France Politique

Présidentielle : le souvenir de 1981 obsède les socialistes.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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AFP/Damien Meyer

A moins d'un mois du second tour de l'élection de 2012, les socialistes, confiants, ont les yeux rivés sur l'élection de 1981, y trouvant énormément de ressemblances avec ce qu'ils vivent actuellement.

 

De plus en plus, dans tous les esprits la comparaison s’impose : et si 2012 n’était qu’une répétition de l’Histoire, celle de 1981, qui vit la gauche, pour la première fois sous la Cinquième République, accéder au pouvoir suprême, après 23 ans de domination gaulliste puis centriste ? La comparaison parait presque s’imposer, tant sont grandes les ressemblances entre les deux scrutins.

D’abord dans la situation des présidents sortants, tous deux sortant d’un mandat marqué par la crise, une hausse du chômage et une lassitude de l’opinion vis-à-vis de la majorité, tous deux ont aussi vu leur fin de mandat marqué par les scandales et affaires et tous deux étaient donné perdant plusieurs mois avant le scrutin. Et une proposition faite ce week-end par le président sortant ravive également des souvenirs qui ravissent la gauche.

En effet, Nicolas Sarkozy désire maintenant que deux débats aient lieu entre les deux tours, espérant ainsi prendre l’ascendant sur son rival, tant il est persuadé qu’il va ainsi « l’exploser ». Une proposition que formulait également VGE en son temps, inquiet par l’avancée de Mitterrand sur lui. Un parallèle que n’a pas manqué de souligner le PS, répliquant que « VGE avait fait la même proposition. C’est visiblement une caractéristique des présidents sortants imbus d’eux-mêmes qui pensent vraiment pouvoir apporter plus qu’ils n’ont l’occasion d’apporter pendant toute une campagne aux électeurs » a estimé malicieusement Najat Vallaud-Belkacem.

D’autres caractéristiques de cette campagne remettent également le souvenir de l’ancien président dans cette campagne. Le slogan et l’affiche de campagne d’abord, qui étaient la marque de fabrique de VGE en 1981 mais aussi, comme le fait remarquer François Hollande, « comme Giscard, il ne reste à Sarkozy qu’un seul argument pour faire campagne : c’est moi qui ai l’expérience et, dans la période tumultueuse que traverse la France, changer de président serait prendre un gros risque ».

Les analogies politiques entre les deux présidents, qu’elles soient politique ou relèvent du style, sont plus que troublantes, d’autant plus dans le résultat identique qui semble en découler. Mais si François Hollande est effectivement élu en mai prochain, il ne sera sans doute pas accompagné de la vague d’espoir qui s’était abattu sur la France en 1981. Une divergence de taille.







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