Monde Economie

Réchauffement climatique (III) : l'agriculture des pays tropicaux fortement menacée

Publié le  Par Patrick Béguier

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Paris Dépêches poursuit l'analyse menée par Bruno Parmentier sur les effets du réchauffement climatique sur l'agriculture et l'alimentation. Le problème sera particulièrement grave, selon ce spécialiste, dans les pays tropicaux.

 
 
 
 
D’après les experts, les pays les plus menacés par le réchauffement climatique sont, dans l’ordre : Bangladesh, Inde, Madagascar, Népal, Mozambique, Philippines, Haïti, Afghanistan, Zimbabwe et Birmanie. Tous sont des pays qui connaissant déjà largement la faim. Or les deux zones critiques, où il faudra augmenter le plus la production, sont justement celles qui seront le plus touchées par les effets du réchauffement : l’Afrique subsaharienne, qui doit impérativement tripler sa production alimentaire et l’Asie qui doit la doubler, particulièrement la péninsule Indo-pakistanaise.
Cela suppose de faire à la fois des investissements considérables d’amélioration et d’adaptation des agricultures tropicales, et de continuer à augmenter la production dans les zones comme l’Europe, où l’on se nourrit déjà correctement et où on fait beaucoup moins d’enfants. Dans les deux cas, deux grands types de solutions peuvent être mis en œuvre : celle qui est à la mode en Amérique, les OGM, technologie qui est à peine au début de son développement, et celle que l’on doit mettre impérativement en œuvre en Europe (puisque l’on y refuse les OGM) : l’agroécologie, ou agriculture écologiquement intensive, qui consiste à intensifier les processus écologiques, comme avant on intensifiait les processus chimiques et mécaniques. Le but est d’arriver à produire au moins autant mais avec beaucoup moins d’intrants, dans les pays d’agriculture efficace comme la France, et de profiter des forces considérables de la nature pour augmenter de façon importante la productivité dans les pays tropicaux, avec des méthodes à faible intensité de capital et faible ponction sur les ressources naturelles.
 

Des cyclones plus violents

 
Une des premières conséquences du réchauffement climatique est la hausse de la température des eaux des mers tropicales, qui est le moteur de la puissance des cyclones (appelé aussi ouragans dans l’Atlantique Nord et typhons en Asie). Ces phénomènes météorologiques extrêmes sévissent depuis toujours dans les zones tropicales. Pour qu’ils se forment, il faut être suffisamment éloigné de l’Équateur, mais avec une mer à plus de 26°C sur 50 m de profondeur. L’air, sur une très grande zone, se met alors en rotation de plus en plus rapide et violente autour d’un cœur en forte dépression. Ces phénomènes se passent pendant l’été, c’est-à-dire de juin à novembre dans l’hémisphère nord et de janvier à avril dans l’hémisphère sud. On estime que le nombre des cyclones restera à peu près stable année après année, mais que leur violence aura tendance à augmenter parallèlement à l’élévation de la température de la mer. Mais le réchauffement modifiera dans ces régions d’autres phénomènes mal connus, dont certains pourront au contraire atténuer la force des cyclones dans certains bassins : phénomène « El Nino », cisaillement des vents à certaines altitudes, courants atmosphériques, etc. La question, qui revient d’actualité à chaque cyclone dévastateur, divise encore profondément la communauté scientifique, qui reste donc prudente.
Ce qui est acquis, c’est qu’ils provoquent sur leur passage des dégâts d’autant plus importants que la surpopulation côtière et la déforestation augmentent et que les infrastructures se développent. Plus il y a de gens, plus il y a de choses à casser, et plus c’est dramatique.
En matière agricole, les cultures sont détruites, soit par la violence du vent qui les a couchés (après le passage d’un cyclone, le problème n’est pas tant qu’il n’y ait plus de bananes mais bien qu’il n’y ait plus de bananiers), soit par les inondations catastrophiques, provoquées par les ruptures des digues (ou par leur absence) dans les terrains plats situés au bord de la mer. Cela affecte en particulier les deltas des grands fleuves qui sont extrêmement fertiles et donc très utilisés pour l’agriculture. La situation est aggravée par le fait que, très souvent, il s’agit d’inondations d’eau salée, laissant des résidus de sel, néfaste à la pousse des plantes et qui met des années à disparaître. Il est clair que dans les années qui viennent, l’agriculture, et plus généralement le développement économique, sera particulièrement menacé par ce phénomène dans les Caraïbes, en Inde, aux Philippines et en Indonésie, dans la péninsule indochinoise, à Madagascar et La Réunion, et dans bien d’autres endroits. On se souvient par exemple qu’en octobre 2012, le cyclone Sandy, après avoir détruit 70 % des cultures d’Haïti, s’est déchainé jusqu’à New York, où l’eau de mer est montée de plus de 4 m. Ou qu’en novembre 2013 Haiyan, le plus violent de l’histoire moderne, a envoyé des vents de 380 Km/h sur les Philippines, un pays de 7 000 îles et 36 000 km de côtes, où 40 % des 100 millions d’habitants vivent avec moins de 2 $ par jour. Dans les pays peu préparés à résister, les cyclones sèmeront de plus en plus souvent la désolation, la pauvreté, les épidémies, puis la faim.
 

