France Politique

Présidentielle : réactions à la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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Les réactions n'ont pas manqué hier après la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. Aucune surprise là non plus.

Si l’annonce de cette candidature, et le discours même du Président n’ont apporté absolument aucune surprise aux français et commentateurs, tel fut le cas des réactions qui surgirent à la fin de cette intervention. De la part de l’UMP, une pluie de communiqués de presse enthousiastes, saluant le messie qui se déclare et met fin à tout suspens. Du côté de l’opposition des railleries, du mépris et une certaine satisfaction car « maintenant qu’il se déclare on va pouvoir le battre ».

Le parti présidentiel salue donc le messie qui consent à se dévouer pour sauver la France. Le plus fidèle d’entre tous, Brice Hortefeux « salue une décision courageuse et utile pour la France et les français. Dans un monde instable, en étant à la fois courageux et protecteur, Nicolas Sarkozy construit une France forte et juste » ; Jean-François Copé, parti prêcher la bonne parole dans l’Yonne, a salué « un Nicolas Sarkozy engagé, concentré, grave et qui nous dit aux uns comme aux autres son amour de la France, sa passion des français ». Alain Juppé et François Fillon eux ont, dans le même registre, apprécié que le chef de l’état soit « habité par le sens de sa mission ». Quant à Christian Estrosi, qui n’a jamais peur d’aller trop loin dans la flatterie, juge que « la candidature de Nicolas Sarkozy arrive au meilleur moment (…) le chef de l’état a prouvé ce soir qu’il était le candidat du réalisme, face au candidat PS, celui du scepticisme qui nie les réalités de la crise et propose toujours plus de dépenses ».

La nouvelle ralliée, Christine Boutin, a prouvé son engagement en estimant que « la France a besoin d’un chef de l’état capable de mener le pays et de prendre des décisions indispensables à son redressement économique (…) je ne peux que me réjouir de cette détermination à prendre en place, sur des bases désormais claires, la politique dont notre pays a besoin, à l’inverse du discours électoraliste et irréaliste tenu par le discours socialiste ».

Du côté de l’opposition, cette dernière était une nouvelle fois d’accord pour rallier et critiquer cette déclaration. Du côté socialiste, peu de communiqués de presse et de réactions, même si la porte-parole du candidat Najat Vallaud-Belkacem a jugé que la prestation « manquait de sincérité, d’authenticité (…) c’est un capitaine de bateau un peu désorienté et qui tente le tout pour le tout car il sait que cette aventure ne va pas être si simple ».

François Bayrou a lui utilisé une métaphore pour commenter la nouvelle, jugeant que « quand le capitaine mène le bateau sur un récif, on dit qu’il faut un changement ». Même son de cloche chez Yannick Jadot (EELV) qui, un brin ironique pronostique que « quand le navire est proche de s’échouer, il faut changer de capitaine ». D’ailleurs sa patronne a été sévère, expliquant cette intervention avait illustré « un grand vide (…) il était dans le déni de bilan de son mandat, de sa politique qui a détruit l’emploi ».

Avec sa verve habituelle, Jean-Luc Mélenchon a compris que « le candidat principale de la gauche est entré en scène. La campagne peut commencer de manière claire et ouverte (…) il prétend donner la parole au peuple, mais il la lui refuse sur le prochain traité européen ». Même critique véhémente chez Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, la première jugeant que « c’est un non-événement (…) il multipliera les promesses mais deux mois de promesses ne feront pas oublier le quinquennat (…) sa parole ne porte pas car il est comptable d’un bilan que les français subissent au quotidien (…) le vote Sarkozy est un vote perdu, inutile pour un candidat inutile », tandis que le deuxième a fustigé « les petits bras » du Président car « pour avoir une France forte, il faut s’en donner les moyens ».

Quant aux français, si on en juge par le réseau social Twitter, sur lequel le candidat s’est inscrit hier d’ailleurs, la campagne ne démarre pas très fort pour Nicolas Sarkozy. Hier soir, en tête des trendings (hashtags les plus fréquemment utilisés) figurait #SarkoCaSuffit…au niveau mondial. Le président-candidat a un sacré chemin à parcourir pour convaincre les français de voter à nouveau pour lui.







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