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SportHebdo : le rugby en danger

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Trois morts en six mois, le rugby est en danger. A part ça, pas grand-chose mais quelques nouvelles et des bons mots. C’est l’actualité sportive vue au-delà du simple résultat…

Adrien, 17 ans ; Louis, 21 ans ; et maintenant Nicolas, 18 ans…Trois morts en un peu plus de six mois, quatre en un an* ! Morts de leur passion, morts du jeu, morts du rugby.  Mort d’un traumatisme crânien au lendemain d’un match, mort de plusieurs pertes de connaissances ; mort d’un traumatisme cervical et d’une anorexie cérébrale… Non, ce n’est pas parce qu’ils sont jeunes, trop peu aguerris et pas encore résistants ; non ce n’est pas une mauvaise série, non, ce n’est pas la fatalité. Oui, le rugby a tué et, s’il n’ouvre pas les yeux,  il tuera encore. Oh, bien sûr, depuis quelques années, il s’est donné bonne conscience en instaurant les protocoles commotion pour sortir un joueur dans le ‘’coltar’’ et le mettre au repos quelques jours, voire quelques semaines.  Mais surtout, le rugby  s’endurcit toujours plus et s’installe dans une certaine violence. Les contacts sont de plus en plus saisissants, les plaquages dits haut de plus en plus nombreux. « Le plaquage haut poursuit deux objectifs : tuer le ballon pour tuer le mouvement et faire mal au porteur pour l’atteindre psychologiquement », affirme Serge Collinet, agrégé d’EPS et éducateur réputé, dans le Journal du Dimanche (16 décembre) suggérant d’interdire tout plaquage au dessus de la ceinture ! Quant aux tampons, marque de fabrique du rugby, ils deviennent hallucinants soulevant des ‘’oooohhh’’ d’effroi dans le public quand ce ne n’est pas de… l’admiration. Comme au temps de Jonah Lomu, véritable bête de rugby, qui fonçait droit devant, inarrêtable, effrayant et renversant tout sur son passage. Il a révolutionné le rugby, a-t-on pu lire et dire. Peut-être s’est-on tout simplement trompé…
Depuis que le rugby est passé professionnel, les gabarits ont augmenté rapporte Pierre-Michel Bonnot dans L’Equipe (14 décembre) s’appuyant sur une étude du site rugby-en-melee.com :  12,5 centimètres et 18 kilos ! Deux ans après une correction face aux Springboks (52-10 en 1997), le rugby français a constaté son retard physique. « On a commencé à faire de la musculation à outrance en oubliant que ce sont les neurones qui doivent travailler en premier », analyse Pierre Villepreux (Journal du Dimanche, 16 décembre). Et le jeu s’en est ressenti. Les envolées de trois-quarts, les slaloms, les combinaisons d’attaque, les relances impossibles, les essais du bout du monde, tout cela, oublié et rangé dans l’armoire des souvenirs de la vieille époque.  Sport de contact certes, mais  pas sport de rentre-dedans comme si foncer tête baissée sur l’adversaire était devenu le passe-partout. Aujourd’hui, on ne parle plus que de brèches, de perforations, de passes après contact mais plus jamais de french-flair ou d’adresse. « On s’est exclu la spécificité de ce jeu qui combine affrontement et évitement » », constate encore l’ex-entraîneur (avec Jean-Claude Skrela) du XV de France.
« J’aimerais qu’on protège mes joueurs et que  mes gabarits soient  un peu moins costauds » s’inquiète Ugo Mola, l’entraîneur de Toulouse (L’Equipe 14 décembre). Quant à Guilhem Guirado, capitaine des Bleus, il reconnaît humblement qu’avant chaque match, il prie ; et pas forcément pour la victoire…
Non, le rugby n’est pas un sport de fillette. Mais oui, il y a urgence à ce que la mort ne vienne plus faucher sur les pelouses de rugby…
*Adrien Descrulhes, 17 ans, joueur de Billon (Puy-de-Dôme), mort le 20 mai ;  Louis Fajfrowski, joueur d’Aurillac( Cantal), mort le 10 août : Nicolas Chauvin, 18 ans, joueur du Stade Français (Ile-de-France), mort le 12 décembre.  En septembre 2017, Eric Montety, joueur de Saint-Affrique (Aveyron, mort d’une rupture d’anévrisme après avoir plaqué un adversaire.

