Paris (75) Pratique

Le tribunal peut faire rouvrir les voies sur berge

Publié le  Par Fabrice Bluszez

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Le tribunal administratif de Paris pourrait annuler l'arrêté municipal fermant les voies sur berge. Problème : la mairie n'aurait qu'à reprendre un arrêté.

L'audience a eu lieu mercredi 7 février à Paris. Le tribunal pourrait bien suivre les conclusions du rapporteur public, comme il le fait en général. Il annulerait alors l'arrêté municipal de fermeture des voies sur berge sur 3,3 km. Ce serait une victoire pour les asosications qui l'ont demandé. Mais, souligne Le Figaro, la municipalité pourrait prendre simplement un nouvel arrêté.
 

La décision avait cependant été contestée dans un rapport paru fin novembre. Une étude de septembre 2016 à septembre 2017 confirme un report de la circulation provoquant d'importants embouteillages. Jean-Philippe Dugoin-Clément, vide -président de la région Il-de-France, soulignait alors au Figaro :
 

« Ainsi et à titre d'exemple, le temps de parcours a augmenté de 54% sur les quais hauts, de 28% boulevard Saint-Germain où le trafic s'est reporté. Les conséquences de cette piétonisation ont rejailli aussi autour de la capitale. Le temps de parcours est en hausse de 47% sur l'A86 dans le sud de Paris, de 21% à l'est de Paris sur la même rocade. »


Y a-t-il "évaporation" du trafic ?



Sur le site Reporterre, Frédéric Héran, économiste, souligne que la piétonnisation st une volonté ancienne, antérieure à la municipalité socialiste (ce sont les mairies de droite qui ont lancé les premiers projets et le tramway des boulevards des Maréchaux... Il estime qu'on a tort de refuser l'idée d'évaporation du trafic, qui soutient la démarche.
 

« Quand une voirie est fermée, les automobilistes cherchent à utiliser d’autres voies, à partir plus tôt ou plus tard pour éviter les embouteillages, ou à changer de mode de déplacement en prenant les transports publics ou le vélo. Une fois tous ces reports décomptés, on constate — ce n’est donc pas une théorie — que certains automobilistes semblent s’être « évaporés ». Ils ont dû changer de destination en s’organisant autrement ou ont peut-être même renoncé à se déplacer. »


L'Udelcim et le FFAC étaient parmi les associations demandant l'annulation de l'arrêté. Ici lors de la manifestatiion du 3 février (photo Udelcim).

 

 


 







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