JeuxExpress (2) : Emilien et Marco...
Publié le Par Jacques-Henri Digeon
dr
Le panache d’Emilien, un article en question, des réseaux sociaux toujours aussi déplacés, le "coeur" à la mode, des entraîneurs grimpeurs… L’actualité des Jeux d’hiver vue au-delà du simple résultat.
Pour commencer, hommage au panache. 22 ans, jour pour jour après la mort Marco Pantani, son idole de jeunesse, Emilien Jacquelin qui portait la boucle d’oreille en agent du champion italien, lui a fait honneur en prenant la médaille de bronze de la poursuite. Une petite revanche également pour le Français qui n’avait pas apprécié la remarque de Sturla Laegred, qui avait commenté la fin de course difficile du Français dans le sprint d’un pas très sympa « Je ne sais pas ce qui est arrivé à Jacquelin. S’est-il arrêté pour saluer le public... » Même s’il a été devancé par le Norvégien pour l’argent après avoir raté les deux dernières cibles alors qu’il était en tête, Emilien a répondu avec panache. Comme d’habitude, comme Pantani...
Cet article 50 qui fait débat. « Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique. » C’est l’article 50 de la charte olympique. Et c’est ce texte qui a provoqué la disqualification de l’Ukrainien Vladyslav Heraskevich. Une sanction sujette à discussion et donc à polémique.
Parce que le spécialiste de skeleton avait collé sur son casque des photos et des noms de compatriotes sportifs tués depuis l’agression de la Russie sur son pays. Si ce casque était autorisé aux entraînements, il était interdit pendant la compétition. « C’est un message puissant de commémoration et de mémoire » a commenté visiblement gênée Kirsty Coventry, la présidente du Comité international olympique. Avant d’ajouter que « ces règles (article 50) ont été mises en places (…) pour permettre aux athlètes de s’exprimer mais aussi leur permettre d’être en sécurité. »
Ce à quoi a répliqué Heraskevich : « Mon casque n’enfreint aucun règlement et l’article 50 ne dit rien sur un tel casque » avant de s’en prendre à certains membres du CIO « qui ont une très étrange interprétation de leurs règles. » Et semble les appliquer au petit bonheur. Ainsi de ces affaires rappelées dans L’Equipe sous la plume de Béatrice Avignon (14 février), quand le CIO a blanchi et rendu sa médaille de bronze à un footballeur coréen qui avait ‘’ brandi un message soutenant l’occupation d’une île’’ (2012) ou quand une Ethiopienne 2e du marathon de Rio (2016) avait ‘’croisé ses poings au dessus de sa tête’’ sur le podium pour marquer son soutien au peuple Oromos (2016). Si ce n’était pas des manifestations politiques...
‘’ Le CIO et la limite du hors-Jeux’’ a justement titré L’Equipe. D’autant plus vrai quand on sait que le CIO prône le retour ‘’sans restriction’’ des Russes et Biélorusses dans les compétitions de juniors et que certains athlètes russes sont autorisés à participer ‘’sous certaines’’ conditions.
Réuni en urgence, le Tribunal arbitral du sport a confirmé l’exclusion de l’Ukrainien...
A part ça…
- A part ça, les réseaux sociaux se sont encore déchaînés après la victoire de Julia Simon aux 15km de l’individuelle de biathlon et son doigt sur la bouche, histoire de faire cesser les réactions après l’affaire de vol et escroquerie pour laquelle elle a été condamnée par la justice et suspendue par la fédération. Ces mêmes réseaux sociaux qui s’étaient déchaînés en harcèlement et menaces sur Justine Braisaz-Bouchet, la victime. Quelle qu’ait été la sanction sportive de Julia Simon, pour le staff de l’équipe de France l’affaire est close, un point c’est tout. N’en déplaise aux forcenés des réseaux sociaux…
- A part ça, le geste en vogue de ces Jeux, c’est le coeur ‘’dessiné’’ avec les deux mains par de nombreux concurrents, les patineurs après leur prestation, les skieurs et autres sur le podium à la remise des médailles. Bon, même si on préfère ça ce geste remplace les médaillés qui mordaient leur breloque à la demande des photographes…
- A part ça, les entraîneurs de ski alpin ont une manière originale de suivre et filmer leurs athlètes en s’installant dans les sapins et épicéas (les mélèzes ne sont pas recommandés) qui bordent les pistes. C’est que Le Parisien/Aujourd’hui qui a raconté que ces monte-en-l’air d’un genre particulier maîtrisent ainsi mieux les corrections à apporter. Certains s’attachent au tronc avec de la bande adhésive pour ne pas tomber, d’autres avec un baudrier . Il y aussi ceux qui n’oublient pas leur ravito en barres de céréales et ceux qui ont perdu leur clé d’hôtel ou leur portable. Dur, dur, le métier d’entraîneur...
(Sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Ouest-France, sites internet).
Vladyslav Heraskevich (photo dr).









Les billets du mulot
Expresso 


