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PSG : Au bout de l’ennui à Ajaccio

Publié le  Par Un Contributeur

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Qu’il était mauvais, ce match du PSG hier soir à Ajaccio. Match nul en tout point, dans lequel Lavezzi s’est fait exclure peu après l’heure de jeu. Il va falloir attendre encore quelques matchs pour voir la machine se mettre en route.- Par Raphaël Didio

 

 

Après s’être fait surprendre par Lorient au Parc la semaine dernière, les joueurs parisiens avaient à cœur de se racheter et de récupérer les trois points hier soir au stade François-Coty. Mais avec quelques absences préjudiciables dont ses deux nouvelles stars (Ibrahimovic, Thiago Silva et Motta, Sissoko), Paris a démontré qu’il était encore loin d’être prêt. Depuis la victoire facile face à Stegersbach (9-0) pour le premier amical de la saison, Paris a enchainé quatre nuls en amicaux et d’en rajouter deux supplémentaires en Ligue 1 pour débuter la saison.

 

Lavezzi n’aura pas su faire la différence, récoltant même un rouge à l’heure de jeu (ici avec Ricardo Faty). Photo : AFP 6 – Pascal Pochard-Casabianca

 

Paris comme Ajaccio n’ont jamais donné la sensation de vouloir récupérer les trois points. Chacun campant sur ces positions, Ajaccio restant bien en place et évitant ainsi à Paris beaucoup plus de libertés sur le terrain, les Parisiens auraient pu/dû ouvrir le score à la 27ème minute. Sur une superbe ouverture de Pastore, Nenê lancé côté droit, rentre dans la surface, fixe son vis-à-vis et trouve Jérémy Ménez seul aux six mètres d’une superbe passe du gauche. L’international Français bute sur un réflexe incroyable d’Ochoa. Un immanquable regrettable, car à 1-0, le match serait probablement devenu plus ouvert, ce qui aurait été incontestablement à l’avantage des Parisiens.

 

Car territorialement, les Parisiens ont souffert. 62% de possession de balle en faveur des Ajacciens au bout d’un quart de jeu. Le PSG était alors coupé en deux, les milieux se positionnant très bas ne parvenaient pas à ressortir le jeu vers leurs attaquants. Ezequiel Lavezzi a livré une copie très en-deçà des attentes à son égard. L’absence d’Ibrahimovic se ressent déjà cruellement, aucun ne parvenant à conserver le ballon, tout en faisant preuve d’une absence de détermination dans les duels.

 

Seul Matuidi semblait motivé, ratissant un bon nombre de ballons, pressant continuellement ses adversaires. Chantôme jouait par intermittence même si sa seconde période était plus intéressante. Les latéraux n’ont rien proposé. Pastore a joué nonchalamment, comme à son habitude, capable de gestes merveilleux comme son ouverture pour Nenê mais aussi un petit pont merveilleux en fin de match, ou de rater des passes facile et de ne pas peser lourd dans la récupération du ballon. 

 

 

 

Un match à oublier. Bordeaux et Lille en ligne de mire.

 

Au retour des vestiaires et probablement après une bonne soufflante de Carlo Ancelotti, les Parisiens se devaient de revenir dans le match avec de meilleures intentions. A la 53ème Mamadou Sakho, coupable d’une mauvaise relance à vingt-cinq mètres de son but, manque ensuite son interception sur Pierazzi et voit partir dans son dos Eduardo qui croise sa frappe et trouve le poteau de Sirigu, qui détourne du bout des gants le ballon. Première frayeur, synonyme de catastrophe en prévision ou bien d’un nouveau sursaut d’orgueil des joueurs, coutumiers du fait la saison passée.

 

Le jeune arbitre Clément Turpin a d’abord exclu à la 59ème minute Ezequiel Lavezzi. L’-ex Napolitain saute les deux pieds en avant, touchant légèrement André, qui en rajoute beaucoup. Expulsion somme toute logique, qui précède celle de Carlo Ancelotti. Suite à une faute sur Javier Pastore, Ancelotti fou de rage tape dans une bouteille située devant lui. Le coach parisien se fait alors exclure à son tour par Clément Turpin, peu enclin à tempérer Ancelotti. On ne parlera pas de la petite dizaine des minutes d’interruption à deux minutes du terme, les lumières s’étant soudainement éteintes dans l’enceinte François-Coty. Une spéciale qu’on retrouve très justement dans quelques petits clubs du Sud, incapable de s’assurer un groupe électrogène résistant à la chaleur…

 

Ici avec Ancelotti, Thiago Silva, arrivé pour la première fois au Camp des Loges ce jeudi, sera titulaire dès le week-end prochain. Photo : Jean-Marie Hervio/PSG

 

 

Et puis plus grand-chose, finalement. Une frappe de Gameiro entrée en jeu en lieu et place de Ménez. Puis de Nenê, à un quart d’heure de la fin par un Marco Verratti encore surprenant et qui devrait rapidement gagner ses galons de titulaires s’il continue sur cette lancée. Les Ajacciens ont frappé dix fois aux buts contre neuf pour les Parisiens. Paris recevra Bordeaux la semaine prochaine au Parc des Princes, dimanche à 21H. Les Bordelais arriveront trois jours après une rencontre d’Europa League à Belgrade qui devrait pomper sur leurs organismes. Mais les Girondins réussissent souvent face au PSG depuis plusieurs saisons. L’an passé, les deux matchs se sont terminés sur le score nul de 1-1.

 

Thiago Silva sera aligné sur le terrain. Aux côtés d’Alex ou Sakho ? Il faudra scruter attentivement les propos d’avant match de Carlo Ancelotti. Zlatan Ibrahimovic sera lui aussi de retour, et probablement Thiago Motta, blessé depuis la finale de l’Euro face à l’Espagne. Avec ses trois cadres sur le terrain, Paris se doit de gagner. Pour se rassurer, mais aussi pour préparer le premier grand choc de la saison au Grand Stade, pour affronter le LOSC, son dauphin d’ores et déjà proclamé.

 

Raphaël Didio







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