Seine-Saint-Denis (93) Politique

JC. Lagarde : La police doit être adaptée et fidélisée

Publié le  Par Paris Dépêches

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Une réunion interministérielle sur la sécurité et la lutte contre la délinquance s’est tenue le 1er septembre à l'Elysée. Alors que les statistiques indiquent une hausse de 4,3 % des agressions sur les personnes (chiffres du ministère de l'Intérieur), Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis et maire Nouveau Centre de Drancy, nous livre sa vision de la situation.

Paris dépêches : Que souhaitez-vous voir mis en place par le gouvernement ?
Jean-Christophe Lagarde :
La première des choses c’est de ne pas voir les effectifs de la police baisser. Je pense que la décision prise par le président de la République de stopper la réduction des effectifs et de recruter davantage, est une bonne chose et une réflexion nécessaire.

Êtes-vous favorable à une police de proximité ?
Elle a existé à Drancy, sous Lionel Jospin. Elle ne fonctionnait pas. Une police qui se balade pour dire bonjour aux vieilles dames et aux commerçants aux heures où il n’y a pas de délinquance, c’est absurde. A Drancy, nous avons de vastes zones pavillonnaires et des cités très concentrées. Si la dite  police agit en grande pompe dans des quartiers résidentiels pour une toute petite intervention, c'est inefficace.
En revanche, dans d’autres parties de la ville, une seule patrouille ne suffit pas toujours… En clair, je pense que la police doit surtout  être adaptée au terrain, et fidélisée.

Drancy vous paraît-elle menacée par la délinquance ?
Bien sûr, comme partout ailleurs. Même si ici les chiffres sont plus contenus que sur l'ensemble de la Seine-Saint-Denis. Quoi qu’il en soit, il y a une nette corrélation entre le nombre de policiers présents dans un commissariat et le nombre de délits commis dans la ville. Quand l’effectif de policiers baisse, la courbe de délinquance explose dans la même proportion.

Selon-vous la République garantie-t-elle les mêmes chances à tous quelque soit le lieu ou l’on vit ?
Non, absolument pas. Ni en terme d’éducation, ni en terme de sécurité ou d’intégration sociale. En France, il y a des îlots de ghettos pour les riches et d'autres pour les pauvres.  Les quartiers en difficultés sont ceux où l’on concentre les gens qui ont tous les mêmes problèmes. Une situation qui donne aux personnes le sentiment de ne pas être à leur place dans la société. La promesse de la République c’est "tu auras en fonction de ce que tu mérites" sauf que dans notre pays, du fait de ces ghettos, même si tu respectes la règle du jeu, que tu bosses et que tu te donnes à fond, tu ne t’en sors pas forcément.


Propos recueillis par Corinne Binesti

Photographie © Mairie de Drancy







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