France Politique

Présidentielle : envers et contre tout François Fillon défend Nicolas Sarkozy

Publié le  Par Jennifer Declémy

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Paolo Verzone pour Le Monde

Assumant jusqu'au bout son rôle de Premier Ministre, François Fillon s'explique aujourd'hui sur la campagne qui s'annonce, mais aussi la polémique Guéant et le bilan de son action gouvernementale.

Il est la droite modérée, le représentant d’une droite séguiniste, mais pourtant il s’accommode tout à fait de l’inflexion droitière que vient de prendre la campagne présidentielle de l’UMP, réfutant même d’ailleurs, non sans mauvaise foi, le terme même de « droitisation ».

Le Premier Ministre a accordé une interview au Monde ce week-end, s’expliquant sur l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy mais aussi la polémique Claude Guéant. Sur tous ces sujets il se montre fidèle à lui-même.

Tout d’abord sur le cas de son ministre de l’intérieur, François Fillon apporte la même nuance que d’ancien premiers ministres comme Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin, en admettant que lui n’aurait pas utilisé le terme de « civilisation », mais que « on peut en débattre, sans jeter d’anathèmes ». Cependant, malgré la nuance apportée, l’élu de la Sarthe explique que « le sujet c’est la défense d’un certain nombre de valeurs conquises par nos parents et grands-parents qui sont menacées de deux manières. Par l’encouragement du communautarisme, puis par le relativisme ». Sans y mettre les mots précis, François Fillon approuve donc la « défense de la civilisation » qui avait été avancée par Claude Guéant. D’autant plus quand, à l’instar d’une Marine Le Pen en meeting à Strasbourg, le chef du Gouvernement pointe du doigt l’islam « pour qui la question (de la laïcité) se pose ».

Pourtant, quand on lui parle de la « droitisation » constatée de la campagne, François Fillon nie cette explication, « un contresens » et apporte donc son total soutien à Nicolas Sarkozy, qu’il estime très capable de remporter la prochaine échéance présidentielle.

Interrogé sur le bilan de son action, le Premier Ministre s’avoue plutôt satisfait, dans la mesure où « nous avons un bilan honorable dans un contexte économique et financier très difficile (…) nous avons jeté les bases d’une modernisation en profondeur de la société française, sur la recherche, l’innovation ». Seul regret, avoir hésité en 2007 sur la TVA sociale.

Totalement engagé donc dans la campagne, François Fillon refuse de se prononcer sur son avenir avant le 07 mai 2012, mais hier, devant les journalistes du Monde, il n’a pas pu s’empêcher de tacler Rachida Dati et de l’inciter à se présenter contre lui aux élections législatives.







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