Paris (75) Culture

Boualem Sansal entre à l'Académie française

Publié le  Par Fabrice Bluszez

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L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, 81 ans, a été élu ce jeudi 29 janvier à l'Académie française. Il a obtenu 26 voix sur 26. Condamné à 5 ans de prison pour "atteinte à l'unité nationale", l'Algérie l'avait libéré le 12 novembre 2025.

L'élection de Boualem Sansal est un hommage à l'écrivain de langue française, dont les ouvrages ont déjà été remarqués par l'Académie lorsqu'elle remet des prix. Le Figaro a répertorié plusieurs bonnes raisons pour lesquelles Boualem Sansal méritait cet honneur… Il rappelle qu'il avait été reçu en séance publique le 4 décembre…

 

  • A cette occasion, il a lui avait été remis une autre récompense importante : le Prix mondial Cino Del Duca qu’il n’avait pu recevoir le 18 juin dernier - il était emprisonné à Alger. Ce prix prestigieux émane de l’Institut de France et demeure l’un des plus dotés après le Nobel, avec 200.000 euros. C’était un symbole fort, d’autant que le jury est présidé par Amin Maalouf, secrétaire perpétuel de l’Académie française…

 

Voix de la liberté

 

Le journal rappelle aussi qu'il est désormais considéré comme une voix de la liberté : « Avec un courage rare et une plume d’une grande élégance, son œuvre traduit son engagement indéfectible envers notre langue commune et les valeurs qu’elle porte. »

 

Que lire de Boualem Sansal ? Cinq propositions dans un autre article du Figaro : Le Serment des barbares, Le Village de l’Allemand ou Le Journal des frères Schiller, 2084. La Fin du monde. Le Train d’Erligen ou La Métamorphose de Dieu, Vivre. Le Compte à rebours.

 

Un message à l'Algérie

 

Si la libération de Boualem Sansal est due à une grâce du président algérien Tebboune, de chaque côté de la Méditerranée, il reste une tension.  L'écrivain Eric Fottorino, qui a fait partie de son comité de soutien, s'exprime sur FranceInfo

 

Boualem Sansal a déjà déclaré qu'il souhaitait retourner en Algérie. Mais pour Eric Fottorino, "l'habit vert", même "associé avec une épée, ce n'est pas certain qu'il le protège de tout, et en particulier de ce qui pourrait être un mouvement de colère ou répressif de la part du pouvoir algérien"…
 

"Maintenant, je ne suis pas sûr que pour Boualem Sansal, il soit très confortable" de retourner en Algérie, "même s'il a toutes ses racines et une partie des siens" là-bas.







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