours, ils se retrouvent souvent avec 50 euros à payer !
Mme Anne Hidalgo se réjouit sans doute de voir tant de forfaits remplir ses caisses, mais elle risque de voir de nombreux bulletins lui manquer dans les urnes.

Le mulot

publié le  23/01/2018

Droit à l'erreur



L'erreur dite de "bonne foi" s'apprête à entrer dans nos vies !
Un projet de loi, débattu mardi au Palais-Bourbon, rendra possible aux particuliers et aux entreprises de se tromper dans leurs déclarations à l'administration sans risquer une sanction dès le premier manquement. Mieux encore : ce sera désormais à l'administration de démontrer la mauvaise foi de l'usager !
Je pense que, là, Emmanuel Macron est vraiment révolutionnaire. C'est un "nouveau monde" qu'il nous invite à découvrir.
Mais toute révolution comporte des risques. Rien ne dit que les différentes mesures annoncées donneront des résultats positifs. On pourrait, au contraire, aboutir à une généralisation des contestations, des litiges, des recours de toutes sortes, et créer ainsi un maquis… contre-révolutionnaire !
Suis-je bête ! Le gouvernement pourra toujours dire que, lui aussi, a droit à l'erreur car il était de bonne foi !

Le mulot, interrogatif.

publié le  22/01/2018

Pont des Soupirs




Le ministre des Affaires étrangères britannique a proposé au président de la République française de construire un pont entre les deux pays.
Vieux rêve ! Plusieurs fois abandonné pour des raisons techniques et surtout financières. Mais aujourd'hui, paraît-il, la construction de 35 kilomètres de route au-dessus de la Manche ne serait plus un défi insurmontable. Les sites Internet, du coup, font défiler sous nos yeux toutes sortes de réalisations spectaculaires en Chine, au Danemark, en Uruguay…
Je m'étonne tout de même. Avoir un tel projet au moment précis où les Britanniques (Boris Johnson, en tête) veulent couper les ponts avec l'Europe est plutôt paradoxal.
Peut-être l'ami Boris a-t-il en tête le célèbre pont des Soupirs de Venise ? Construit au XVIème siècle, il reliait le palais des Doges aux prisons et doit son nom aux soupirs poussés par les condamnés qui voyaient la "Sérénissime" pour la dernière fois.
J'ai compris : les Grands Bretons, en retournant sur leur île, parce que condamnés au Brexit, pourraient ainsi pousser des soupirs en voyant l'Europe pour la dernière fois !

Le mulot, qui s'amuse.


publié le  20/01/2018

NDDL, roman d'(aéro)gare



Les Français adorent les romans-feuilletons !
Regardez l'histoire de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il dure depuis cinquante ans et le suspense ne faiblit pas. L'auteur (un anonyme) multiplie les épisodes les plus surprenants, pour ne pas dire, les plus rocambolesques : rapports d'experts contradictoires, décisions de justice à répétition, consultations populaires biaisées, manifestations violentes, assauts de flicaille, paysages de désolation… Même les personnages sont étonnants. Hier, par exemple, j'ai vu le Vicomte de Vendée, Philippe de Villiers, le Sage de Bordeaux, Alain Juppé, l'altermondialiste hirsute José Bové, l'expert PS des montres Julien Dray, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon applaudir ensemble à l'impressionnante technique d'atterrissage d'Édouard Philippe.
Le feuilleton est-il fini ?
Je vous rassure. Il va redécoller. Il y a la matière : l'indemnisation de Vinci, le devenir des terres, les expulsions annoncées, la réaction des habitants de Saint-Aignan-de-Grandlieu (SADG peut remplacer NDDL !) concernés par l'extension prévue de l'actuel aéroport de Nantes, le sort promis à celui de Rennes Saint-Jacques, le problème de l'articulation entre le ferroviaire et l'aérien, etc.
On en a au moins pour vingt ans !
Chic ! Je vais encore avoir de quoi lire…

Le mulot, qui, par nature, préférera toujours les champs cultivés aux pistes bétonnées.

publié le  18/01/2018

Duflot, du flot !





La Voix du Nord (il était temps !) s'aperçoit que la relecture des interviews par les personnalités politiques qu'elle a interrogées pose de nombreux problèmes : une aseptisation du propos, un réglage de l'argumentation, voire un caviardage, qui transforment l'information du journaliste en communication du politique. Bref, tout le contraire de la déontologie qu'une presse libre, dans un pays démocratique, doit respecter pour se mettre au service du citoyen.
Et voilà que Madame Cécile Duflot, en une série de tweets, vient pleurer dans nos gilets ! Dans une interview à Libération, en septembre 2015, le journal a "élagué" 85% de ses propos, se plaint-elle. Il est donc normal, selon cette femme politique, que l'interviewé ait un droit de regard sur ce qui a été retenu par le journaliste.
Quel droit ? Les journalistes sont des demeurés ? Ils ne savent pas distinguer l'essentiel du superflu ? Les écoles de journalisme ne servent à rien ? Madame Duflot s'est-elle interrogée sur l'intérêt et la qualité de son flot de paroles ?
Je rappelle enfin à Madame Duflot qu'elle a juridiquement la possibilité de contester ce qui a été écrit sur elle : le droit de réponse.

Le mulot, en colère !

publié le  15/01/2018

Ayrault, mais pas héros !




Jean-Marc Ayrault, qui s'active depuis quelques semaines pour le maintien du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, veut donner des leçons au gouvernement : renoncer à un tel investissement serait "opportuniste et tactique", clame-t-il, en demandant à Edouard Philippe de trancher enfin dans ce dossier.
L'ex-premier ministre a eu deux ans, à Matignon, pour nous montrer son courage politique : il a été tellement opportuniste et tactique qu'il a laissé pourrir l'affaire !
Dans le genre "fais ce que je n'ai pas su faire" et "décide ce que je n'ai pas voulu décider", il est difficile de… faire mieux.

Le mulot, agacé.

publié le  15/01/2018

Le "coup de l'ascenseur" !



Il se sent très, très mal, Christophe Castaner !
Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement a des problèmes de relations avec… les femmes.
"J'ai toujours peur… d'une sorte d'américanisation que l'on connaît où jamais un homme ne peut prendre l'ascenseur avec une femme", a-t-il déclaré sur Franceinfo, en évoquant la tribune parue dans Le Monde sur la "liberté d'importuner".
Naïf que je suis, j'ignorais que le "coup de l'ascenseur" avait remplacé le "coup de la panne". Mais je crois que le fin du fin serait le "coup de la panne d'ascenseur".

Le mulot

publié le  13/01/2018




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