Val-de-Marne (94) Société

A Villejuif, Georges Marchais mobilise encore

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georgesmarchais.fr

Le maire de Villejuif, Franck le Bohellec a fait voter la décision de débaptiser le parvis Georges-Marchais pour lui donner le nom du cancérologue Georges Mathé. Les amis de l’ancien leader du Parti communiste français et diverses personnalités se sont élevés contre cette décision. Le tribunal administratif tranchera le 13 janvier 2016.

Plaque hommage sur la place Georges Marchais à VillejuifLa décision du conseil municipal de changer la nomination d’une petite place de Villejuif a été prise le 17 décembre 2014. Un an après, elle n’a toujours pas été appliquée, à cause de l’opposition de nombreuses personnalités dont la fille même du professeur Georges Mathé. Le cancérologue et le député du Val-de-Marne (de 1973 à 1997) s’entendaient bien.  Les deux familles déplorent cette situation. Même le journaliste Jean-Pierre Elkabbach a pris position sur Twitter.

 


Plusieurs députés ont lancé un appel, que l’on peut signer en ligne. Il dit :
 

« Que l’on partage ou non les combats de Georges Marchais, nous considérons la décision de débaptiser la place éponyme inconvenante tant elle porte atteinte à l’esprit républicain et au respect dû à la mémoire de ce parlementaire d’envergure nationale qui a marqué de son empreinte la ville de Villejuif. »


Un site sur Internet rend hommage au leader communiste décédé.


Le tribunal administratif a été saisi. L’instruction de la requête a eu lieu le mercredi 16 décembre. Le résultat est attendu pour le 13 janvier 2016. 

Un peu d’histoire…

Né en 1929, ouvrier dans l’aéronautique, contraint au STO (service du travail obligatoire) en Allemagne de 1942 à 1943, Georges Marchais est embauché à l’usine Voisin, à Issy-les Moulineaux, en 1945. Il adhère au Parti communiste français en 1947. Il entre au bureau politique en 1949. Il se signale en mai 1968 en s’en prenant à Daniel Cohn-Bendit, accusant le mouvement étudiant de vouloir « donner des leçons au mouvement ouvrier ». 
 

En 1972, il signe le Programme commun de gouvernement avec François Mitterrand (PS) et Robert Fabre (PRG). Sur les écrans de télévision, il devient alors la voix du Parti communiste, revendiquant alors de parler au nom des ouvriers. Inlassable débatteur, ses interventions sont très suivies.
 

Il raconte même avec simplicité comment il rompt le Programme commun en juillet 1977, abandonnant ses vacances en Corse. Le fameux : « Liliane, fais les valises, on rentre à Paris. » Il obtient 15% des voix à l’élection présidentielle de 1981. Le secrétaire général du PCF « passe le flambeau » à Robert Hue en 1994. Il est mort le 16 novembre 1997.
 

Fabrice Bluszez







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