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Mondial (finale) : la superbe 2e étoile de l’Espagne

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Après celle de 2010, l’Espagne aura une deuxième étoile sur son maillot. La Roja, largement dominatrice d’une Argentine destructrice, s’est imposée 1-0 sur un but inscrit dans les prolongations.

Ce deuxième titre mondial pour l’Espagne n’est que justice. Il récompense la meilleure équipe du tournoi mondial, celle qui était (avec la France…) considérée comme favorite. Grâce à une expression collective d’une extraordinaire efficacité reposant sur une attaque d’une grande technique et une défense d’une rare solidité, l’Espagne a réalisé un véritable cavalier seul dans cette finale à sens unique. Car en face, il y avait des Argentins qui avaient, comme trop souvent hélas, fait le choix de détruire le jeu. Provocations, simulations, coup bas, bousculades, tacles limites, coups de coude, bras levés de protestation, bref, toute la panoplie qui pourrait faire honte au football sud-américain en particulier et au football mondial en général.
 

Possession


Et tout le mérite des Espagnols est de ne pas être tombé dans le piège de la réplique. Consciencieusement, les hommes de De la Fuente se mirent à l’ouvrage, occupant le camp argentin avec une possession approchant les 80 %. Ils réalisèrent même plus du double de passes que leur adversaires. Ainsi à un peu plus d’un quart d’heure de la fin, les statistiques affichaient 740 passes pour les Ibériques contre seulement 320 pour leurs adversaires. C’est dire.

Cela dit, il fallut attendre la 39e minute de jeu pour la première occasion sur un tir d’Oyarzabal que Martinez bloqua. Ce diable de Martinez qui pourrait d’ailleurs -seul mérite de l’Argentine- être l’homme du match tant il repoussa l’échéance. En deuxième période, il intervint avec tout le brio qu’on lui connaît à six reprises sur des tirs ou têtes de Olmo, Torres, Pedri, Cubarsi et Lamal, ce dernier auteur d’un superbe coup-franc.

Il fallut donc en passer par les 30 minutes supplémentaires, trente minutes encore plus délicate pour les Argentins réduits à dix après le carton rouge de Fernandez pour une énorme agression sur Cubarsi dans le temps additionnel. Enfin, pouvait-on dire, l’arbitre, une fois encore comme beaucoup de ses confrères, ayant été trop indulgent, voire laxiste. Ce sera d’ailleurs une des grandes critiques de ce Mondial.
 

Finalement, Torres


Finalement, alors que l’on pouvait redouter de réduire cette finale à une séance de tirs au but, c’est Torres qui libéra son équipe et tout un pays d’une super et puissante reprise à la suite d’’une géniale remise de Nico Williams (106’). Il restait alors quatorze minutes et les Argentins, enfin redevenus footballeurs, allaient tout essayer. Mais leur domination, malgré quelques frissons pour la défense espagnole, allait rester stérile. Pour le plus grand bonheur des Espagnols qu’il faudra ici remercier pour nous avoir offert un grand spectacle de football.
Quant aux Argentins, ils auront tout perdu et n’auront pas permis à Messi d’être couronné comme le meilleur joueur de la planète football devant le roi Pelé. Et pire encore, il laissera à Mbappé le titre de meilleur buteur du Mondial. Une petite consolation pour les Bleus...

New-York (East Rutherford), MetLife Stadium. Espagne bat Argentine 1-0 (mi-temps 0-0, temps réglementaire 0-0). Arbitre : M.Vincic (Slovénie).
But : F. Torres (106’)
Carton rouge à l’Argentin E. Fernandez (90’+3).







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