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Présidentielle : comment les candidats comptent-ils sauver la Grèce ?

Publié le  Par Jennifer Declémy

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Reuters/Stringer

Face au problème de la Grèce qui gagne en importance ces derniers jours, quelles solutions préconisent les différents candidats à l'élection présidentielle?

La levée en masse de plus de 100 000 grecs ce week-end et l’adoption d’un plan d’austérité terrible, qui n’améliore nullement la situation économique et sociale de ce pays, a ramené le sujet de la Grèce sur le devant de l’actualité et oblige tous les candidats à se positionner sur cette thématique. Or, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres désormais, tous prônent des solutions entièrement différentes.

  • Nicolas Sarkozy.

Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autre l’actuel chef de l’état est très fier de lui, et ses discours à chaque sortie de sommet européen a montré à quel point il était persuadé avoir sauvé ce pays. C’est donc tout naturellement que le chef de la diplomatie, Alain Juppé, demande l’application du plan d’austérité sans tergiverser pour « stabiliser les marchés (…) il faut que les erreurs commises dans le passé soient rectifiées, que des mesures de redressement des comptes publics grecs soient prises, ce qui permettra l’aide massive que nous proposons à la Grèce avec le FMI et l’Union Européenne (…) La Grèce a pris des engagements, doit rembourses ses créanciers, c’est un gage de stabilité de la zone euro ».

  • François Hollande.

S’il s’est prononcé dimanche pour l’adoption du plan de rigueur, le candidat socialiste estime néanmoins que la seule solution possible pour sauver ce pays, c’est un retour à la croissance. Formule un peu creuse, elle s’illustre plus particulièrement par la promesse du candidat de vouloir renégocier le traité européen en cours « pour y inclure plus de croissance et d’emplois ». Selon son directeur de campagne, « si l’Europe ne met que le pied sur le frein, si elle n’ajoute aucune solidarité ni politique de croissance, on entre dans un cercle vicieux ».

Hormis ces belles déclarations, on ne sait pas encore comment le député de Corrèze compte aider la Grèce à relancer la croissance, même si l’on connait sa volonté de mettre en place des eurobonds. Cela reste encore à développer.


 

  • François Bayrou.

Pour le candidat centriste, le problème de la Grèce rappelle forcément le problème des finances publiques françaises. Pour celui qui prône un désendettement sérieux depuis 2007, la menace d’un scénario à la grecque pour le bateau France est très sérieux et il faut donc « être sérieux dans la gestion de la dette française ».

S’il faut également sauver la Grèce, François Bayrou propose donc la possibilité d’un refinancement de « la dette sur le long terme à des taux d’intérêts raisonnables (…) ce n’est pas une subvention, c’est un prêt et faire un programme de réforme, pour s’en sortir en 6, 7, 8 ans ».


 

  • Dominique de Villepin.

Comme à son habitude, l’ancien Premier Ministre essaie de se placer au milieu, entre droite et gauche et il propose donc de « trouver un point d’équilibre entre croissance et rigueur car nous imposons une potion de cheval sans résultat à la Grèce (…) Je crois que l’Europe, à travers la France et l’Allemagne, n’a pas trouvé de point d’équilibre qui permet à une politique d’être à la fois efficace et en même temps supportable pour les populations ».

Cependant, le gaulliste ne donne pas d’explications plus précises sur cette proposition.


 

  • Jean-Luc Mélenchon.

Le candidat du Front de Gauche est entièrement mobilisé sur cette question, et il préconise tout d’abord de réformer les traités européens. Le 21 février il appelle à la mobilisation contre la ratification par l’Assemblée nationale du traité instaurant le Mécanisme européen de stabilité financière contre lequel il est résolument opposé.

« La meilleure manière d’être solidaire avec le peuple grec, c’est de refuser ce traité » déclare-t-il, lui qui veut que la BCE prête aux pays au même taux que celui des banques.

  • Eva Joly.

Alors qu’elle va se rendre en fin de semaine en Grèce, la candidate Europe Ecologie met l’accent sur la lutte contre les fraudes fiscales, sport national dans ce pays. Selon sa porte-parole, « on doit en demander plus à ceux qui, depuis des années et des années trichent. La fraude fiscale et l’évasion des capitaux sont des sports nationaux et c’est d’abord tout en haut de l’échelle qu’il faudrait regarder et pas dans la rue ».

  • Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen.

Ces deux candidats sont ici regroupés car ils proposent tous deux la sortie de l’euro de la Grèce. Le premier juge que « aujourd’hui la sortie organisée de la Grèce de la zone euro est la meilleure solution (…) la faillite de la Grèce restera comme un gaspillage gigantesque ». La deuxième propose également une sortie concertée qui serait « inéluctable ».







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