France Sport

SportExpress : Tour ou pas Tour ?

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Le grand espoir du cyclisme français fera t-il le Tour ? A part ça, Renault lâche le Dakar, le rugby se lance dans le naming et Grizou reste à Madrid… L’actualité du sport vue au-delà du simple résultat.

« Seixas, c’est l’élu, le messie. Celui qu’on attendait ! » Lu dans le Parisien cette réaction de Pierre Rolland. En paraphrasant la religion et l’arrivée de Jésus, l’ex vainqueur de l’Alpe d’Huez et désormais consultant sur L’Equipe21 a poussé le bouchon un peu loin pour saluer la performance de la pépite de 19 ans du cyclisme français dans les Strade Bianche qu’il a conclu à la deuxième place derrière l’intouchable Tadej Pogacar.
Cela étant, il est vrai que ce Paul Seixas semble bien armé pour devenir un grand du peloton. 13e et premier français du dernier Mondial, 3e du championnat d’Europe derrière -excusez du peu- Pogacar et Evenepoel, notre bonhomme, après un récital en solitaire dans la Drôme Classic fin février, vient, pour son premier grand rendez-vous de très haut niveau, de terminer dauphin du cannibale slovène dans la course italienne parmi les plus exigeantes du circuit mondial. Mieux même, samedi il a essayé de tenir tête au quadruple lauréat du Tour avant de le laisser filer sur les routes et chemins de Toscane. Un gros potentiel, du talent et du culot ! 
Alors bien sûr, la question est sur toutes lèvres de savoir s’il sera au départ Tour de France à Barcelone en juillet prochain. Et les observateurs de rivaliser sur cette éventualité. ‘’L’appel du Tour’’, « Il attend son Tour’’, ‘’Le Tour l’attend’’, ‘’Doit-il y aller ? » sont quelques uns des titres piochés dans la presse. En réalité, ce n’est pas tant sa participation qui est en question mais bel et bien l’espoir d’un Maillot jaune à ramener sur les Champs-Elysées quarante et un ans après Bernard Hinault. Le dernier vainqueur français de la Grande boucle est clair : « C’est encore trop tôt pour dire qui va gagner le Tour (…) Ne lui mettons pas la pression », a t-il déclaré dans Ouest-France. Malgré son franc-parler, le Blaireau est un sage et sait trop que le Tour de France engendre une énorme pression. Car malgré toutes ses facultés, Paul Seixas peut très bien se planter et, qui sait, compromettre la suite de sa jeune carrière. L’intéressé, la tête bien sur les épaules, ne s’y trompe pas qui vit cette furia médiatique et populaire en philosophe en disant dans Le Parisien/Aujourd’hui (28 février) que « pour l’instant il n’y a pas vraiment intérêt à en parler parce que c’est l’équipe qui prendra cette décision... » Avant de conclure par une petite pirouette en avouant que pour lui « c’est bien sûr un rêve » mais « je laisse aux gens leurs rêves... »
En attendant, il ira au Tour du Pays basque, puis à La Flèche Wallonne avant des retrouvailles avec Pogacar à Liège-Bastogne-Liège le 26 avril...

A part ça…

-A part ça, François Provost, le patron du groupe Renault (qui vient d’annoncer la fin de la production des voitures thermique en 2030) a tranché : fin 2026, c’en sera terminé de l’endurance et des Alpine aux 24 heures du Mans mais aussi du rallye-raid et des Dacia au Dakar (victoire cette année). En revanche, comment expliquer que François Provost, patron du Groupe Renault, garde sa confiance à l’Alpine de F1 qui, au contraire des deux disciplines pré-citées, n’a enregistré aucun résultat probant avec notamment une peu glorieuse dernière place au championnat du monde. Il est vrai que la F1, discipline reine du sport auto, a sûrement plus de visibilité. Jusqu’à quand...

A part ça, le rugby se lance dans le naming.* Ainsi, dès cette année Pennylane, spécialiste d’ outils comptables) sera associée à la phase finale du Top14 (barrages, demi-finales et finale). Si la société a su saisir l’opportunité des audiences en hausse du championnat, le rugby a trouvé dans ce partenariat une belle opportunité de renflouer un peu ses caisses...
*Association d’une marque à une enceinte sportive ou à une compétition.

- A part ça, courtisé par le club américain d’Orlando City, Antoine Griezman a choisi de rester à l’Atletico Madrid, son club de coeur où il a signé en 2014 avant un intermède de trois ans à Barcelone et un retour en 2021. « C’est l’âme de l’équipe et une légende », a commenté, ravi un supporteur du club madrilène...

- A part ça, les organisateurs de Paris-Roubaix (12 avril), ont ajouté un nouveau secteur pavé. Il s’agira de 800 mètres de pavés supplémentaires avec la particularité d’être en montée. Voilà qui pourrait plaire à Tadej Pogacar. Nouveauté également pour l’épreuve féminine avec trois nouveaux secteurs pavés mais cinq kilomètres de moins. Ca va secouer…

- Et à part tout ça, Bernard Arnault, grand patron du groupe de luxe LVMH et actionnaire principal du Paris FC s’offre un nouveau bijou : un yacht de 143 m, 18 cabines, 36 invités et 80 membres du personnel. Pour la modique somme de 550 millions. Dommage qu’il n’ait pas mis ça dans le football…

(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, sites internet)

 







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