La fonte des glaces et des glaciers

 
Indépendamment de ces phénomènes extrêmes, le réchauffement climatique provoque une fonte des glaces, ce qui fait monter le niveau de la mer (sauf pour les glaces du pôle nord, qui flottent déjà !). Ceci met en péril l’agriculture des grands deltas de toutes les rivières du globe, puisque la mer va regagner du terrain. Ce phénomène menace en France des régions comme la Camargue (delta du Rhône, soit 150 000 ha qui sont à moins de 1 m d’altitude), ou la Vendée. En Europe, sont concernés par exemple la quasi-totalité des Pays-Bas (delta du Rhin, où des investissements considérables sont effectués chaque année dans la création et l’entretien de barrages et de digues), et le Sud-ouest de la Roumanie (delta du Danube). 
Mais ces inconvénients ne sont rien à côté de ce qui risque de se passer dans les grands deltas tropicaux, puisque les fleuves y sont beaucoup plus importants, et ont charrié énormément de limon à travers les siècles. Il s’agit donc de zones à la fois très fertiles, très peuplées et très étendues. Le delta du Nil par exemple, un triangle d’un peu plus de 100 km de côté entre Alexandrie, le Caire et Port-Saïd, regroupe un tiers de la population de l’Égypte et produit la moitié de son agriculture ; il risque d’être largement amputé par la montée des eaux. Au Vietnam, le delta du Mékong abrite 17 millions d’habitants et produit la moitié de l’agriculture du pays ; si le niveau de la mer monte de 1 m, il perdra 38 % de sa surface. Le même phénomène menace le Pakistan avec le delta de l’Indus, et la Birmanie avec le delta de l’Irrawaddy.
Le Bangladesh est installé sur le double delta du Gange et du Brahmapoutre. Ce pays, qui compte actuellement près de 150 millions d’habitants et devrait approcher les 200 millions en 2050, n’aura jamais les moyens d’effectuer les travaux titanesques qu’ont fait les Pays-Bas ; il est donc menacé de devoir évacuer purement et simplement le tiers de son territoire. 
Autre effet inverse mais tout aussi dramatique : la fonte des glaciers, dans les plaines en dessous des montagnes, où une agriculture irriguée s’est développée au XXe siècle. D’ici la fin du siècle, au rythme où s’opère cette fonte, nombre de glaciers vont purement et simplement disparaître. Il n’y aura presque plus d’eau l’été dans les rivières, à l’époque où les agriculteurs en ont justement besoin (une part importante de l’eau de ces rivières l’été provient de la fonte des neiges et des glaces). Ceci menace directement la survie des populations dans d’immenses régions, et en premier lieu ceux qui se nourrissent via l’eau des fleuves qui descendent de l’Himalaya, qui permettent une agriculture productive parce qu’irriguée, nourrissant carrément un tiers de l’humanité. Par exemple l’Amou-Daria et le Syr-Daria au Nord, recueillent l’eau de 17 000 glaciers et traversent l’Afghanistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan et le Kazakhstan. Des pays qui ont développé une agriculture tellement irriguée que ces fleuves n’approvisionnent presque plus la mer d’Aral, laquelle, autrefois 4e étendue d’eau du monde, a perdu depuis 1960 75 % de sa surface, 14 mètres de profondeur et 90 % de son volume. Mais aussi l’Indus au Sud-Ouest de l’Himalaya, qui nourrit le Pakistan, ou le Gange et le Brahmapoutre au Sud, dont dépendent l’Inde et le Bangladesh ; si le seul Gange s’assèche l’été, l’approvisionnement en eau de 500 millions de personnes de juillet à septembre ainsi que de 37 % des cultures irriguées en Inde sera directement menacé, d’autant plus qu’en dessous, le niveau de la nappe phréatique souterraine a déjà baissé de 60 m ! On peut poursuivre avec l’Irrawaddy, le Salween et le Mékong au Sud-Est, dont dépendent tous les pays de la péninsule indochinoise, puis le Yangzi (Fleuve Bleu) et le Huang He (Fleuve Jaune) à l’est, dont vit l’immense Chine… 
 

