France Politique

Présidentielle : François Hollande et Nicolas Sarkozy, deux visions contraires des corps intermédiaires.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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Cet après-midi à Villepinte, le candidat UMP a répété son désir de passer outre les "corps intermédiaires" qui baillonnent les français. François Hollande lui a une appréciation totalement différente de ces "corps intermédiaires".

A Villepinte, Nicolas Sarkozy et les ténors de son parti relancèrent une nouvelle charge contre les journalistes et les "corps intermédiaires" qui empêchent les français de s'exprimer dans toute leur souveraineté. François Hollande lui au contraire affirme une vision tout à fait différente et à travers cette conception, c'est deux façons de gouverner qui s'affrontent.

Pour le candidat socialiste, le principe de base pour gouverner la France semble être une négociation perpétuelle avec tous les "corps intermédiaires" dans la mesure où un chef de l'état "ne peut pas réussir seul, décider de tout, sur tout, partout, pour tous (...) un chef de l'état a besoin d'un gouvernement avec un vrai premier ministre, un parlement respecté, des collectivités locales qui auront des compétences nouvelles (...) Le Président de la République aura besoin des corps intermédiaires".

Ces "corps intermédiaires" sont accusés par le président sortant de "confisquer le pouvoir", de "s'interposer entre le peuple et le sommet de l'état (...) de confisquer la parole des français".

Remettre ainsi en cause ces organisations qui désignent des réalités très variées comme des associations, des syndicats, des collectivités ou des organisations professionnelles, c'est aussi remettre en cause le principe même de démocratie représentative pour passer à une logique référendaire, où la constitution de corps représentant les français disparaitraient. Une réalité politique très différente de ce que les français connaissent actuellement, eux qui ne sont consultés que fort rarement par référendum. Si Nicolas Sarkozy était élu, et qu'il appliquait ses promesses, on irait donc vers un changement de système de décision politique. Au contraire, si c'est François Hollande qui devient président, on irait vers un approfondissement de notre démocratie représentative, avec notamment une inscription dans la constitution des principes de négociation avec les acteurs sociaux. Une différence essentielle donc.







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