MondialExpress (4) Mbappé-Messi, le match
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
Il y a une semaine, Mexique et Afrique du Sud ouvraient le Mondial au Stade Azteca. Depuis, toutes les équipes ont joué leur premier match. Sans véritable surprise pour la hiérarchie mais avec quelques favoris en demi-teinte et d’autres au rendez-vous. Le point. Et les petits à-cotés du Mondial
Mbappé-Messi. C’est le duo qui alimenté la semaine. Le premier a réveillé des Bleus amorphes en première période contre le Sénégal avec deux buts somptueux. L’Argentin, sept fois Ballon d’Or, a, quant à lui, malgré ses 39 ans, impressionné avec trois buts contre l’Algérie. « Derrière sa pureté technique, Messi a élevé le foot au rang d’’art. Il a un savoir-faire et, surtout, le fait savoir » , a commenté Omar Da Fonseca, ex-attaquant international argentin et consultant sur BeIN Sports.
Aux deux visages. Amorphes, sans imagination, techniquement ailleurs en première mi-temps, les Bleus ont montré un tout autre visage après le repos avec une attaque digne des grandes équipes brésiliennes. Mbappé et Barcola ont scoré, Olise a orchestré. Reste le cas Dembélé, pas dans le rythme...
Au rendez-vous. La France, l’Argentine, les deux finalistes du Qatar ont signé avec brio le contrat du premier match aux dépens du Sénégal et de l’Algérie. Egalement au rendez-vous, l’Angleterre qui a disposé de la Croatie (4-2), finaliste en 2018 et demi-finaliste en 2022.
Le carton. C’est celui de l’Allemagne : 7-1 contre le Curaçao le plus petit pays engagé au Mondial avec ses 160.000 habitants. Les Isliens ont néanmoins réussi le petit exploit d’égaliser à 1-1 avant de subir la loi du réalisme allemand.
Au ralenti. L’Espagne d’abord avec un étonnant 0-0 concédé au Cap-Vert et le Portugal, avec un Ronaldo transparent, tenu en échec par le Congo. Outsider, les Pays-Bas n’ont pas été très convaincants face aux toujours dynamiques Japonais (2-2).
Et encore...
Le chiffre. 15.000, c’est le prix en dollars (13.000 en euros) que les supporteurs d’une cinquantaine de pays désignés par l’administration Trump doivent verser pour être au Mondial. Une somme que n’a pu réunir la mère de Vozinha, le gardien de but du Cap-Vert, héros du match nul (0-0) contre l’Espagne. Bien entendu, les autorités américaines se défendent d’avoir empêché la délivrance du visa affirmant qu’elles n’avaient reçu aucune demande après avoir assuré que pour les membres du staff et les proches des joueur « l’exigence de caution sera levée... » Probablement un fonctionnaire qui a fait du zèle...
La question. Posée par L’Equipe (18 juin) concernant une éventuelle indulgence des arbitres sur les fautes des joueurs stars. Et d’évoquer le cas de Lionel Messi auteur d’une ‘’semelle’ sur l’Algérien Aissa Mandi, faute non sifflée mais qui de la part d’un autre joueur aurait été, selon un ancien arbitre international, sanctionnée d’un carton rouge. L’argument selon lequel ces joueurs vedettes prennent beaucoup de coups pourrait alors intercéder en leur faveur lorsqu’ils se lâchent un peu trop… Alors protégées les stars ?
Le dessin. C’est celui de Soulcié dans L’Equipe du jeudi 18 juin en illustration de ceux qui doutaient de l’état de forme du capitaine des Bleus. . Dans un confessionnal, Didier Deschamps fait office de prêtre. Derrière la grille, un fidèle ( supporteur ou ) journaliste au choix…) : « Pardonnez-moi mon père car j’ai douté de Mbappé ! » Et le confesseur Deschamps de donner la pénitence : « Vous me ferez 1 ‘’avé les Bleus’’ er 3 ‘’Je vous salue Kyky ‘’».
La phrase. Ou plutôt la réponse d’humour de Kylian Mbappé à une ‘’drôle’’ de question sur un éventuel avenir politique dans Le Parisien.Aujourd’hui qui avait demandé à des proches du Madrilène (famille, équipiers, dirigeants) de l’interroger. « Non, ne vous inquiétez pas, je ne p rle pas d’être président de la République. Pas mal de gens me disent ça mais ce n’est pas dans mes projets. Je suis déjà assez détesté comme ça. »
(Sources : L‘Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, Le Canard enchaîné, sites internet)









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