Les déserts avancent

 
Une autre conséquence dramatique du réchauffement climatique, cette fois-ci dans les régions semi arides et en particulier les savanes habitées par des éleveurs nomades, est l’avancée du désert. Dans le Sahel par exemple, une bande très aride de 5 500 km de long au sud du Sahara en Afrique, on estime qu’on ne peut rien cultiver sans disposer d’un minimum de 300 mm de pluie par an. La limite des 300 mm s’est déplacée de 200 km plus au sud dans les dernières décennies. On peut donc dire que le désert a avancé de façon « naturelle » sur une bande de 200 km de large sur 5500 km de long, ce qui, pour donner un ordre de grandeur, représente déjà deux fois la superficie de la France. Que s’est-il passé ? Les populations qui vivaient sur ces territoires ont évidemment migré plus au sud. Dans la bande limite, celle des 300 mm de pluie, la population a donc fortement augmenté, à la fois à cause de la natalité locale et de l’immigration des gens du Nord. La situation écologique de cette région est donc devenue critique. La cohabitation des troupeaux a provoqué un surpâturage qui a empêché la reproduction de la végétation (en fait le cheptel a triplé !). Les maigres arbres qui subsistaient ont été systématiquement coupés pour servir de combustible pour la cuisine. On estime donc que le désert a avancé une deuxième fois de 200 km, cette fois-ci pour des raisons de surpopulation, des hommes et des chèvres ! 
Donc au total le désert du Sahara a avancé de 400 km, et on a perdu en terres habitables l’équivalent de quatre fois la France. Les tensions économiques provoquées par cette situation se sont transformées en tensions sociales (éleveurs nomades contre agriculteurs sédentaires), raciales (Africains du Nord à la peau blanche contre Africains à la peau noire), religieuses (islam chiite contre islam sunnite, islamisme radical contre islam modéré, animisme ou christianisme), et politiques, car, dans cette région, les frontières héritées de la décolonisation ne recouvrent pas les réalités locales… Les conflits armés se sont multipliés, en Mauritanie, au Mali, au Soudan (Darfour), au Sud Soudan, au Tchad, au nord du Nigéria, au Cameroun, au sud de l’Algérie, etc. Et bien évidemment, dans ce contexte, la faim fait des ravages, et la situation a toutes les chances d’empirer dans les décennies qui viennent. De plus, une fois que les derniers arbres ont disparus, les tempêtes de sable s’installent. L’Afrique de l’Ouest émet à elle seule la moitié des poussières du monde entier (qui parfois, après un long détour par l’Atlantique, finissent par arroser la France). Inutile de préciser que ces poussières entrainent des maladies respiratoires considérables dans la région.
Il se passe la même chose en Chine : tout le nord du pays, où vivent 300 millions de personnes, est dans une situation tendue de sécheresse chronique ; les déserts progressent de 2 500 km2 par an, la Mongolie se transforme rapidement en désert de Gobi et les tempêtes de sable atteignent maintenant régulièrement Pékin, une ville de 20 millions d’habitants où l’approvisionnement en eau devient un problème aigu.
De même l’Australie se transforme en un gigantesque désert ; ce pays, qui rêvait d’être un grand pays exportateur de grains, aura de plus en plus de difficultés à l’être.  Et le sud des Etats-Unis, qui était soumis à des tempêtes de sable épouvantables dans les années 1930 (les « dust bowls »), en retrouve également aujourd’hui…
 

