France Economie

Rachat d’Alstom : Arnaud Montebourg appelle à la « vigilance patriotique »

Publié le  Par Antoine Sauvêtre

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Parti socialiste - flickr

Le gouvernement ne voit pas d’un très bon œil le possible rachat du secteur énergie du groupe Alstom par le géant américain General Electric. Arnaud Montebourg exprime une « préoccupation et une vigilance patriotiques ».

Premier combat sur le plan industriel pour le nouveau gouvernement Valls. Et comme sous Jean-Marc Ayrault, c’est Arnaud Montebourg qui monte au front, en ministre de l’Economie patriote. Malgré le démenti de la veille, le français Alstom et l’américain General Electric ont bien entamé des discussions sur un possible rachat du secteur énergie du premier par le second. Un dossier sur lequel le ministre de l’économie est monté au créneau affirmant que « le gouvernement travaille à d’autres solutions et éventualités que celles imaginées seules et sans que le gouvernement n’en ait été informé par Alstom ».

Accord dès ce week-end ?

Il y a urgence pour le gouvernement. Selon des informations révélées par Le Monde, les deux industriels pourraient conclure un accord dès ce week-end. Hier, Arnaud Montebourg affirmait avoir rencontré le PDG d’Alstom Patrick Kron. Aujourd’hui, le premier ministre et le ministre de l’Economie devrait discuter avec le patron de General Electric.
 

L’objectif est clair, conservé dans le sillon de l'Hexagone le siège social d’un « symbole de notre puissance industrielle et de l’ingéniosité française. [...] Dans ce dossier, le gouvernement exprime une préoccupation et une vigilance patriotiques », continuait Arnaud Montebourg qui s’inquiète du « risque sérieux de perte d’un centre de décision ». En conservant le groupe en France, le ministre espère « renforcer notre base industrielle française en obtenant des relocalisations industrielles en France ».

Fleuron de l’industrie

Dans l’industrie française, Alstom est le leader en termes d’infrastructures dans l’énergie. L’entreprise produit notamment des équipements pour centrales nucléaires, mais aussi du matériel ferroviaire comme les tramways de nombreuses villes ou le TGV. Le groupe emploie 93 000 employés dont 18 000 en France.
 

En proie à de graves difficultés financières, Alstom avait bénéficié d’une importante aide public en 2004 qui lui avait permis de relever la tête. Mais depuis un an, les difficultés reprennent, sous l’effet d’un carnet de commande européen vide. Le rachat de la partie liée à l’énergie, soit plus de 70% du groupe, serait évalué  à environ 10 milliards d’euros.







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