Grand Paris Sport

SportHebdo : Iaorana Paris !

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Ils l’ont déclaré sur les terrains et dans les salles, en conf’de presse, ils l’ont écrit dans la presse, ils l’ont dit sur les antennes, on l’a vu ou entendu à la télé : l’actualité sportive vue au travers des mots et d’un autre œil.

Tahiti-sur-Seine. « C’est un choix extraordinaire qui correspond bien à l’ADN de Paris 2024. » Nouveau venu dans le concert olympique le surf y a fait quelques vagues… Et pour cause, les meilleurs surfeurs de la planète se retrouveront à… Tahiti lors des Jeux 2024 de.. Paris. Paris-Tahiti,  c’est près de 16.000 kilomètres, plus de 20 heures d’avion… Dès lors, on peut s’étonner de ce choix, les Jeux étant, selon le célèbre Baron, pas seulement l’essentialité de la participation, mais aussi (et surtout) un grand moment de rassemblement de la jeunesse mondiale. Rassemblement caractérisé par le choix d’une ville et le regroupement de tous les athlètes dans le lieu unique du village olympique. Mais depuis leur renaissance, les Jeux ont évolué et de nouveaux sports s’y sont inscrits obligeant les villes à ‘’exporter’’ certaines disciplines. Ainsi du surf. Alors, les sites métropolitains du Sud-Ouest pourront regretter le choix de la Polynésie mais après tout, ici ou ailleurs, loin de Paris, c’était kif-kif. Cela dit, question doit se poser de savoir si les candidatures à l’organisation des Jeux doivent être le fait d’une ville ou d’un pays… En attendant, acceptons le choix de Paris 2024 d’associer la France d’outre-mer aux réjouissances et… réjouissons-nous du spectacle qui nous attend sur la légendaire et monstrueuse vague de Teahuppo. En tout cas, voilà Tahiti-sur-sur-Seine… Iorana Paris !*
*Bienvenue Paris !


Pfff ! « Il est temps de reprendre les choses en main. » Un badgones qui veut la peau d’un joueur (Marcello) à Lyon, un match interrompu à Bordeaux en protestation contre les dirigeants, des supporteurs toulousains à l’assaut de la tribune présidentielle, des incidents au Parc entre ultras du PSG et de Galatasaray, des fumigènes qui stoppent un match, pétards contre fumigène entre tribunes parisienne et stéphanoise; sans oublier qu’avant tout ça, un entraîneur toulousain avait reçu des menaces de mort. Et puis, vendredi, "cerise sur le gâteau", Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, conspuée, prise à partie par une bande d’imbéciles courageusement cagoulés, et finalement exfiltrée  à Saint-Ouen. Ces soit-disant supporteurs ne sont, comme beaucoup d’autres, hélas, que le reflet de notre société d’irrespect, d’intolérance et de violence. Et le foot, en dehors du geste strictement sportif, n’en est que le reflet.  Mais bon, rassurez-vous, Noël Le Graët va reprendre les choses en main : « La Fédération ne pourra pas rester insensible. » Pfff !

Marathon. « Ce reportage, c’était une barbouzerie. » On s’en serait douté : Clémence Calvin n’avait pas apprécié le sujet développé dans le magazine Stade 2. Et a encore moins apprécié que l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) le produise devant la commission des sanctions de l’agence. Du coup, elle a pris quatre ans de suspension, a déclaré saisir le Conseil d’Etat et devra passer au tribunal en février après deux plaintes déposées contre elle pour diffamation et dénonciation calomnieuse. Un vrai marathon…

Vite dit, bien dit. « Gagner pendant tous ces mois, ça me mettait peut-être aussi une forme de pression.  Ça fait partie du jeu. »  En clair, malgré sa supériorité, il faut bien s’attendre à perdre un jour. La judokate quadruple championne du monde, Clarisse Agbegnenou en a fait l’expérience au Masters de Chine.  Comme elle dit encore, elle n’est pas un robot…
« D’habitude quand je rentre, j’ai une médaille. Là, il va falloir que j’en achète une en chocolat sur l’autoroute. » Ayant renfilé le maillot de bain qu’il avait rangé, Amaury Leveaux veut se qualifier sur 50 m pour les Jeux de Tokyo. 4e  aux "France" d’Angers, le chemin sera long sur le sprint court…
« Sans être méchant, il a fait de l’antijeu… » En Autriche, Martin Fourcade et Quentin Fillon-Maillet se sont accrochés dans le final et retrouvés les fesses dans la neige. Le second nommé n’a pas apprécié que son coéquipier le serre dans un virage. Y aurait-il de la friture chez les Bleus du biathlon ? A moins que le leader français ne soit plus tout à fait dans son assiette. Alors Martin, l’année de trop…
« Pour se mettre d’accord, ça a pris dix minutes, on ne va pas se raconter d’histoire, qui aurait changé. » Entre Noël Le Graët, patron du foot français, et Didier Deschamps, patron des Bleus, l’affaire n’a pas traîné : le premier a reconduit le second jusqu’en 2022. Entente cordiale entre patrons…
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, sites internet)







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