Paris (75) Politique

Elysée : la chute de la maison Macron

Publié le  Par Fabrice Bluszez

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L'affaire Benalla est devenue l'affaire de l'Elysée et donc une affaire d'Etat. Le ministre de l'Intérieur a laissé agir le fonctionnaire de l'Elysée en nervi au sein de la police, l'Elysée n'a pas sanctionné mais l'a relogé...

Une révélation chaque heure. "La République est inaltérable" disait Emmanuel Macron à Périgueux (Dordogne) pour commenter l'affaire Alexandre Benalla... qui fait tâche, tout de même.


Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb sera entendu lundi à 10 heures à l'Assemblée nationale et mardi à 17h45 par le Sénat. La surprise serait qu'il soit encore ministre le lendemain. L'opposition demande sa démission. Elle paraît désormais inévitable. La raison ? Il n'y avait pas un faux policier dans l'équipe qui a tabassé des manifestants (ou des passants) en agissant au sein des forces de l'ordre place de la Contrescarpe, le 1er mai, il y en avait deux : Alexandre Benalla, Vincent Crase et Taranis News cite aussi Philippe Mizerski. Plusieurs journalistes engagés sur ces manifestations ont repéré ces gens. Ci-dessous, dans Taranis News...


 

 

Le protégé de la Présidence


Au-delà de ces incidents, il y a l'étrange comportement du cabinet de la présidence de la République qui licencie Alexandre Benalla en juillet pour un motif tout à fait nouveau (et récent, surtout) : il s'est procuré une vidéo des incidents du 1er mai provenant de la vidéosurveillance de Paris, via des fonctionnaires de police (officiers, commissaires) aussitôt suspendus. D'autant plus accablant pour Gérard Collomb... Et qui souligne l'absence de sanction en mai.
 

Pire, on apprend plusieurs faits concernant la vie professionnelle d'Alexandre Benalla, qui montrent un aveuglement, voire une compromission au plus haut niveau... Le directeur de cabinet de l'Elysée a été entendu. Le Monde révèle d'ailleurs l'existence d'une équipe autour de Benalla.
 

  • Il a bénéficié d'un logement dans les 63 dont dispose l'Elysée, 11, quai Branly.
     
  • Il a conservé un salaire de 10.000 € malgé sa sanction de 15 jours de suspension  (Le Parisien).
     
  • Il disposait d'une voiture de fonction équipée police, gyrophare et radio (photo BFMTV). 
     
  • Il était au Panthéon pour l'entrée de Simone Veil et sur les Champs-Elysées avec le car des Bleus et a eu une altercation avec les gendarmes qui en assuraient la protection (Le Figaro) puis au Crillon avec un commissaire de police (M6)


Rien de tout cela n'est condamnable juridiquement. Mais moralement, cela sonne la fin de carrière pour Emmanuel Macron. Un deuxième mandat n'est pas envisageable dans ces conditions. S'il arrive à terminer celui-là...



 







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