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Roland-Garros : la Bérézina française

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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FFT - Julien Crosnier

Deux tours et puis s'en vont : il n'y aura ni Français ni Française au troisième tour de Roland-Garros. Du jamais vu !

Terminé ! Alors que la première semaine n'est pas encore achevée, le tennis français ne présentera personne au 3e tour (1/16e de finale) des Internationaux de France. Un zéro pointé jamais vu depuis le début de l'ère Open.

Ils étaient quatre à entretenir l'espoir, un faible espoir. Quatre qui ont sombré non sans une certaine résistance, comme le chant du cygne d'un tennis hexagonal moribond qui n'a même plus la Coupe Davis pour se persuader d'avoir encore une petite place dans le concert mondial.

Ce jeudi, ça a d'abord été Gaël Monfils qui a un moment fait illusion. Après une roue de bicyclette dans la première manche, le Français a réagi en remportant le deuxième set. Mais à force de multiplier les fautes directes et de traîner sa détresse sur le court, il a dû céder face au vaillant mais franchement pas génial suédois Michael Ymer.

Dans la foulée, c'est un cauchemar qu'a vécu Kristina Mladenovic qui, après un début pourtant volontaire avec deux balles de break, s'est mentalement, techniquement et physiquement écroulée face à la tête de série 30, l'Estonienne Anett Kontaveit : 6-2, 6-0 ! Circulez, y'a rien à voir.

Autre tricolore boutée du tournoi, Fiona Ferro qui aura quand même sauvé l'honneur en s'inclinant en trois manches face à l'Américaine Jennifer Brady après avoir remporté autoritairement le deuxième set (6-2) et résisté jusqu'au bout, 7-5 dans le troisième set.

Restait Richard Gasquet (en photo), celui à qui l'on prédisait un grand avenir. Mais l'esthète du tennis, le ''Petit Mozart'' comme on l'avait surnommé du temps où l'on y croyait, avait, ce soir, dans un stade sans public, en face de lui, son compagnon de jeunesse, celui qu'il avait battu aux ''Petits As'' et qui depuis a soulevé treize fois la coupe de la Porte d'Auteuil. Nous ne dirons pas que Rafael Nadal n'a fait qu'une bouchée de son ami d'enfance mais c'est tout comme, même si l'Espagnol a dû batailler dans la deuxième des trois manches ; 6-0, 7-5, 6-2... La messe était dite. Et la ''Bérézina'' écrite...

 







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