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SportExpress : le supporteur qui voulait maigrir

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Un supporteur qui ne croyait pas au miracle, un foot iranien qui veut des garanties, un patron de Jeux en plein dans les bosses, un journaliste qui se fait rembarrer et des abrutis sur une route italienne… L’actualité du sport vue au-delà du simple résultat.

On trouve de tout dans les supporteurs. Il y a l’authentique qui supporte son équipe dans le succès comme dans l’échec (c’est le plus rare hélas…), il y a le vociférant qui ne voit que ‘’ses’’ joueurs, il y a l’exhibitionniste qui offre son torse nu au stade, il y a l’abruti qui balance sa bouteille plastique ou ses pétards (comme récemment à Bastia), il y a celui cagoulé qui envahit le terrain (dimanche à Nantes)… On en passe et des meilleurs (si l’on ose dire).

Et puis, il y a le très rare, voire l’unique. Comme cet Angevin de 30 ans auquel le Maine Libre du samedi 16 mai a consacré une page. Parce que celui là, c’est un vrai de vrai, un fêlé du SCO. Aussi difficile que l’on puisse imaginer, il ne vit que pour le club angevin au point de se lancer un défi que d’autres auraient réalisé pour une cause humanitaire ou médicale. Sous la plume d’Arnaud Fischer, Valentin Tardif raconte que si son club de coeur se maintenait en Ligue 1, il rallierait Angers à… Lourdes à pied ! 542 bornes. « Je me disais que ce serait un miracle si on se maintenait ». Miracle, Lourdes, vous avez fait le rapprochement...

Mais pour donner encore plus de sens à ce défi, le réceptionniste en hôtel près du Futuroscope y a ajouté un ‘’truc’’ personnel : en finir avec son surpoids et retrouver la ligne en s’astreignant à une discipline physique et alimentaire.

Franchement, si, au départ, on ne saisit pas trop la corrélation entre le fait d’être supporteur et de perdre du poids, à tout réfléchir, on se dit que le bonhomme est un vrai, un pur, un accroc du SCO qui a mis tous les atouts de son côté pour réussir son pari. Ainsi a t-il déjà perdu 40 kilos depuis juillet dernier quand il s’est lancé dans son incroyable aventure en marchant d’abord 5 puis 10 et parfois jusqu’à 25 km par jour.

A quelques jours du départ de son périple (le lundi 25 mai), il émet néanmoins un petit regret. Car au contraire de l’entraîneur angevin qui l‘a assuré de son soutien, il n’a « eu aucun retour de la part des joueurs », a t-il confié au Maine Libre. On peut quand même imaginer que quelques-uns d’entre-eux seront à son départ au stade Raymond-Kopa dans une semaine. Ce serait la moindre des reconnaissances pour un supporteur vraiment pas comme les autres et qui, à sa façon, a contribué au maintien en Ligue 1.

A part ça ...

- A part ça, le feuilleton Jeux d’hiver 2030 continue de glisser dans la neige molle. Après la porte fermée de l’Allianz Riviera de Nice par Eric Ciotti, le tournoi de hockey sur glace balance entre l’Arena Défense de Paris et l’Arena de Decines/Lyon. Quant au patinage de vitesse, ce sera probablement à Heerenveen ... aux Pays-Bas ! On marche sur la tête. Et sur le plan administratif, ça ne va guère mieux, Cyrille Linette ayant claqué la porte et Jean-François Vilotte préférant rester à la fédé de foot, Edgar Grospiron a choisi Vincent Roberti, préfet du Tarn-et-Garonne. « Un homme de défi », a commenté l’ex-champion qui, en matière de parcours bosselés, s’y connaît...

- A part ça, malgré le conflit qui l’oppose à Israël et aux Etats-Unis, l’Iran a bien l’intention d’envoyer son équipe au Mondial. Mais il lui faut des garanties. Des visas pour commencer mais encore le respect des autorités, du drapeau et de l’hymne national. Sans oublier le plus haut niveau de sécurité dans aéroports, stades, lieux d’hébergement et sur les trajets. Ce serait la moindre des choses…

- A part ça, chez les journalistes, il y en a toujours un qui cherche la petite bête. Comme celui qui, rapporte un documentaire sur Roland-Garros, s’est interrogé sur la musculature de Loïs Boisson. « Son physique… Je veux dire, elle impose, elle a les muscles qui ressortent. » Sous-entendu, dopage ou, pure, est-ce bien une femme ? Le revers suivi d’un smash d'Amélie Mauresmo, patronne du tournoi parisien a été imparable : « Je ne te félicite pas pour la question. Il y a 20 ans, 25 ans, je me tapais la même chose. C’est avec ces questions que tu veux déclencher des trucs, me la fais pas à l’envers… La petite, elle a 22 ans, vous n’allez pas commencer à la faire chier là-dessus parce qu’elle a des muscles... » Jeu, set et match !

Et pour conclure…

- Et à part tout ça, il n’y a pas que dans les tribunes de foot qu’il y a des abrutis. Les deux jeunes surpris par la télé italienne dans 6e étape du Giro valent leur pesant de ‘’cacaouettes’’. Agés de 19 et 20 ans, ces deux là se sont amusés à essayer de faire tomber les coureurs dans un giratoire de San Vitaliano en leur tapant sur l’épaule ou en tendant le pied. Après ceux qui courent à côté des coureurs en claquettes, qui agitent leur drapeau ou déclenchent des fumigènes, une étape de plus est franchie. Pour s’amuser et surtout se filmer. Abrutis, on vous dit ! Rien à voir avec l’Angevin du début de chronique. 

(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, sites internet

 







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