Seine-Saint-Denis (93) Politique Société

Elus de droite et de gauche font le point sur la sécurité

Publié le  Par Paris Dépêches

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Les élus militent pour plus de présence policière en 93

Vendredi 2 octobre, les clivages n'ont pas eu droit de cité en Seine-Saint-Denis. C'était en tout cas la teneur de l'invitation lancée par Claude Bartolone, président du Conseil général du 93, qui a accueilli à Bobigny des élus de tous les partis "pour discuter sécurité".

Après le drame de Saint-Ouen (deux jeunes hommes y ont été tués samedi dernier pour des causes apparemment  liées à la drogue), le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis a invité, vendredi 2 octobre à Bobigny, ses "collègues, toutes tendances politiques confondues", élus du département, "pour échanger sur les mesures de court et moyen terme que nous devons solliciter auprès de l’Etat pour nos collectivités et nos concitoyens." Étaient également présents : le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et le préfet du département, Nacer Meddah.
Lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre, Eliane Assassi sénatrice, résume : "c'est un cri d'alarme que nous avons lancé ce soir contre la délinquance. Nous n'acceptons pas que des jeunes soient tués dans ce département". Pour Claude Bartolone, président du Conseil général, "la fusillade de Saint-Ouen, la semaine passée, a une nouvelle fois mis en lumière la dégradation des conditions de sécurité en Seine-Saint-Denis". L'élu réclame 400 policers supplémentaires.

Brice Hortefeux avait déjà donné des engagements

Quelques jours avant cette réunion inédite, Jacqueline Rouillon, maire PCF de Saint-Ouen, avait été reçue par le ministre de l'Intérieur, trois jours après la mort de deux jeunes hommes dans la cité Arago. Réunion qui d'après la maire, a débouché sur "deux engagements du  ministre : l’instauration d’une présence policière continue et massive dans les cinq lieux de notre commune qui sont devenus des zones de non droit et le principe d’une rencontre tous les quinze jours avec le préfet de police et ses services pour évaluer les résultats concrets des mesures prises". Elle ajoute avoir exprimé l'exigence "que les investigations pour le démantèlement des trafics de stupéfiants aillent à leur terme".







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