A part ça. A part ça, après 33 Tours, 13 Jeux et 15 Roland-Garros avec Europe1 et France Télévision, Jean-René Godart va prendre sa retraite à 68 ans. C’était une voix. On le surnommait Jean-René Bavard. Après lui, ce sera peut-être ‘’Met-le-son-moins-fort’’ ; oh, pardon, Nelson Monfort…
A part ça, selon le Canard Enchaîné, Merv-Ann Thomson, du journal de Saint-Kitts aux Caraïbes et Abdou Doina, du journal des Comores, et quelques autres de lointaines contrées, n’auraient pas pu voter au Ballon d’Or, vu qu’ils ne travaillaient plus dans ces journaux où y étaient inconnus ! Certes gênant mais on peut imaginer que ce n’est pas ce qui a faussé l’élection de Luka Modric…
A part ça, une deuxième femme vient de s’installer dans le fauteuil prisé d’une ligue de football ; après Nathalie Boy de la Tour en France, c’est au tour de Susanna Dinnage, de présider aux destinées de la très puissante Premier League anglaise. Et après ça, qui nous dira que le foot est une affaire d’hommes…
A part ça, Sébastien Loeb participera à six rallyes du championnat du monde avec Hyundai. D’accord,   c’est tout bon pour le spectacle mais ne lui en déplaise et même si le règlement l’y autorise, on peut se poser la question de l’équité sportive…

Ils l’ont vraiment dit. « Elles nous prennent un peu trop pour des jambons », de la handballeuse des Bleues, Alexandra Lacrabère, avant la finale de l’Euro ; et finalement, ce sont les Bleues qui ont mangé les Russes…

 

Adrien, 17 ans ; Louis, 21 ans ; et maintenant Nicolas, 18 ans…Trois morts en un peu plus de six mois, quatre en un an* ! Morts de leur passion, morts du jeu, morts du rugby.  Mort d’un traumatisme crânien au lendemain d’un match, mort de plusieurs pertes de connaissances ; mort d’un traumatisme cervical et d’une anorexie cérébrale… Non, ce n’est pas parce qu’ils sont jeunes, trop peu aguerris et pas encore résistants ; non ce n’est pas une mauvaise série, non, ce n’est pas la fatalité. Oui, le rugby a tué et, s’il n’ouvre pas les yeux,  il tuera encore. Oh, bien sûr, depuis quelques années, il s’est donné bonne conscience en instaurant les protocoles commotion pour sortir un joueur dans le ‘’coltar’’ et le mettre au repos quelques jours, voire quelques semaines.  Mais surtout, le rugby  s’endurcit toujours plus et s’installe dans une certaine violence. Les contacts sont de plus en plus saisissants, les plaquages dits haut de plus en plus nombreux. « Le plaquage haut poursuit deux objectifs : tuer le ballon pour tuer le mouvement et faire mal au porteur pour l’atteindre psychologiquement », affirme Serge Collinet, agrégé d’EPS et éducateur réputé, dans le Journal du Dimanche (16 décembre) suggérant d’interdire tout plaquage au dessus de la ceinture ! Quant aux tampons, marque de fabrique du rugby, ils deviennent hallucinants soulevant des ‘’oooohhh’’ d’effroi dans le public quand ce ne n’est pas de… l’admiration. Comme au temps de Jonah Lomu, véritable bête de rugby, qui fonçait droit devant, inarrêtable, effrayant et renversant tout sur son passage. Il a révolutionné le rugby, a-t-on pu lire et dire. Peut-être s’est-on tout simplement trompé…
Depuis que le rugby est passé professionnel, les gabarits ont augmenté rapporte Pierre-Michel Bonnot dans L’Equipe (14 décembre) s’appuyant sur une étude du site rugby-en-melee.com :  12,5 centimètres et 18 kilos ! Deux ans après une correction face aux Springboks (52-10 en 1997), le rugby français a constaté son retard physique. « On a commencé à faire de la musculation à outrance en oubliant que ce sont les neurones qui doivent travailler en premier », analyse Pierre Villepreux (Journal du Dimanche, 16 décembre). Et le jeu s’en est ressenti. Les envolées de trois-quarts, les slaloms, les combinaisons d’attaque, les relances impossibles, les essais du bout du monde, tout cela, oublié et rangé dans l’armoire des souvenirs de la vieille époque.  Sport de contact certes, mais  pas sport de rentre-dedans comme si foncer tête baissée sur l’adversaire était devenu le passe-partout. Aujourd’hui, on ne parle plus que de brèches, de perforations, de passes après contact mais plus jamais de french-flair ou d’adresse. « On s’est exclu la spécificité de ce jeu qui combine affrontement et évitement » », constate encore l’ex-entraîneur (avec Jean-Claude Skrela) du XV de France.
« J’aimerais qu’on protège mes joueurs et que  mes gabarits soient  un peu moins costauds » s’inquiète Ugo Mola, l’entraîneur de Toulouse (L’Equipe 14 décembre). Quant à Guilhem Guirado, capitaine des Bleus, il reconnaît humblement qu’avant chaque match, il prie ; et pas forcément pour la victoire…
Non, le rugby n’est pas un sport de fillette. Mais oui, il y a urgence à ce que la mort ne vienne plus faucher sur les pelouses de rugby…
*Adrien Descrulhes, 17 ans, joueur de Billon (Puy-de-Dôme), mort le 20 mai ;  Louis Fajfrowski, joueur d’Aurillac( Cantal), mort le 10 août : Nicolas Chauvin, 18 ans, joueur du Stade Français (Ile-de-France), mort le 12 décembre.  En septembre 2017, Eric Montety, joueur de Saint-Affrique (Aveyron, mort d’une rupture d’anévrisme après avoir plaqué un adversaire.

