SportExpress : rendez-vous à Liège
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
Un rendez-vous qui fait saliver, un Mondial de dollars, un ‘’golfeur’’ qui coûte cher, un marathon périph’ et un drôle de collectionneur… L’actualité du sport vue au-delà du simple résultat.
Et pour commencer, parce que le vélo traîne toujours ses vieux démons, évacuons l’inévitable question qui colle au peloton depuis la fin des années 90 : Pogacar roule t-il au naturel ? Récemment, dans Ouest-France, un ancien coureur s’interrogeait sur la transformation physique du Slovène depuis trois ans, sur ses nouvelles aptitudes aux courses d’un jour alors que, jeune, il était plutôt taillé pour les courses à étapes, sur l’omerta qui règne encore dans le milieu, etc, etc.
Alors osons d’être crédule et apprécions la formidable rage de vaincre du quadruple vainqueur du Tour et double champion du monde, sa ‘’philosophie’’ de sportif qui prend la course comme un jeu et sa carrière comme un défi.
Ce même défi qui anime depuis la fin de saison dernière le très jeune Paul Seixas en qui le cyclisme français voit un potentiel vainqueur du Tour de France, quarante et un ans après Bernard Hinault. Ce qui est d’ailleurs curieux, c’est que les éternels dubitatifs de l’Hexagone ne mettent pas en doute son énorme potentiel. Chauvinisme oblige...
Bref, en voilà un qui fait couler beaucoup d’encre et vient de forcer l’admiration en remportant à seulement 19 ans, trois étapes du Tour du Pays basque et le classement général. Cela avec une autorité de grand champion. A la Pogacar ou à la Hinault, au choix… ‘’Poggi’’ lui-même s’enthousiasme pour Seixas d’un sobre mais sincère « Il est incroyable. » Rappelons au passage que le jeune Français a terminé 2e des Strade Bianche derrière Pogacar et l’année dernière 3e du championnat d’Europe en Ardèche derrière ce même Pogacar et le Belge Evenepoel.
Voilà pourquoi, on attend avec curiosité et impatience le futur rendez-vous du Français et du Slovène. Ce sera à Liège le 26 avril où Seixas découvrira la Doyenne (Liège-Bastogne-Liège), l’un des cinq Monuments (classique d’un jour) les plus convoités et remportée deux fois (2024 et 2025) par Pogacar. Auparavant, le Français se sera mis dans le bain dans la Flèche Wallonne. On en salive déjà…
A part ça…
- A part ça, on le savait déjà, le Mondial aux Etats-Unis sera le plus cher de l’histoire et les supporteurs en feront les frais. Mais comme si ça ne suffisait pas, la Fifa vient de créer une nouvelle gamme de billets, la ‘’Catégorie 1 avant’’ qui permettra d’assister aux matches en tribune basse, c’est à dire près du terrain. Les tarifs évolueront de 900 dollars (768 euros) pour les matches de moindre intérêt à 3360 dollars (2867 euros) pour la rencontre d’ouverture du Canada contre la Bosnie. Ceux qui ont acheté des ‘’Catégorie 1 classique’’ seront également près du terrain. Mais dans les coins ! I
- A part ça, toujours aux Etats-Unis mais du côté des greens. Fou de golf, il paraît que Donald II n’est pas franchement fair-play, ce qui n’étonnera personne. Mais c’est surtout son ardoise qui fait tiquer. Selon le HuffPost US, ses parties de golf auraient déjà coûté 101,2 millions de dollars en transport et sécurité, soit 56 visites sur le parcours de West Palm Beach en Floride. A ce rythme, le coût exorbitant de 300 millions pourrait être atteint à la fin de son mandat. En tous cas, il n’était pas au Masters d’Augusta où, faut-il le préciser, il n’était pas le bienvenu. « Il est imbu de lui même et sa personnalité ne s’accorde pas avec ce club », a commenté Butch Harmon, ex-entraîneur de Tiger Woods. Ca vous étonne ?
- A part ça, retour en France et plus précisément à Paris. Il l’avait évoqué lors de la campagne municipale. Emmanuel Grégoire l’a redit au départ du marathon de Paris dimanche matin, il envisage de créer un autre 42 bornes dans la capitale ou plus exactement autour : sur le périphérique ! « Quand on est sur le périphérique, dans pas mal de secteurs, on surplombe et on voit Paris de loin. Et c’est extrêmement beau », a commenté le nouveau maire en précisant que l’épreuve ne serait pas en concurrence avec l’actuelle organisée par ASO. Et pendant qu’on y est, pourquoi pas une course cycliste sur le périph…
et pour conclure…
-
Et à part tout ça, olympisme et malhonnêteté sont des mots qui ne vont pas bien ensemble. La preuve en est, le vice-président du Comité olymmique français a dû démissionner à la suite d’une affaire pas très ‘’catholique’’. Stéphane Hatot, collectionneur d’objets olympiques avait pu pour pas cher ou même gratuitement récupérer des babioles diverses des Jeux de Paris. Jusque là pas de problème. Sauf que après avoir créé une société, notre homme, a révélé L’Equipe, a revendu sur internet et sous pseudonyme certains des objets. Ca fait désordre…
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France)









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