Malgré les 40 morts de Crans : Moretti libéré
Publié le Par Fabrice Bluszez
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Jacques Moretti, responsable de la discothèque "Constellation", à Crans-Montana (Suisse), incendiée la nuit du Nouvel An (40 jeunes morts, 116 blessés), avait été incarcéré le 9 janvier. Il est remis en liberté par la justice suisse.
Un décision incompréhensible en France tant que l'on n'a pas obtenu de réponses claires sur le respect des règles de sécurité dans l'établissement dont Jacques Moretti, un Français de 40 ans est copropriétaire. Mais Crans-Montana, c'est en Suisse…
Une caution de 215.000 €
Jacques Moretti a payé la caution de 200.000 francs suisses (215.000€) demandée par la justice et devra seulement pointer chaque jour auprès de la police, avec interdiction de quitter le pays, obligation de remettre ses papiers d'identité, note FranceInfo.
Le journal suisse Le Temps précise les conditions existant en Confédération helvétique…
En Suisse, le principe cardinal en procédure pénale est que le prévenu reste en liberté jusqu’à son jugement.
La détention provisoire ne peut être ordonnée que dans des cas exceptionnels à titre d’ultima ratio pour assurer le bon déroulement de l’instruction. Le Tribunal des Mesures de Contrainte (du canton du Valais) précise qu’en aucun cas, la détention provisoire subie jusqu’à ce jour par Jacques Moretti avait « pour but de déjà le punir ».
Colère des familles
Evidemment, les familles sont surprises. L'un des avocats, suisse, des parties civiles, Sébastien Fanti, l'explique au Temps…
« Les familles sont dévastées. Elles ne comprennent pas la justice vu qu’elles ne sont pas parties à la procédure de libération. Je constate qu’aucune décision n’a été prise pour Jessica Moretti, ce qui est invraisemblable. »
En France mais en Suisse aussi, c'est le risque d'entente entre les accusés pour organiser une défense en effaçant des preuves qui inquiète. Un autre avocat suisse, Romain Jordan, dit à FranceInfo…
"Mes clients sont fortement préoccupés par l'absence de toute considération autour de ce qu'on appelle le risque de collusion, à savoir le risque de voir des témoignages altérés, influencés, manipulés ou des preuves détruites."
“Il n'y a même pas une interdiction de prendre contact avec les témoins, les anciens employés ou les employés au moment du drame…”









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