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Nicolas Sarkozy s’adresse aux enseignants pour leur livrer sa vision de l’école.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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En pleine tournée nationale de voeux, le Président de la République s'est adressé aujourd'hui au monde enseignant

Autorité, autonomie et économie, voilà les trois mots qui semblent résumer la réforme que Nicolas Sarkozy voudrait porter de l’école, s’il était réélu en mai prochain. Aujourd’hui le Président de la République s’est rendu dans la Vienne pour adresser au monde enseignant et de la recherche ses vœux pour l’année 2011. Et en guise de vœux présidentiels, on aura beaucoup plus eu le droit à un discours programmatique concernant l’éducation nationale.

Répondant au candidat socialiste sur sa proposition de créer 60 000 emplois dans l’éducation nationale, que le président sortant juge « irresponsable », ce dernier déclare « en matière scolaire la question n’est pas celle des moyens, la question c’est d’oser le changement ». Et ainsi de tacler son adversaire sans le dire tout haut, pour mieux affirmer qu’il est possible de rénover l’école en profondeur sans nécessiter de dépenser de l’argent que les français n’ont pas, reproche sans cesse adressé aux socialistes.

Durant ce discours, Nicolas Sarkozy a beaucoup insisté sur le succès que fut sa réforme accordant l’autonomie aux universités, réforme qui doit s’étendre à toutes les autres structures scolaires afin de restaurer l’autorité, pierre angulaire du système éducatif. Ainsi explique-t-il, si les professeurs disposaient de plus d’autonomie, des équipes plus solidaires et plus soudées pourraient prendre en charge les élèves et se montrer beaucoup plus autoritaires, à une époque où on décrie volontiers le laxisme professoral.

Le futur candidat expose également son désir de modifier les façons de travailler des enseignants, avec une modification des rythmes de travail (dossier qu’est actuellement en train d’examiner le ministre Luc Chatel), en renforçant la présence des professeurs au sein des établissements, en mettant fin aux faiblesses du collège unique, en effectuant un recentrage sur les apprentissages fondamentaux avec pourquoi pas une alternance rendue obligatoire en dernière année de bac professionnel et de CAP.

Bref, le futur et probable candidat de l’UMP ne manque pas d’idées concernant le milieu scolaire, mais s’il n’a encore rien fait dans ce domaine hormis des économies budgétaires, c’est parce que, comme il l’a avoué à l’automne 2011, il n’en a pas eu le « courage ». Connaissant l’hostilité presque naturelle des milieux enseignants envers la droite, Nicolas Sarkozy n’a jamais vraiment voulu toucher à ce « mammouth », mais aujourd’hui s’il veut remporter l’élection en mai prochain, il va devoir reconquérir une partie de cet électorat. Pas sûr qu’en ramenant Claude Allègre dans son équipe de campagne le président sortant puisse y réussir.

 







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