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Présidentielle : Nicolas Dupont Aignan lance sa campagne au théâtre du Gymnase.

Publié le  Par Jennifer Declémy

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Le candidat du petit parti Debout la République lançait aujourd'hui sa campagne présidentielle au théâtre du Gymnase à Paris. REPORTAGE.

N’est pas de Gaulle qui veut. C’est sûrement la leçon que devra apprendre Nicolas Dupont Aignan s’il veut « muscler » sa candidature et jouer dans la cour des grands. Non pas que son premier meeting de campagne présidentielle ait été un échec. Loin de là.

Un bon millier de personnes réunies pour acclamer leur candidat, une foule composée de beaucoup de personnes âgées qui ont acclamé Nicolas Dupont Aignan avec force, tout en agitant leurs drapeaux de la France bien évidemment. Car finalement l’objet principal de ce meeting, et du discours du candidat, ne fut sûrement pas de se présenter lui-même, mais plutôt de parler de la France, méprisée, « cabossée », et mise à mal par trente années de règne UMP-PS.

C’est d’une voix mesurée, pesant chacun de ses mots, mais manquant quelque peu de force et d’emphase, que Nicolas Dupont Aignan a délivré son diagnostic de la France avant de marteler ses solutions, celles qui peuvent permettre de redresser le pays, lui faire retrouver sa puissance d’antan. Sans surprise, son discours a repris ses thématiques traditionnelles, évoquant l’Europe qui a manqué à ses objectifs de paix et de solidarité, les banques, ces « prédateurs » qui ont saignés le pays, mais surtout la droite et la gauche, au pouvoir depuis 30 ans et qui ont rompu le contrat de confiance qui les unissait aux français.

Sortir de l’euro tout d’abord, c’est la première solution que propose le candidat gaulliste pour nous sortir de cette spirale infernale. Favoriser les PME, installer un « protectionnisme intelligent », diminuer l’impôt sur les sociétés, retrouver toute liberté monétaire, favoriser la production française et le « made in France », mais aussi faire en sorte que les citoyens retrouvent démocratie et liberté politique en établissant le droit de vote obligatoire, l’utilisation plus courante du référendum, en reconnaissant la portée du vote blanc, en supprimant Hadopi ou encore en interdisant aux grands groupes de posséder des médias, d’être actionnaires de médias. Rétablir la sécurité en stoppant l’immigration sont également dans le programme de Nicolas Dupont Aignan qui, en réalité, désigne six coupables responsables de la situation actuelle : Bruxelles, les agences de notation, les privilèges, les gaspillages, les multinationales et enfin les partis UMP et PS.

Si les propositions de Nicolas Dupont Aignan sont sans surprise et assez claires, le point le plus marquant de son discours est sûrement l’accent gaulliste qu’il y entretient tout au long : les termes de « France libre » sont récurrents dans son discours et on comprend sans peine que le député-maire d’Yerres aspire à être le De Gaulle des années 2000, celui qui libérera les français de ses maux contemporains, comme l’illustre président a pu le faire pendant la Seconde Guerre Mondiale, puis en 1958. Celui qui redonnera du pouvoir aux citoyens, celui qui permettra à la France de redevenir indépendante…comme de Gaulle il y a plus de 60 ans et même comme Napoléon à qui le gaulliste aime à se référer.

 Et si le candidat ne manque certes pas de conviction, et disposait cet après-midi d’un public largement acquis à sa cause, conspuant les noms d’Europe, PS ou UMP avec virulence et approuvant son mépris de l’Union Européenne et sa proposition de sortie de l’euro, il aura néanmoins besoin pour convaincre de davantage de force et de dynamisme, tout en sortant peut-être de ce populisme, beaucoup moins agressif certes que celui de Marine Le Pen et à comparer à celui de François Bayrou, s’il veut sortir de cette catégorie des « petits candidats », lui qui prétend qu’il sera présent au second tour de l’élection présidentielle en mai prochain. Nicolas Dupont Aignan peut cependant compter sur une frange croissante de la population rejetant le système politique traditionnel, blâmant le libéralisme et l’Union Européenne pour la crise économique et sociale actuelle, mais ne désirant pas voter pour la candidate d’extrême-droite Marine Le Pen.







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