Paris (75) Politique

Parents et enseignants en colère : ils luttent ensemble contre les classes surchargées et la suppression des postes.

Publié le  Par Florie Valsot

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Mardi 14 juin 2011 a eu lieu un rassemblement, à 17h30 devant le Rectorat de Paris (sur l’avenue Gambetta dans le 20e arrondissement), mené par les parents et les enseignants.

© Journal SNUipp

Leurs revendications sont les suivantes : « 77 postes de moins dans les écoles parisiennes à la rentrée pour 600 élèves de plus, c’est toujours non ! (…) il n’est pas acceptable que 77 postes soient retirés à l’académie de Paris sous peine de dégrader encore plus les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions d’enseignement des professeurs ».

En effet, la future grande rentrée scolaire compterait 10 classes en moins pour 600 élèves de plus par établissements. Le Ministère de l’Education ne prévoit pas de prochaine ouverture de classe et supprime 77 postes dont 27 en moins dans les RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficultés) et 33 postes d’enseignants titulaires destinés aux remplacements se verront être retirés.

 

D’après les syndicats, le gouvernement s’attaque à la qualité de l’enseignement. Ils précisent que le Ministère de l’Education aurait prétendu que ces démarches sont dues aux « contraintes budgétaires ». Argument qui a suffit à faire réagir les enseignants qui pointent du doigt le problème des classes surchargées.

 

Aujourd’hui, on assiste à des cours donnés par des professeurs non diplômés à raison de 30 élèves par classe.

Le Rectorat recrute « des enseignants contractuels non qualifiés », explique Jérôme Lambert, secrétaire départemental SNUipp-FSU (Syndicat National Unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc affilié à la Fédération Syndicale Unitaire).

SNUipp-FSU, le Se éducation, SUD éducation ainsi que la FCPE, se mobilisent contre la suppression des 16 000 postes (d’enseignants et de personnels administratifs) depuis la rentrée 2010 ; ces organisations demandent d’urgence « une loi de finances rectificative permettant de rétablir les postes supprimés et d’en créer à la hauteur des besoins ».

 

Lors du rassemblement, l’inspecteur d’académie a reçu une délégation (notamment des écoles demandant une ouverture ou contestant une fermeture de classe, et défendant les postes RASED et de remplacements). Suite à cela, le 27 juin 2011 seront examinées la situation de certains établissements.

Le sujet de la carte scolaire a été également abordé. « Elle renvoie au découpage géographique d’une ville ou d’un département en secteurs d’affectation des élèves. Elle ne concerne que les écoles, collèges et lycées publics. Concrètement, cela signifie que votre enfant doit obligatoirement être scolarisé au sein de l’établissement le plus proche de votre domicile principal (ou du domicile principal de l’un de ses deux parents en cas de séparation). En France, ce système a été instauré en 1963, dans le but de favoriser la mixité en faisant en sorte que des enfants issus de milieux sociaux différents soient amenés à se côtoyer. Force est de constater que, du fait de la ségrégation croissante de l’espace urbain, la carte scolaire n’a pas empêché une certaine « ghettoïsation ». Ce phénomène est renforcé par les « stratégies d’évitement » que nombre de familles mettent en œuvre afin d’éviter la scolarisation de leur enfant dans un établissement non désiré » (source : letudiant.fr), tandis que l’avantage de mélanger différents niveaux dans les classes est justement de permettre aux plus forts d’aider les plus faibles. 

 

De nombreux syndicats (FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education) appellent à faire grève le 27 septembre 2011 pour l’arrêt des suppressions d’emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves. « Depuis 4 ans, le Ministère de l’Education Nationale a supprimé plus de 52 000 postes (…) Le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ne permet plus aux personnels d’exercer leur métier avec sérénité et professionnalisme».

Du coup, les élèves pâtissent de ce problème. L’échec scolaire provoque une démotivation qui ne les laisse pas sans séquelles. Ils se dévalorisent, deviennent ingérables, etc. Un véritable effet boule de neige entraînant, malheureusement, un sentiment d’insécurité de la part des enseignants. Parfois même, ce sont les parents d’élèves qui deviennent auteurs des violences physiques ou morales infligées aux professeurs. Au final, aucune solution n’est trouvée pour que l’élève en souffrance surmonte cette situation, qui devient invivable pour les enseignants.

(Source : 75.snuipp.fr)







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