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Présidentielle : Nicolas Sarkozy parle emploi sur France2.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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AFP

Une semaine après l'annonce de sa candidature, Nicolas Sarkozy a décidé de parler emploi et d'égréner quelques propositions sur le plateau de David Pujadas.

Une annonce choc par jour, c’est la règle édictée par le candidat de l’UMP qui y a pourtant failli lundi et mardi, et qui s’est donc rattrapé hier soir sur le plateau de David Pujadas : au menu du jour, l’emploi.

La principale proposition qui fut faite hier soir concernait la prime pour l’emploi, que Nicolas Sarkozy veut réformer « car cette prime ne marche pas ». Pour ce faire, il suggère de diminuer les charges sur les bas salaires, c’est-à-dire entre 1200 et 1400 euros nets, ce qui devrait permettre à « 7 millions de salariés de gagner 1 000 euros par an. On supprime des charges pour augmenter leur salaire car le travail doit être davantage récompensé que l’assistanat ».

Cette mesure cependant pose un problème : la prime pour l’emploi telle qu’elle fonctionne aujourd’hui concerne des salaires très faibles, entre 300 et 1450 euros net par mois. Si donc les baisses de charges concernent les salaires entre 1200 et 1400, ce ne sont pas les salariés les plus pauvres qui en bénéficieront mais ceux un échelon au-dessus, tandis que ceux vivant avec moins de 1200 euros par mois seront encore plus pauvres qu’ils ne le sont déjà.

De même, reprenant un des thèmes phares de son propre camp, le président sortant désire faire travailler les personnes bénéficiant du RSA « qui coûte 10 milliards par an et aide 1,8 millions de personnes. Il a rempli parfaitement son rôle en matière de lutte contre l’extrême pauvreté, mais il n’est pas suffisant pour réintégrer les gens dans le travail ». Est donc proposé de faire sept heures de travail, rémunérés au niveau du Smic, ce qui est par ailleurs déjà expérimenté dans plusieurs départements.

Et pour assurer le côté « anti-élite » que le candidat essaie d’enfiler, mais qui ne convainc que 18% des français, haro sur les salaires des plus hauts dirigeants, qui devraient désormais être votés par l’assemblée générale des actionnaires et non pas par les CA. De même, pourraient être interdits les retraites chapeau et les parachutes dorés.

Enfin, toujours dans l’optique de paraitre proche du peuple, Nicolas Sarkozy a esquissé une tentative de mea culpa sur le Fouquet’s, « si c’était à refaire, je ne referais…ne reviendrais pas dans ce restaurant puisque ça a été vraiment le feuilleton (…) mais franchement si après trois années de crise, cinq années de mandat c’est la plus grave erreur qu’il faut que je confesse… ». Sans doute que le journaliste aura oublié de parler de l’EPAD, la visite de Kadhafi, l’amitié avec Assad et les différentes polémiques qui ont émaillées son quinquennat.







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