Guadeloupe : l'artiste Boss Blow ne choque plus...
Publié le Par Fabrice Bluszez
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L'artiste Boss Blow s'était hasardé à présenter, dans une exposition, un tableau montrant un homme tenant la tête d'Emmanuel Macron. Cela l'a mené devant le tribunal correctionnel à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Verdict le 21 mai.
Boss Blow, de son vrai nom François Moulin, devrait pouvoir boire tranquillement dans sa tasse évoquant le tableau qui fit scandale en février. Il s'agissait d'une exposition politique : 40 artistes avaient proposé des oeuvres contre la décision de non-lieu dans l'affaire du chlordécone, un produit utilisé massivement en agriculture, jugé cancérigène et interdit en France en 1989 mais utilisé aux Antilles jusqu'en 1983. Des Guadeloupéens avaient entamé une procédure pour obtenir réparation… Elle avait abouti à cette décision de non-lieu.
“Non-lieu”, c'est d'ailleurs le titre de l'oeuvre représentant un homme drapé dans un drapeau guadeloupéen « qui se débarrasse de son bourreau et qui revendique sa souveraineté », avait dit Boss Blow, propos repris par RévolutionPermanente. Le commissaire de l'exposition, l'organisateur et l'artiste avaient été poursuivis, après une plainte du président de la république représenté décapité.
Emmanuel Macron a retiré sa plainte
L'audience ce jeudi 26 mars. Elle s'est plutôt bien passé pour l'artiste, si l'on en croit le journaliste de France-Antilles…
À la surprise générale, l'avocat du président de la République, Maitre Ennochi du barreau de Paris, qui a porté la plainte présidentielle, ne s'est pas présenté à l'audience. Il a indiqué au tribunal à travers un courrier, que le chef de l'État ne se constituait pas partie civile dans ce dossier qu'il a initié,
Et le vendredi, avant les plaidoiries des avocats, autre bonne surprise, toujours dans France-Antilles…
vendredi matin, la procureure Caroline Calbo, avait exposé ses réquisitions. Tout en mettant les limites entre la provocation et l'incitation à la violence et la liberté d'expression artistique, la magistrate n'a demandé aucune peine contre les trois prévenus.
Reste à attendre le 21 à 8 heures pour connaître la décision du tribunal.









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