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Les incohérences dans la défense de Guéant : primes en liquide et tableaux

Publié le  Par Nina G.

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L'express.fr

Manuel Valls a diligenté une enquête administrative jeudi 2 mai à la demande du Premier ministre. En effet, les déclarations de Claude Guéant soulèvent scepticisme et interrogation.

 

L'enquête confiée à l'inspection générale de l'administration et l'inspection générale de la police nationale aboutira à un premier rapport d'ici une semaine. Et permettra de déterminer l'origine du demi-million de Claude Guéant.
 
L’ancien ministre de l’Intérieur a justifié des dépenses en liquide par des primes reçues de la main à la main alors qu’il était directeur de cabinet Place Beauvau. Il assure qu'il ne s'agissait pas de "fonds secrets" (abolis en 2002), mais de "frais de police" (supprimés en 2006). Et continue de marteler que même si les primes de cabinet ont été supprimées par Lionel Jospin en 2002, ces pratiques ont persisté. Afin de se dédouaner, il assure que ce système a bénéficié à des "milliers de fonctionnaires". 
 
Seulement, des anciens membres du gouvernement Sarkozy – Rachida Dati et Chantal Jouanno notamment - ont catégoriquement nié avoir reçu ce genre de primes en liquide. Similairement, Roselyne Bachelot, s'est désolidarisée de son pair en le traitant gentiment ''de menteur ou de voleur''. Une prise de position lors du Grand 8 – émission où elle officie depuis le lancement de D8 fin 2012 – qui lui a valu de s'attirer les foudres de ses anciens collègues du gouvernement Fillon.
 

Zones d'ombre

 
Guéant lui rétorque qu’elle ''n’y connaît rien et qu’il y avait sous l’ère Sarkozy deux régimes de primes différents''. Ce que dément un autre ancien ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant. 
 
Guéant peine encore à expliquer pourquoi des ministres ont reçu des primes et d'autres non.
Il a indiqué au Parisien que le problème résidait dans les "frais de police". Ceux-ci "n'étaient pas seulement dévolus aux enquêtes et à la surveillance et c'est bien pour ça qu'on y a mis un terme. Cela a d'ailleurs donné lieu à une négociation d'une extraordinaire complexité avec les organisations syndicales".
 
Quant à la vente de ces tableaux, Le Parisien met en doute la valeur des œuvres, estimant que le prix est disproportionné. "J'ai vendu au prix qui m'a été proposé, c'est tout"a-t-il rétorqué.
Claude Guéant assure ne pas avoir déclaré ces 500 000 euros prétextant qu'il existe "un système particulier pour les œuvres d'art". Et d'ajouter : "Mais cette rentrée d'argent a été examinée par Bercy lorsque j'ai pris mes fonctions ministérielles, sans qu'il n'y trouve rien à redire".






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