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Sports : 2015 de A à Z

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Du A des affaires au Z de Zlatan en passant par le M de Manaudou, c’est l’abécédaire du sport en 2015.

A comme affaires. Benzema-Valbuena et le chantage à la sextape, Platini et ses deux millions suisses pas trop clairs, Beckenbauer soupçonné de corruption, le football est le roi des affaires 2015. N’oublions pas le futur procès en appel dans l’affaire des paris suspects du hand et le scandale de l’athlétisme et de son ex-président Lamine Diack (et de ses fils) qui aurait (ent) couvert le dopage en Russie et ailleurs. Comme dirait Gégé, « Vive le sport ! »

B comme Boudjellal. Le bouillant président du RC Toulon a multiplié les déclarations fracassantes sur l’état du rugby français. Parfois de mauvaise foi et excessif mais souvent dans le vrai, il défend avant tout son club et son système. Dérangeant ou pas, Toulon a ramené le 2 mai sa troisième Coupe d’Europe consécutive sur la rade. Chapeau !

C comme choix. Les bons, ce sont ceux  de Pierre-André Gignac et Hatem Ben Arfa. Le premier est devenu champion avec les Tigres de Monterey, le second s’est reconstruit à Nice. Et les deux sont de retour en Bleu. Le mauvais, c’est pour Florian Thauvin qui, après l’OM, ne s’est pas plus intégré à Newcastle ;  il est la cible préférée de la presse anglaise.

D comme disparition. Celles, dramatiques, en Argentine de Florence Arthaud, Camille Muffat et Alexis Vastine dans l’accident d’hélicoptère lors du tournage de l’émission jeu de TF1 ‘’Dropped’’ en mars. Autre disparition, celle de Jules Bianchi décédé neuf mois après son accident de F1 au Japon.

E comme ennui.  1er Hamilton, 2e Rosberg ou l’inverse ; et 3e (souvent) Vettel. On s’est fichtrement ennuyé en F1 avec les intouchables Mercedes. Alonso, lui, se morfond en fond de grille chez McLaren. Même ennui pour le Tour de France avec un Froome qui écrase la course d’entrée et des étapes stéréotypées en plaine comme en montagne. Où sont les grandes envolées ?

F comme Fourcade. Avec un extraordinaire 19/20 au tir, Martin Fourcade a été sacré champion du monde de l‘individuelle le 12 mars en Finlande. Dix jours plus tard, il remportait en Russie son quatrième globe de cristal consécutif, une première dans le monde du biathlon. Et tout ça après une sournoise mononucléose.

G comme Gasol. Nicolas Batum a eu beau réussir un extraordinaire panier à trois points et pousser l’Espagne aux prolongations, les Français, avec un Parker en demi-teinte, ont dû plier. Car avec 40 points et 11 rebonds, Pau Gasol a été leur bourreau le 17 septembre en demi-finale de l’Euro de basket et le grand artisan de la victoire espagnole. Un ‘’grand’’ monsieur !

H Comme handball. Après les ‘’Bronzés’’,  les ‘’Barjots’’ et les ‘’Costauds’’, c’est au tour des ‘’Experts’’. Les Français règnent sur le handball mondial : huit titres (trois mondiaux et européens, et deux olympiques) en dix ans. Dernière levée, l’or mondial le 1er  février à Doha devant un surprenant Qatar. Qui les arrêtera ?

I comme invincibles. Une huitième couronne mondiale le 29 août à Astana (Kazakhstan) qui s’ajoute à ses quatre titres européens et  olympique,  Teddy Riner n’est pas rassasié. « J’ai envie de devenir ce judoka invincible qui décide, quand il a envie, la technique qu'il a envie de mettre. » Autre invincible, Novak Djokovic : quatre-vingt trois victoires dont trois en Grand Chelem (battu à Roland-Garros) et un quatrième Masters d’affilée. Qui dit mieux.

J comme Juventus.  On attendait le Real ou le Bayern. Et c’est la Juve qui est allée en finale de la Ligue des champions. Mais le club italien n’a rien pu faire le 6 juin face aux Barcelonais de Messi (1-3). A Berlin, la Vieille Dame perdait ainsi sa sixième finale de C1. Drôle de  record ! Mais elle a gardé Pogba que toute l’Europe convoite.

K comme Kingsley Coman. En 2014, il a quitté le PSG pour la Juventus avec laquelle il sera champion 2015 et vainqueur de la Coupe d’Italie. Mais le Bayern, qui avait un œil sur lui, se l’ai fait prêter par les Italiens.  Et à Munich, Kingsley Coman a déjà marqué quatre buts et a séduit Rummenige. Le voilà en Bleu. Belle ascension !

L comme Lomu. L’hommage que lui a rendu la Nouvelle-Zélande a été à la hauteur de ce qu’il a été. Bien sûr, un joueur qui a révolutionné le rugby en imposant puissance et rapidité. Mais surtout un homme de cœur. Ses dernières paroles ont été pour la France après les attentats du 13 novembre. Il est parti en revenant chez lui après le Mondial anglais.

M comme Manaudou. Ca y est, il s’est enfin décidé. A Rio, l’été prochain, il doublera 50 et 100. Mais que d’hésitations ! N’empêche Florent est devenu le leader de la natation française avec pas moins de trois titres (50 libre et papillon et 4x100) en août aux Mondiaux de Kazan. Sa sœur, elle, a débuté au micro. Elle était plus à l’aise dans l’eau !

