SportExpress : du rififi chez les ping
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
Quand le "ping" fait mauvais effet, quand Cnews recrute, quand trop de Deliveroo, quand les sangliers abîment Arenberg et quand Pogacar passe au rouge… L’actualité du sport vue au dela du simple résultat.
Apparemment, tout va bien pour le tennis de table français. Depuis les Jeux de Paris, les frères Lebrun ont redonné un nouveau souffle au “ping” bleu et le nombre de licences a augmenté. Et derrière les deux frangins Alexis et Félix, d’autres talent pointent le bout de leur raquette. Apparemment donc… Car derrière les exploits de Félix, récemment battu d’un rien (13-15 dans la 5e manche) par le numéro un mondial chinois, et un titre de champion d’Europe, la petite balle blanche ne rebondit pas aussi bien et subit quelques traîtres effets.
A l’origine du mal-être, une réforme du championnat avec l’abandon des matches retour et la création d’une Coupe de France, deux décisions qui n’ont pas été du goût de nombreux clubs. Parce que, disent les réfractaires, tout est fait pour avantager les frères Lebrun avec un « championnat minimaliste pour avoir des titres et des aides publiques. » Mais également pour permettre aux Lebrun’brothers de bénéficier d’un calendrier allégé sur le plan national et leur permettre de s’exporter dans les grandes joutes internationales.
Autre motif de grogne, l’omniprésence de la famille Lebrun dans les instances fédérales avec leur père Stéphane, membre du conseil fédéral, et leur oncle Christophe Legoût, directeur des compétitions. Ce qui fait dire aux plus remontés de l’opposition que « sur les décisions de haut niveau, le ping est vampirisé et phagocyté par la famille Lebrun... » Bien entendu, les instances fédérales s’en défendent. En tous cas, ce rififi chez les “ping” n’est pas du meilleur effet.
A part ça…
- A part ça, coucou le revoilou! Retraité (évincé?) de France Télévision où ses qualités d’intervieweur polyglotte ont ravi (ou fait sourire) le public pendant 25 ans, Nelson Montfort revient sur le petit écran. Et franchement, là où ne l’attendait pas : sur Cnews ! Pas réputée pour le traitement de la chose sportive mais surtout décriée pour ses positions politiques, la chaîne Bolloré a choisi l’ex-journaliste sportif pour commenter l’actualité à sa manière et sans parti pris. Une bonne occasion pour les détracteurs de l’info du Canal 14 de lui crier : « Mets le son moins fort’’, Nelson...
- A part ça, il ne fait pas bon trop manger Deliveroo. Les 212 commandes de repas enregistrées en 2022 à un domicile parisien de Samir Nasri ont fait tiquer le fisc. L’ex-joueur de l’OM, Arsenal et Manchester City est en effet soupçonné d’habiter en France plutôt qu’à Dubaï où il est résident fiscal. Selon Les Echos, les services des impôts réclameraient en guise de redressement sur la période 2021-2022 la somme de 5,51 millions d’euros à l’actuel consultant de Canal+. Son bien immobilier a en plus été saisi par le Trésor public.
- A part ça, non contents de détruire les cultures et les jardins ou de s’inviter dans les centre-ville la nuit un partout dans le pays, les sangliers s’en sont pris à Paris-Roubaix. Dernièrement, ils ont ravagé les bas-côtés d’une partie de la célèbre trouée d’Arenberg, haut-lieu de l’Enfer du Nord, là même où se décante la course. Heureusement, dimanche prochain, les coureurs pourront “tranquillement” s’y engager, les services municipaux ayant fait le nécessaire pour rendre praticable ce lieu mythique de la course cycliste.
- Et à part tout ça, la justice belge ne plaisante pas avec le règlement et surtout la sécurité. Voilà pourquoi le parquet de Flandre orientale a décidé d’enquêter voire de poursuivre les coureurs qui ne seraient pas arrêtés au feu rouge d’un passage à niveau signalant le passage imminent d’un train. Et parmi eux, selon les premiers éléments de l’enquête, rien de moins que Tadej Pogacar, le futur vainqueur, et Remco Evenepoel, 3e au final. Du côté des commissaires de course, on précise que franchir un passage à niveau quand le feu est au rouge peut être synonyme de disqualification. Le Slovène, triple vainqueur de l’épreuve, s’est lui contenté d’un « le règlement est bizarre. » On ne peut imaginer qu’il soit privé de sa victoire, mais suspendu de permis de conduire, peut-être avec une amende à la clé. Un:moindre mal...
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, sites internet)









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