A part ça. A part ça, après 33 Tours, 13 Jeux et 15 Roland-Garros avec Europe1 et France Télévision, Jean-René Godart va prendre sa retraite à 68 ans. C’était une voix. On le surnommait Jean-René Bavard. Après lui, ce sera peut-être ‘’Met-le-son-moins-fort’’ ; oh, pardon, Nelson Monfort…A part ça, selon le Canard Enchaîné, Merv-Ann Thomson, du journal de Saint-Kitts aux Caraïbes et Abdou Doina, du journal des Comores, et quelques autres de lointaines contrées, n’auraient pas pu voter au Ballon d’Or, vu qu’ils ne travaillaient plus dans ces journaux où y étaient inconnus ! Certes gênant mais on peut imaginer que ce n’est pas ce qui a faussé l’élection de Luka Modric…
A part ça, une deuxième femme vient de s’installer dans le fauteuil prisé d’une ligue de football ; après Nathalie Boy de la Tour en France, c’est au tour de Susanna Dinnage, de présider aux destinées de la très puissante Premier League anglaise. Et après ça, qui nous dira que le foot est une affaire d’hommes…


Ils l’ont vraiment dit. « Elles nous prennent un peu trop pour des jambons », de la handballeuse des Bleues, Alexandra Lacrabère, avant la finale de l’Euro ; et finalement, ce sont les Bleues qui ont mangé les Russes…
« Il l’a refondé (le club) sur un modèle qui, aujourd’hui,  ne marche plus », de  Bernard Lemaître, nouvel actionnaire du RC Toulon,  à propos de Mourad Boudjellal, le président du club varois ; mais rassurez-vous, les deux hommes s’entendent bien…
« Elle est où ta médaille d’or ? », de Manon Fourcade, 3 ans, qui s’étonnait de ne pas voir son père gagner vendredi ; voilà pourquoi  Papa Martin s’est retourné samedi en pointant son doigt vers sa famille avant de filer lers la victoire de la poursuite ; ah ! les gosses…(Sources : L’Equipe, Aujourd’hui, Journal du Dimanche, sites internet).
« J’attends de lui qu’il joue bien et qu’il ait un impact positif sur le jeu et l’équipe dont certains joueurs n’ont pas beaucoup d’heures de vol », de José Mourinho en parlant de Paul Pogba ; ben lui, ses heures de vol ne l’ont pas empêché de se faire virer de Manchester United ! Du coup de ‘’Special One’’ (autoproclamé), Mourinho est devenu ‘’Spécial out’’ (titre de Une de l’Equipe du 19 décembre).
(Sources : L’Equipe, Aujourd’hui, Journal du Dimanche, sites internet).







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