Faits divers France

Affaire Jubillar : faute avouée...

Publié le  Par Fabrice Bluszez

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"Faute avouée, à moitié pardonnée"... C'est hélas l'adage qui revient après l'annonce d'un aveu par Cédric Jubillar du meurtre de sa compagne, en décembre 2020. Il avait pris 30 ans de réclusion en 2025. Le procès en appel s'ouvrira dans deux mois.

Cédric Jubillar avait jusque là nié être pour quelque chose dans la disparition de Delphine, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn). Il avait même participé aux recherches et on n'a jamais retrouvé Delphine Jubillar. Cela n'avait pas empêché une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle. Il a donc été reconnu coupable, voici cinq ans, mais ne l'est plus tant qu'il n'a pas entendu la décision de la cour en appel.

 

Or, après cette condamnation à 30 ans de prison, qu'attendre de cette cour ? Un acquittement est peu probable. Les faits semblent le désigner. Il a déjà vécu cinq ans de prison et la perspective de 25 autres années est sombre. Avouer, indiquer où est le corps, dire qu'il ne l'a pas fait exprès, s'est emporté sans mesurer les conséquences, c'est se présenter en auteur conscient du mal causé et repentant.

 

Une page est tournée

 

L'annonce d'un aveu n'a donc rien d'étonnant et même si l'on peut s'interroger sur une évolution psychique de Crédric Jubillar, n'importe quel avocat, à ce point de l'affaire aurait conseillé ce revirement. Maîtres Pierre et Guy Debuisson l'ont fait..

 

Un portrait dans Le Parisien, par Florent Gatherisas, psychologue éclaire sur la personnalité de Cérdic Jubillar…

 

C’est un homme qui a eu une enfance difficile, avec un placement en foyer, un beau-père violent et une mère surprotectrice mais qui ne le cadrait pas réellement. Il se sent victime depuis le plus jeune âge, de mauvais traitements, de sentiment d’abandon. C’est aussi quelqu’un qui ne supporte pas les frustrations.

 

Derrière ce changement, il y a un mécanisme qui montre qu’il réfléchit. C’est une façon de préparer une défense qui soit plus cohérente que la précédente. Avec cette lettre, on passe d’un phénomène de passivité initiale à une position de maître du jeu. Peut-être qu’il garde une part de manipulation, mais une page est tournée.

 

 







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