Les nappes phréatiques se tarissent

 
Une autre conséquence du réchauffement climatique couplé à une agriculture intensive est l’abaissement, et même le tarissement des nappes phréatiques et l’impossibilité de poursuivre l’extension, voire l’exploitation, des surfaces irriguées qui les utilisent, avec pour conséquence une exacerbation des conflits. Les experts, qui observent une augmentation très forte des prélèvements dans plusieurs nappes importantes (+ 144 % en trente ans aux États-Unis, + 300 % en dix ans en Arabie saoudite, + 100 % en dix ans en Tunisie) prévoient l’épuisement rapide de certaines d'entre elles. L’immense nappe de l’Ogallala, dans le Sud des Etats-Unis (elle a la superficie de l’Espagne), où 200 000 puits ont été creusés pour irriguer 3,3 millions ha, est déjà à moitié épuisée, l’épaisseur de l’eau étant passée de 60 à 30 m. À Islamabad (Pakistan), Guanajuato (Mexique) ou Chanaran (Iran) et dans le Hebei en Chine, le niveau d’eau baisse de plus de 2m/an dans les puits. La conséquence est simple : ces zones, où l’on produit beaucoup de nourriture actuellement, vont à terme baisser fortement leur production. Il est probable qu’on continuera à y manger, mais leur capacité à exporter de la nourriture vers les régions avoisinantes va décliner fortement.
D’une manière générale, la quantité d’eau douce sur Terre reste à peu près constante, soit 3 % seulement de l’eau totale, le reste étant salé, donc impropre à l’agriculture. Et les deux tiers de cette rare eau douce est gelée. Il reste donc en fait à peine 1 % de l’eau réellement utilisable, et la fonction essentielle de cette eau est l’agriculture. Mais la répartition planétaire de cette eau « douce et liquide » va changer. Le réchauffement climatique provoquera une accentuation des extrêmes : toujours plus d’inondations dans certaines zones, et toujours plus de sécheresses dans d’autres. Dans les deux cas, cela rendra plus compliquée la production agricole, et multipliera les conflits régionaux, et probablement internationaux, la plupart des bassins des grandes rivières étant partagés entre plusieurs pays.
Le coût mondial de la sécheresse de l'année 2014 attribué à l'intensification du phénomène El Nino s'élèverait, selon le courtier en réassurance AON Benfield, à 8 milliards de dollars, dont 3 milliards dans la seule Californie, en raison des dommages subis par l'agriculture.
 

