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SportHebdo : le rugby, ce privilège

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Ils l’ont déclaré sur les terrains et dans les salles, en conf’de presse, ils l’ont écrit dans la presse, ils l’ont dit sur les antennes, on l’a vu ou entendu à la télé : l’actualité sportive vue au travers des mots et d’un autre œil.

Que de chemin parcouru. « Nous avons beaucoup de problèmes dans notre pays mais nous avons montré qu’avec des garçons différents, aux parcours différents, de races différentes, nous étions capables d’accomplir de grandes choses si nous sommes unis vers le même objectif. » Cette phrase choc de Rassie Erasmus, le sélectionneur des Springboks, résume ce que représente le rugby dans ce pays autrefois rongé par l’apartheid, où subsistent encore quelques effluves nauséabonds de racisme et où, aujourd’hui, plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté. En Afrique du Sud, excepté dans les hautes sphères de la société, il n’y a pas de place pour le paraître. Il faut vivre, s’en sortir, bosser, se défendre, faire corps, s’épauler…  Toutes ces valeurs qui caractérisent si bien le rugby et qui ont fait la force de cette équipe sud-africaine couronnée samedi championne du monde au Japon, pour la troisième fois de son histoire. Afrique du Sud, puissance 3… Que de chemin parcouru depuis 1987 année du premier rendez-vous mondial privé de de l’Afrique du Sud qui avait renoncé face à tant de courroux contre la présence du pays de l’apartheid… Que de chemin parcouru entre 1995 lorsque Nelson Mandela remit la Coupe du monde à François Pienaar, le blanc capitaine, et ce 2 novembre 2019 lorsque Cyril Ramaphosa, chef de l’Etat, noir, a remis la Coupe à Siya Kolisi, le premier capitaine noir des Springboks.
Alors c’est vrai, l’Afrique du Sud ne propose pas le plus beau rugby, celui des Blacks, ces artistes qui savent tout faire, celui des Anglais, ces inventeurs qui en revendiquent avec orgueil la paternité,  ce rugby peut-être aussi trop bien léché… Celui des maillots verts, c’est un rugby de l’ombre, de travailleurs, un rugby de la mine, un rugby des townships, un rugby de main-dans-la-main, un rugby de solidarité. « Leur petit supplément d’âme c’est d’abord celui de Siya Kolisi et des siens qui ont souffert pour savoir ‘’qu’avoir faim’’ n’est pas une formule pour conférence de presse », a écrit Pierre-Michel Bonnot (4 novembre).  Alors, en écho du journaliste, on résumera ce rugby et ce titre, comme on a ouvert cette chronique, par une phrase du sélectionneur Rassie Erasmus aussi puissante que le pack d’avants des Sud-Africains : « La pression, en Afrique du Sud, c’est ne pas avoir de boulot, c’est avoir un proche assassiné. Le rugby, ce n’est pas de la pression, pas un fardeau. C’est un privilège. »

Ventre mou. « La première mi-temps était honteuse. » André Villas-Boas, n’a pas apprécié la prestation des Marseillais face à Monaco (défaite 1-2) en Coupe de la Ligue. On va le rassurer, il faut être deux pour faire un bon match et Monaco, certes plus réaliste, n’était pas beaucoup plus convaincant. Du coup, on a assisté à une rencontre soporifique, jouée sur un tout petit rythme, sans accélération, sans geste technique, bref, à oublier. Et pour en revenir à Marseille,  malgré tout le talent de Vilas-Boas, une grande équipe ne peut fonctionner qu’avec quelques grands joueurs ou au moins avec ou un deux meneurs. Mais à y bien chercher, l’entraîneur n’a pas ça en magasin du côté du Vieux-Port. Ah, qu’il est loin le temps des Skoblar, Magnusson, Cantona, Papin, Waddle, Boli et autre Deschamps… Et tant que Mc Court et Eyraud n’investiront pas dans des grands noms, l’OM restera une équipe sinon de ventre mou de Ligue 1, tout juste à portée du quinté de tête (hors PSG) et, surtout, qui ne fait plus peur…

Avance. « Nous avons deux ans d’avance. » En sortant la phrase de son contexte, on doit se demander si Thibault Giroud, directeur de la performance du Quinze de France, n’est pas fou. En fait, précise t-il, dans l’interview accordé à Renaud Bourel (L’Equipe, 29 octobre) c’est deux ans sur ce qu’il était prévu de mettre en place sur la préparation des Bleus et qui a justement été réalisé pendant les quatre mois de préparation au Mondial, concernant notamment « l’exigence  et la méthode de travail (…), la culture de l’entraînement, le travail à haute intensité… » On ne demande qu’à le croire…

Vite dit, drôlement dit. « J’ai un niveau moyen qui me permet de gagner certains matches. » Oui mais pas ceux contre les Top 5 de l’ATP. Il y en a au moins qui est lucide, c’est Gaël Monfils lui-même…
« La première mi-temps a été catastrophique. J’ai du mal à la digérer. » Comme son collègue de l’OM, Patrick Viera était colère après l’élimination de l’OGC Nice en Coupe de la Ligue au Mans (2-3). On aimerait savoir ce que Jim Radcliffe, le milliardaire qui vient de mettre 100 millions dans le club azuréen, en pense…
« Je suis curieux de voir ce que je peux faire dans un grand tour autre que le Tour de France. » Romain Bardet aurait-il décidé de courir le Giro en 2020. Mais trois contre-la-montre en Italie, ce n’est pas un peu beaucoup pour un pur grimpeur ? Réponse d’ici peu…
« Je ne vous dirai pas les mots qui sont prononcés mais c’est souvent méchant. » Serge Betsen, ex-Bleu du Quinze de France, vit en Angleterre et en entend des vertes et des pas mures sur le rugby français. Quand on vous dit que les Anglais sont nos meilleurs ennemis…
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Le Dauphiné, sites internet)







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