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Le rapport d’Eric Ciotti : suppression de la réduction automatique des peines de prison.

Publié le  Par Florie Valsot

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Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes doit rendre mardi au président de la République son rapport sur la suppression de la réduction automatique des peines de prison. Rendre les prisons utiles : l'Institut Montaigne défend les droits des détenus pour leur réinsertion sociale.

En effet, durcir l’exécution des peines d’emprisonnement ainsi que de supprimer la réduction automatique des peines à purger, est l’idée que propose le député UMP dans son rapport. Il s’agirait notamment d’abaisser de deux ans à un an « le seuil en dessous duquel toute personne condamnée en correctionnelle bénéficie d’un aménagement systématique de peine »  (source : 20 minutes). Le député Eric Ciotti parle de « période intangible » durant laquelle le condamné devra se justifier, rendre des comptes à l’institution judiciaire et à la société. Une « forme de service civique » serait instaurée pour les mineurs récidivistes, annonce Libération, ce qui engagerait un encadrement militaire pour les plus difficiles. Le parquet serait totalement responsable de l’exécution des peines en limitant les pouvoirs des juges d’application des peines.

 

 Cependant, cette « forme de service civique », serait-elle la meilleure solution pour la réinsertion sociale d’un détenu. Il est vrai qu’un tel encadrement est, pour la plupart, synonyme de discipline. Mais la société actuelle n’impose plus de formation militaire. Question : est-il bon, voire utile d’y recourir ? L’Institut Montaigne défend  l’encellulement individuel, ce qui consisterait à offrir aux détenus la possibilité d’une véritable réinsertion sociale une fois leur peine purgée. Comme le soulignait Marylise Lebranchu en 2007 (ancienne ministre sous le gouvernement Jospin), en parlant des individus emprisonnés, certains y entrent avec la rage et en ressortent avec la haine. La nouvelle Charte de la réinsertion stipulerait que les entreprises s’engageraient à fournir du travail en prison et aux anciens détenus. Tout comme la prison « anti-récidive » (idée élaborée par Pierre Botton, homme d'affaires français condamné à la prison pour abus de biens sociaux dans les années 80, il est aujourd'hui un exemple de réinsertion professionnelle réussie et est actif pour une amélioration des conditions pénitentiaires) : les détenus (étant seuls dans leur cellule) pourraient bénéficier d’un emploi rémunéré au Smic et de formations qualifiantes. Ce système permettrait non seulement une meilleure réinsertion dans la société, mais aussi la possibilité d’apporter aux détenus des valeurs importantes telles que le travail, le respect (dans une hiérarchie ou autre), ou encore leur offrirait la possibilité de développer leurs capacités intellectuelles et pourrait réduire le risque de laisser sortir des individus haineux qui ont le mal de la société. C’est en cela que la prison ferait office d’établissement efficace. (Source : Le Monde).







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