N comme N’Gapeth.  On aurait pu aussi le placer dans le A des affaires en raison de ses écarts dans la vie civile… Mais sportivement, il n’est pas loin de devenir l’un des meilleurs volleyeurs du monde. On retiendra notamment son point de génie, dos au filet, qui donnait le 17 octobre le titre européen à une équipe de France au sommet de son sport.

O comme Ogier. Quand on parle rallye, c’est toujours un Sébastien. Après les neuf titres de Loeb, c’est au tour d’Ogier de régner sur le bitume, la terre et la neige. Avec huit victoires et dix podiums, Sébastien Ogier a remporté, avec Julien Ingrassia, son troisième titre consécutif de champion du monde. Sur les traces de son aîné ?

P comme PSG. Le Paris SG, bien sûr, qui  a tout remporté dans l’Hexagone : champion de L1 malgré un Lyon accrocheur jusqu’au bout, coupes de France et de la Ligue, match des champions… Seul accroc, en quart C1, face au Barça il est vrai. Invaincu en L1 cette saison, le PSG  n’a actuellement plus d’adversaire en France. Reste l’Europe…

Q comme Quinze de France. Il y croyait pourtant Philippe Saint-André. Mais après un Tournoi décevant et des matches de poules peu séduisants, son système de jeu a explosé en quart de finale. Le 17 octobre, les Français, impuissants, ont été humiliés par les All Blacks (13-62). A oublier ? Sûrement pas ! S’en souvenir pour rebâtir. A Noves de jouer !

R comme retraités.148 sélections, deux  Coupes du monde pour le Néo-Zélandais Richie Mc Caw, trois titres de grand chelem en double pour Mickael Llodra, 41 sélections en Bleu pour Djibril Cissé, deux Giro et autant de podiums sur le Tour pour Ivan Basso,  trois coupes du monde et un titre olympique en combiné nordique pour Jason Lamy-Chappuis, 71 sélections, 34 buts, champion du monde et d’Europe pour le buteur David Trézeguet. Merci champions !.

S comme sensation. Inédit: une équipe africaine sélectionnée pour le Tour de France. Mais plus encore que la participation du team sud-africain MTN-Qhubeka à la grande boucle, c’est la présence des deux Erythréens Daniel Teklehaimot  et Merhwal Kudus qui a fait sensation. Et en prime, Teklehaimot  meilleur grimpeur quelques jours…

T comme Tsonga. S’il n’est ‘’que’’ numéro 2 français derrière Richard Gasquet, Jo-Wilfried Tsonga reste pour le grand public le leader du tennis hexagonal. Mais un leader de coton. Car voilà, le Manceau pêche de trop d’inconstance. Et s’il a atteint la demi-finale à Roland-Garros, un quart à l’US Open, battu Nadal en demie à Shangaï  et gagné à Metz, cela n’a pas suffi pour déchaîner les passions. Allez ‘’Djo’’ !

U comme Usain Bolt. On le disait dans le doute. De petits pépins en gênants bobos en passant par de sournoises douleurs, il n’avait couru qu’une fois sérieusement avant Pékin. L’ex-banni (pour dopage) Justin Gatlin allait mettre fin à son règne. Tu parles ! Aux Mondiaux en août, Usain Bolt a  ajouté  un nouveau triplé (100, 200, 4x100) à sa riche collection. Rendez-vous à Rio !

V comme volley. On l’a vu plus haut (N comme N’Gapeth), les volleyeurs français ont tout gagné cette saison. La Ligue mondiale en battant le les Brésiliens en finale et l’Euro en dominant les Bulgare chez eux. Et malgré cela, les Bleus ne sont toujours pas qualifiés aux Jeux. Il leur faut passer par un tournoi de qualification dès ce début janvier. Ridicule !

W comme Wawrinka et Williams. Il a  fallu qu’un Suisse autre que Federer se mette en travers de la route du Grand Chelem de l’insaisissable Djokovic. C’était le 7 juin et Wawrinka domptait l’indomptable en quatre sets. Quant à Serena Williams, touchant au but du Grand Chelem, elle a chuté à la surprise générale, le 11 septembre à l’US Open face à l’Italienne Roberta Vinci.

X comme… Gourcuff et Ribery. Yoann Gourcuff a beau avoir signé au Stade Rennais, on attend toujours de le voir sur la pelouse du Roazhon Park. Quant à Ribery, après une petite rentrée au Bayern, il a rechuté musculairement. Ce sont les X de l’année 2015.

Y comme Yannick Noah. Ca y est, il est revenu ! L’emblématique tennisman français a délaissé pour quelques temps la chanson pour revenir sur la scène de la Coupe Davis. Avec la ferme intention de la gagner. Avant d’imposer son autorité, il a déjà remporté une victoire : les Français joueront le Canada en Guadeloupe ! Quand Yannick veut…

Z comme … Zut, On a failli l’oublier. On le dit vieillissant mais il est toujours là. Un jour, c’est sa dernière année avec ce maillot, le lendemain, il va rester. On l’annonce à Manchester, au Milan AC et même au Qatar. Il laisse parler. Et dit qu’il vit « dans la meilleure ville d’Europe ». Alors c’est Z c’est comme Zlatan.







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