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SportHebdo : des millions pour une barre

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Ils l’ont déclaré sur les terrains et dans les salles, en conf’de presse, ils l’ont écrit dans la presse, ils l’ont dit sur les antennes, on l’a vu à la télé : l’actualité sportive vue au travers des mots et d’un autre œil.

« Quand je dis qu’aucun humain n’a de limite, ce n’est pas qu’une affaire de performance, c’est une question d’état d’esprit ». Même si le temps ne sera pas officiellement homologué parce que non réalisé en compétition et dans des conditions particulières, Eliud Kipchoge, aidé de 41 "lièvres" (tous en maillot d’Ineos et en training rose…) qui se relayaient par groupe de sept sous les 4,8 kilomètres, a fait tomber la barre mythique des 2 heures au marathon : 1h59’40’’ sur le parcours extra-plat et abrité du vent de Vienne (Autriche). Il a peut-être un peu raison, le mental étant, on le sait, une des clés de la réussite sportive. Mais il oublie quand même de dire que son exploit historique est aussi une affaire de gros sous, très gros sous. Aurait-il réussi sans les millions d’euros (on évoque un budget de près de 20 millions !) de Jim Radcliffe, le désormais grand argentier du sport*, et producteur de cet événement…
Cela dit, on ne peut que saluer cette performance qui marquera l’histoire de l’athlétisme et de la course à pied. « L’athlétisme meurt, il n’y a plus d’argent, il se fait dépasser par d’autres sports », a affirmé Jos Hermens, son agent (L’Equipe du 13 octobre, article de Nicolas Herbelot). A en juger par l’impressionnant public qui a assisté à l’événement, on peut penser que c’est avec de tels événements qu’on pourra le relancer et chasser les records. Après tout, souvenons-nous qu’il n’y a pas si longtemps des coureurs de demi-fond n’hésitaient pas à faire appel à des lièvres pour tenter de descendre un record. Il n’en reste pas moins qu’il faut rester prudent en la matière et se garder de faire de l’athlétisme un sport-spectacle à grand renfort d’argent-roi, ce qui pourrait être une porte ouverte à tous les excès…
*Patron d’Ineos, géant de la pétrochimie, l’homme le plus riche d’Angleterre est également propriétaire des clubs de foot de Nice et Lausanne, de l’équipe cycliste d’Ineos (ex-Sky) et grand partenaire du défi britannique de l’America Cup.




Cash. « En l’exportant, contre toute raison météorologique, au Japon à la saison des typhons, les loups de la World Rugby n’ont pensé qu’à faire tourner plus fort leur machine à cash ». On ne se lasse pas de lire Pierre-Michel Bonnot qui ose écrire dans ses éditos de L’Equipe ce que beaucoup de rugbymen pensent tout bas. Non mais comment se fait-il que les organisateurs de ce Mondial n’aient pas prévu de plan B. Du coup, on n’a pas eu notre ‘’Crunch’’ préféré entre la France et l’Angleterre a fondu et l’Italie  (voir ci-dessous) a été privée de l’affrontement toujours enrichissant contre les Blacks. Le rugby n’en sortira pas grandi mais les caisses de la fédé internationale sont un peu plus remplies…

Typhon. « Si la Nouvelle-Zélande avait eu besoin de quatre ou cinq points contre nous, le match n’aurait pas été annulé ». Sergio Parisse, emblématique joueur du Quinze des Azzuri en avait gros sur la patate après l’annulation du match All Blacks-Italie. Certes, réaliste, il se doutait bien que les Italiens auraient été battus. Mais ils auraient quand même préféré jouer contre les maîtres du rugby…  Cela dit, le match Japon-Ecosse, un moment menacé d’annulation, a finalement pu se jouer. Pour notre plus grand plaisir grâce à des Japonais qui, à Yokohama, ont fait souffler un vent de folie sur les Ecossais (28-21) pour accéder pour la première fois de leur courte histoire rugbystique aux quarts de finale du Mondial. Dimanche, c’était le typhon nippon. Les Sud-Africains n’ont qu’à bien se tenir…

Choix. « On est en train de rectifier le tir. Et en général, on ne se trompe pas deux fois à Lyon ». L’Olympique lyonnais qui s’est séparé de Sylvinho, a trouvé son nouvel entraîneur. Après avoir contacté José Mourinho ( trop cher), rencontré Laurent Blanc (trop exigeant pour son staff), Jocelyn Gourvennec (manque d’expérience européenne…), le président Aulas a choisi Rudi Garcia. L’ex-coach de l’OM l’aurait joué finement en acceptant (selon L’Equipe) de collaborer avec le staff actuel sans emmener avec lui tous ses habituels adjoints. En tout cas, le bonhomme a du pain sur la planche, Lyon n’occupant qu’une peur glorieuse 14e place en Ligue 1, à douze points du PSG et dix du deuxième Nantes. Allez, au boulot Rudi…
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, sites internet).







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