France Politique

Mort de Quentin Deranque : enquête en cours

Publié le  Par Fabrice Bluszez

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Copie d'écran Twitter

La mort de Quentin Deranque à Lyon (Rhône), jeudi 12 février, après un lynchage par des militants "antifascistes", fait désormais l'objet d'une enquête. Le procureur Thierry Dran a fait le point à 16 heures ce lundi.

Quentin Deranque est mort pour des idées, surtout celles qu'on lui a attribuées en le qualifiant de “facho” pour justifier qu'on le poursuive sur un quai de Saône et qu'on le tue à coups de poing et de pied. Le procureur a annoncé une enquête pour “”homicide volontaire, coups et blessures aggravés, association de malfaiteurs".


Âgé de 23 ans, l'étudiant en mathématiques, sans doute proche de l'Action française, vieux groupuscule royaliste, était allé soutenir des militantes féministes de Nemesis, “cinq ou six”, opposées à une conférence de Rima Hassan (eurodéputée de La France insoumise) à l'institut d'études politiques.


La conférence était en cours quand Quentin Deranque et un ami repartaient, suivis par des militants masqués, cagoulés et qui restent à identifier. Ils seraient six à avoir frappé Quentin Deranque.

 

On sait déjà qui n'est pas responsable de ce décès politique qui rappelle la mort de Clément Méric, le 5 juin 2013. Deux militants “skinheads” avaient écopé de 8 et 5 ans de prison pour l'avoir tabassé à mort. Qui n'est pas responsable ? 

 

Innocents : la Jeune Garde

 

La Jeune Garde n'y est pour rien et le dit dans un communiqué cité par FranceInfo…

 

La Jeune Garde antifasciste, groupe cofondé par le député insoumis Raphaël Arnault et dissous en juin 2025, "ne saurait être tenue pour responsable" de la mort de Quentin Deranque à Lyon, "ayant suspendu toutes ses activités", a-t-elle assuré dimanche 15 février dans un communiqué.

 

"La Jeune Garde ayant suspendu toutes ses activités dans l'attente d'une décision du Conseil d'Etat [contre le décret prononçant sa dissolution], elle ne saurait être tenue pour responsable des tragiques événements ayant eu lieu à Lyon."

 

Le décret prononçant la dissolution a été attaqué et le Conseil d'Etat devait se prononcer mercredi sur le recours… Il n'y a pas eu d'audience. 

 

Pas non plus La France insoumise

 

La France insoumise n'y est pour rien non plus… Mais une dizaine de permanences ont été attaquées dans la nuit.

 

LFI a été pointé du doigt par Gérald Darmanin et par Bruno Retailleau… Jacques-Elie Favrault, collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault, député LFI, a été interdit d'accès à l'Assemblée nationale : il aurait été identifié parmi ou près des assaillants.

 

Sandrine Rousseau (LFI) a cependant expliqué sur FranceInfo : "Personne ne doit mourir de ses idées, personne ne doit être tué en marge d’une conférence, personne, jamais" et Jean-Luc Mélenchon a insisté à Montpellier (Hérault), dimanche…

 

“Nous n'avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent sont des calomniateurs.”

 

 







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