SportExpress : le biath’ c’est bath
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
Ce sport qui décoiffe, ce cycliste qui fait envie, cette rose qui ne pique plus, ce club qui retrouve son sponsor historique et ce footeux qui n’oublie pas ses racines… L’actualité du sport vue au-delà du simple résultat.
65 podiums dont 13 olympiques, deux gros gros globes de cristal (Jeanmonnot et Perrot)...
Popularisé par L’Equipe qui le retransmet en direct (et gratuitement ) sur sa chaîne depuis 2015,* le biath’ , comprenez le biathlon, est devenu un sport référence en France. Sport d’hiver mais pas que… Par les résultats des Bleus et Bleues mais, surtout pour ce qui nous concerne, par l’extraordinaireté (on peut inventer des mots…) de son esprit sportif.
A t-on déjà vu un autre sport où vainqueur et vaincu, premiers comme derniers, s’enlacent, se congratulent, s’aident à se relever dans l’aire d’arrivée, sans arrière-pensée, pour le plaisir d’être allés au bout de l’impitoyable intensité de l’effort. Sport individuel avant tout, le biathlon est également un tantinet individualiste, car, exceptés les relais, on court pour la gagne, pour une place de mieux, aux avant-postes ou en queue de peloton, pour quelques points de plus, indifférent au bonus qu’on pourrait faire perdre à un compatriote mieux placé.
Sport complet qui favorise l’endurance et la puissance tout autant que l’adresse mais également sport ingrat quand, malgré une glisse excellente, tu peux te rater sur les cibles et vice-versa. Sport de fair-play, avons-nous dit, mais également sport de respect populaire quand chaque cible touchée est célébrée par un public bon enfant qui applaudira autant les vedettes que les sans-grade.
Le biathlon a célébré ses vainqueurs à Oslo après un circuit entamé fin novembre en Suède et clos en Norvège, en passant par l’Autriche, la France, l’Allemagne, la Tchéquie, la Finlande et l’Italie pour les JO. Comme le vide ressenti après la fin du Tournoi des 6 nations ou après le Tour de France, les longs week-end de biath’ vont nous manquer. Jusqu’à la fin d’automne. Le biath’, c’est vraiment bath...
*Les droits de diffusion courent jusqu’à 2030.
A part ça...
- A part ça, l’avenir de Paul Seixas n’en finit pas de faire couler de l’encre. Après les questions sur la participation ou non au Tour de France du Français de 19 ans, ce sont maintenant les supputations sur son prochain maillot. Répondra t-il aux sirènes de l’équipe UAE des Emirats aux côtés de Pogacar ou de Inéos Grenadier du milliardaire britannique Jim Ratcliffe ? Ou restera t-il dans l’équipe du duo Décathlon/CMA-CGM ? En tous cas, si la roue peut tourner pour le Français, la réponse est pour le moment dans le camp du géant de l’équipement sportif et de Rodolphe Saadé, le richissime patron de la troisième compagnie mondiale de transport maritime. Le cyclisme, sport populaire qui “passionne” les milliardaires...
- A part ça, le Quinze de France qui vient de remporter le Tournoi des 6 nations place quatre de ses joueurs dans l’équipe type de la compétition. Sans surprise, on retrouve Bielle-Barrey, Ramos, Dupont et le nouveau venu de troisième ligne, Guillard. Preuve de ses progrès, l’Italie place trois joueurs dans ce quinze type. Toutes les autres équipes sont représentées à l’exception de celle d’Angleterre. Quand la Rose ne pique plus...
- A part ça, onze ans après que Carlos Tavares, à l’époque patron de PSA, qui, dit-on, n’aimait pas le foot, a vendu le FC Sochaux au Chinois Ledus* après 87 ans d’union, le groupe Stellantis rechausse les crampons. Et Peugeot retrouvera sa place sur le fameux maillot jaune doubiste. Et, la meilleure, comme sponsor principal. On n’efface pas 87 ans d’histoire…
*Spécialiste de système d’éclairage LED
- Et à part tout ça, on ne change pas un footeux qui perd. Battu avec 49,33 % contre 50,67 % (environ 2800 voix), Jean-Michel Aulas, ex-président de l’Olympique lyonnais, dit avoir constaté de « nombreuses irrégularités » dans les bureaux de vote et veut donc déposer un recours contre la réélection à Lyon de Grégory Doucet. Un peu comme après un match perdu de l’OL à cause de l’arbitre. Mauvais perdant face aux urnes comme sur le terrain...
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Ouest-France, sites internet)









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