France Sport

Jeux olympiques : Alpes 2030 dans la tourmente

Publié le  Par Jacques-Henri Digeon

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Et ça continue ! Le projet Alpes 2030 des Jeux olympiques d’hiver en France vient d’enregistrer une troisième démission d’un poste clé. Et l’ambiance n’est pas au beau fixe…

Martin Fourcade avait-il senti le vent venir ? On peut le penser en constatant que l’organisation des jeux olympiques d’hiver en France baptisés “Alpes 2030” est loin d’être tout schuss. Et le multi champion du monde et olympique, pressenti pour être le Tony Estanguet des JO d’hiver 2030, doit aujourd’hui se féliciter de sa décision. 
Le départ avait déjà été chaotique lorsque les politiques s’en étaient mêlés avec leurs exigences et le premier choix des sites. Aujourd’hui, le lancement est plutôt dans la turbulence. Car après les démissions d’Anne Murac de la direction opérationnelle, début décembre 2025, et celle en janvier d’Arthur Richer de la direction de la communication, c’est au tour de Bertrand Meheut, président du comité des rémunérations de rendre son forfait et son anorak. Trois démissions à trois postes clés…
 

Les finances en question


La dernière, qui n’est pas la moindre, touche les finances, ce qui est sans doute un des éléments clé de l’organisation, et les dérives enregistrées. Selon un membre de ce comité, rapporte Le Parisien/Aujourd’hui en France (4 février) sous la plume de Sandrine Lefèvre, des remboursements de frais seraient effectués « avant d’avoir les justificatifs », ce qui, en conviendra, est propice à des abus et débordements. Ainsi, « 35.000 euros de notes de frais (…) ne passent pas par la voie normale », est-il également précisé. Mieux encore, un collaborateur proche d’Edgar Grospiron serait dans le viseur. D’où la démission de Bertrand Meheut.

Edgar Grospiron justement. Le président du comité d’organisation serait plus ou moins sinon contesté, du moins pas entendu. Lors d’une récente réunion, l’ancien champion olympique de ski-bosses, aurait proposé une réorganisation avec notamment l’arrivée d’un directeur général adjoint qui aurait été sous son autorité directe et une réorganisation du cabinet du président. Refus au motif que Cyril Linette, directeur général, aurait selon le quotidien « vu son domaine d’intervention se réduire. » Délicat quand on sait que Cyril Linette a été directeur général du PMU, de L’Equipe et patron des sports de canal+. Des postes et une expérience qui parlent en sa faveur.
Mais peut-être peut-on lire également dans ces différends une sorte de confrontation entre “Parisiens” et montagnards...
 

Visite aux JO d'hier italiens


On en est donc là, ce qui n’a pas empêché une délégation d’Alpes 2030 de se rendre à Milan pour prendre des informations sur l’organisation de ces Jeux d’hiver 2026 et assister à la cérémonie d’ouverture de vendredi. Dans un grand entretien à L’Equipe (ce jeudi 5 février), Edgar Grospiron semble pourtant droit dans ses bottes et serein. Avec comme slogan : « Le sport peut tout changer . Et lorsque l’on parle d’olympisme, l’esprit olympique peut rendre notre monde meilleur». En clair, lorsque la carte définitive des sites sera présentée et ces questions administro-organisationnelles réglées en juin prochain, on pourra parler de sport, et de sport uniquement et tous ces problèmes oubliés. Optimiste, Edgar ? C’est tout ce qu’on lui souhaite.


 







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