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Mondial : la malédiction espagnole

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Pas de finale pour les Bleus qui ont été logiquement battus 2-0 par une équipe d’Espagne remarquable dans son organisation de jeu et qui n’a pas son pareil pour faire déjouer l’adversaire.

Si l’équipe de France a pu s’enorgueillir d’être pour la troisième fois de rang en demi-finale de Mondial, elle a, en ce jour de fête nationale, déchanté. A Dallas, réputé pour son « univers impitoyable » cher à la série des années 70, les troupes de Didier Deschamps ont connu une grande désillusion. Il n’y aura donc pas de troisième finale consécutive après celle gagnée en 2018 en Russie et celle perdue en 2022 au Qatar.

La France a été logiquement battue (2-0) par une équipe d’Espagne sans brio ni enchantement mais diablement redoutable dans son organisation de jeu et sa maîtrise collective. Ce n’est pas du grand art, ce n’est pas flamboyant comme auraient pu l’être les Bleus mais c’est fichtrement déstabilisant pour l’adversaire et frustrant pour les supporteurs.

 

Sans ressort


Ainsi donc, ce match nous montra une équipe de France sans ressort et incapable de se dépatouiller du jeu ibérique. Imprécis, assurant mal les passes, ne prenant pas les bonnes options, les Français ne surent pas résoudre le pressing constant et la meilleure circulation de balle des Espagnols. Mais le plus rageant, c’est que, paradoxalement, ce sont les Bleus qui ont montré les meilleures choses en attaque, surtout par le remuant Barcola en première période. Et, des deux gardiens, Simon eut plus à intervenir que son vis à vis Maignan, notamment en seconde période, deux fois en sortant de sa zone pour contrer Mbappé et sur une tentative de Dembélé. Mais c’était trop peu pour renverser la vapeur.


En fait, dans le mouvement et consécutivement à un coup-franc, l’Espagne n’a eu qu’une véritable occasion de but… qu’elle a transformée, Porro surprenant la défense française pour une fois trop statique. C’était le but du 2-0 (58’) qui venait s’ajouter au premier sur penalty en première période. Là encore grâce à un drôle de concours de circonstances. Sur un centre quelque peu hasardeux, imprécis et aérien des Espagnols, Lucas Digne heurta Lamine Yamal en voulant dégager un ballon qu’il avait mal contrôlé de la tête. Sans hésiter, l’arbitre indiqua le point de penalty que transforma d’un tir précis et puissant Oyarzabal. (20’). 
 

Troisième place…


Menant 2-0 face à des Bleus dans l’impossibilité de conserver le peu de ballons, bloqués qu’ils étaient par leurs adversaires et, faut-il le reconnaître, trop imprécis, les Espagnols contrôlèrent la situation de tout leur savoir-faire non sans en rajouter un chouillat dans les contacts d’homme à homme et sans inquiéter plus que ça Maignan. A cet effet, on précisera que Lamine Yamal que tout le monde craignait n’eut que très peu d’occasions de montrer son talent même s’il marqua un but (qui aurait été le troisième) dans son style perforateur de défense mais qui fut justement refusé pour hors-jeu.

Frustrès, désabusés,  les Bleus n’iront donc pas en finale. Ils joueront le lot de consolation pour la troisième place contre l’Argentine ou l’Angleterre, samedi prochain. L’aventure s’achèvera donc pour Didier Deschamps qui n’aura pas à rougir de son bilan. On regrettera seulement que ce soit à l’issue de ce que l’on pourrait considérer comme un non-match de ses troupes qui décidément n’a pas pu résoudre la malédiction espagnole.

Dallas (Arlington AT/T Stadium). Espagne bat France 2-0 (mi-temps 1-0 ). Arbitre : Ivan Barton (Salvador)
But pour l’Espagne : Oyarzabal (20’ sp), Porro (58’)







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