De nouveaux risques sanitaires

 
Mais cette liste peu réjouissante n’est pas encore terminée. Le réchauffement provoquera également un risque sanitaire accru, et une aggravation des épidémies et des invasions de criquets. La cohabitation d’un toujours plus grand nombre de personnes et d’animaux dans des régions humides et chaudes favorise l’apparition de virus et de microbes et leur passage des espèces animales à l’homme. L’avion et l’oiseau migrateur se chargent alors de les diffuser « équitablement » sur la planète. Mais, c’est bien entendu dans les régions où les gens sont nombreux, pauvres, déjà mal nourris et sans accès aux soins médicaux que les dégâts seront les plus graves. 
Les insectes nuisibles remontent vers le nord à raison de 3 km/an depuis 1960. Sachant qu'entre 10 et 16 % des cultures mondiales sont déjà perdues à cause de l'action de ces espèces ravageuses qui s'attaquent aux récoltes, une dissémination plus importante constitue une menace croissante pour la sécurité alimentaire mondiale.
Le criquet pèlerin se reproduit à une vitesse considérable lorsque les conditions sont réunies : une femelle peut pondre au cours de sa vie une dizaine de grappes d’une centaine d’œufs, enterrées à quelques centimètres dans le sol ; lorsque les conditions météorologiques sont favorables, ils éclosent tous ensemble. Il se forme alors des essaims qui peuvent rassembler jusqu’à plusieurs dizaines de milliards d’individus, dont chacun mange son poids de végétation chaque jour (environ 2 g), soit des milliers de tonnes de végétation absorbée chaque jour par un gros essaim ! Inutile de dire que là où le criquet passe, la faim règne ensuite. L’invasion qui a sévi en Afrique entre septembre 2003 et juillet 2004 a annihilé la végétation sur 65 000 km² répartis sur neuf pays. Des pays qui avaient déjà du mal à se nourrir : Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Algérie, Libye, Maroc et Tunisie. 
 

Baisse des rendements des céréales, au Sud

 
Signalons enfin que les rendements des principales céréales consommées dans le monde seront affectés négativement par le réchauffement climatique. D’un côté, l’augmentation de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère donnera un coup de fouet aux plantes, et le rayonnement solaire sera accru également, mais ces effets bénéfiques seront plus que compensés pas des « externalités négatives ». D’une part, pour chaque degré au-dessus d‘une température moyenne annuelle de 26°, le rendement des céréales chute de 10 % ; d’autre part, les insectes prédateurs, sans la régulation naturelle exercée par le froid en hiver, se multiplieront, ainsi que les adventices (mauvaises herbes) et les maladies fongiques, comme le mildiou ou la rouille.
L’Asie pourrait perdre 5 à 10 % des récoltes, et l’Afrique plus de 15 %. Là encore, dans ces régions critiques, la lutte contre la faim deviendra donc probablement plus complexe.
Donnons deux exemples tropicaux. Le café Arabica représente actuellement 60 % de la production mondiale de café (4,86 millions de tonnes ont été produites en 2012 pour un montant de 13 milliards d'euros). Or les graines d’arabica poussent dans une fourchette de températures restreinte, de 19°C à 25°C. Quand le thermomètre grimpe davantage, la photosynthèse s'en voit affectée et, dans certains cas, les arbres s'assèchent. Les caféiers pâtissent en outre de la multiplication des périodes de fortes précipitations et de sécheresses prolongées. Au total, les experts estiment que les rendements pourraient baisser de 38 à 90 % d’ici la fin du siècle. 
Autre exemple, encore plus stratégique : le riz, base de la nourriture des populations locales, est cultivé sur 142 millions d’hectares en Asie. Les experts estiment que sur ce total, 16 millions sont menacés par la salinité, 22 millions par les inondations et 23 millions par la sécheresse. Et d’ici 2050, on prévoit entre 15 et 20 % de baisse des rendements de la culture irriguée de riz dans les pays en développement (et 30 % pour le blé irrigué)…
Il reste encore plus de 800 millions d’affamés sur la planète ; nous attendons 2 à 3 milliards de terriens de plus dans les décennies qui viennent. Ces immenses défis devraient remettre l’agriculture au centre des préoccupations des dirigeants de la planète et, finalement, de chaque citoyen !
 
À lire : 
Réchauffement climatique : l'agriculture victime, cause et… solution (Paris Dépêches, le 28 octobre 2015)
Réchauffement climatique (II) : la pêche en grave danger (Paris Dépêches, le 4 novembre 2015)
À venir :
Réchauffement climatique (IV) : l'agriculture moderne aggrave la situation (Paris Dépêches, le 18 novembre 2015)
 






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